HAPPY HALLOWEEN ! Et bienvenue sur . Glitch of magic ! si vous n'avez pas d'idées de personnage, nous avons créé un petit guide pour aider à la l'intégration de vos personnages inventés dans le contexte de Glitch. N'hésitez pas à réclamer des rp aléatoires !!! N'oubliez pas de venir vous recenser avant le 15 novembre ici !!! .

 

 hello from the other side of the counter ft ciaran

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MessageSujet: hello from the other side of the counter ft ciaran   Dim 4 Déc - 20:55

Jonathan n'allait pas très bien. Et comme il ne savait pas vraiment le cacher, tout son entourage continuait inlassablement de tenter de lui remonter le moral, à coup de chocolats chaud et de soirées en famille. En réalité, Johnny aurait préféré rester seul dans sa chambre étudiante à ruminer ou étudier. Ce n'était pas la meilleure des solutions il le savait bien, mais c'était aussi la première fois qu'il avait eu à gérer une peine de cœur et ce n'était pas aussi facile que son entourage aurait bien voulu le croire. Il avait rencontré ce garçon beaucoup plus vieux que lui il y avait des années de ça, et même si leur relation avait été tumultueuse sur bien des points, il ne pouvait pas s'empêcher de repenser aux bons moments qu'ils avaient eu ensemble. Johnny était celui qui avait pris la décision de rompre. Et ça n'avait pas rendu les choses plus faciles pour autant. C'était un garçon intelligent et éduqué, il ne voulait pas faire partie de ces idiots qui s'enferment dans une relation abusive et destructrice par faiblesse d'esprit ou naïveté. Pardonner trop facilement c'était comme accepter les comportements excessifs et participer à leur reproduction d'une certaine manière. Il avait lu sur le sujet, choisi de catégoriser Ci aran parmi les pervers narcissiques et les types à problèmes qui ne sont pas capables de vivre une relation saine, pire dont il fallait impérativement s'éloigner. Et c'était pour le mieux, vraiment.... Mais ça ne l'avait pas aidé complètement à le sortir de sa tête pour autant, pas du tout même, pour être honnête. Jonathan était malheureux, et même ses lectures ne suffisaient pas à lui changer les idées. Il avait dû retourner à la réalité, oublier la magie qui avait autrefois rythmé son existence, toutes ces choses qui avaient disparu de sa vie en même temps que lui l'avait fait. Parfois, il marchait le long de Lyme Street. Alors il ne pouvait pas réprimer un regard sur le côté. Mais plus de bar, seulement des maisons mitoyennes aux longs jardins bien entretenus. Comme si tout ça avait seulement existé dans sa tête et qu'il lui fallait l'oublier maintenant qu'ils ne faisait plus partie des leurs. Il se souvenait des objets volants,  des verres qui se remplissaient seuls, de l'excentricité. Le monde qui l'avait autrefois toléré, lui refermait la porte au nez pour de bon.

Il avait trouvé un job au Starbucks du coin. Il faisait quelques heures le week end pour rembourser son prêt pour l'université. Ce n'était pas le meilleur job du monde, et les clients étaient souvent insupportables, mais c'était mieux que de penser à tout ça. Du moins, c'était le cas en théorie. La pratique s'était voulue un brin plus ironique. Ciaran à Camden ça n'aurait pas dû l'étonner. Les meilleurs bars sorciers se trouvaient dans ce quartier, mais le voir ici en si bonne compagnie l'avait mis hors de lui. Alors lorsqu'il s'était présenté au comptoir, Jonathan ne l'avait pas ménagé avec sa mauvaise humeur. « Un gingerbread latte pour Christopher ? » Il avait répété sans en croire ses oreilles, son sang ne faisant qu'un tour. Il n'avait vraiment pas mis longtemps pour le remplacer et emmener un autre naïf dans le quartier où ils s'étaient aimé. « Ca a l'air d'aller toi. » Il l'avait presque agressé en accompagnant le tout de mouvements rapides et agacés. Il inscrivit le nom de son remplaçant avec une orthographe improbable et se contenta d'un fuck you pour le gobelet de Ciaran. Il passa ensuite à la commande d'un autre client, et pris sa pause pour allumer une cigarette devant la devanture du coffee shop. Sans doute parce qu'il ne faisait pas suffisamment pitié avec son tablier vert et sa cigarette, il avait fallu que Fitzgerald le rejoigne pour rattraper le temps perdu. La rupture était cependant bien trop fraîche pour que Jonathan ne soit pas complètement foutu en l'air par cette rencontre impromptue. « Ne m'adresse même pas la parole. »
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MessageSujet: Re: hello from the other side of the counter ft ciaran   Mar 6 Déc - 12:34

Ciarán était seul dans les rues londoniennes, songeur. Jusqu’à présent, en dehors des appels incessants d’Adrian sur le portable de Chris, son plan avait plutôt bien fonctionné. William lui même était convaincu par l’histoire du couple adultère qui se met ensemble – il l’avait même expliqué au rouquin, son concurrent, facilitant mine de rien grandement la vie de Ciaran sur le coup – qui avait eu peur que trop d’incompréhension ou d’insistance de la part d’Adrian finisse par rendre Chris moins réceptif au sortilège de l’Imperium. Personne n’avait posé de question, les rares amis de Ciaran avaient même trouvé qu’ils formaient tous les deux un couple charmant. Et c’était vrai, sans aucun doute ; d’apparence, aux yeux du monde, ils formaient un couple charmant. Ciaran désirait Chris – vraiment beaucoup – et appréciait ses baisers, ses caresses, leurs heures passées au lit et tout le reste. Mais il manquait quelque chose – comme une dose d’imprévu, d’initiatives non dictées par ses propres heures. Ciaran s’était payé le luxe d’une poupée pour prétendre au bonheur, mais il n’avait pas réellement anticipé sur le fait que la poupée ne déciderait jamais de son propre chef de lui porter un signe d’affection, de caresser sa joue sans y avoir été ordonnée. Chris obéissait aux commandements de sa voix, mais sitôt le sortilège tombé – s’il avait vocation à tomber un jour – son amour pour Adrian referait surface en ne faisant aucun doute. Aujourd’hui, la perspective étant fatigante, il avant abandonné Chris dans son lit, un café sur la table de nuit, à côté d’un pain au chocolat dans une assiette, comme pour instaurer des traditions, comme pour prouver son affection. Il était sorti et avait marché – longtemps – jusqu’à tomber sur un Starbucks. Sur le Starbucks de leur premier rendez-vous, de leurs retrouvailles. Un sourire anima ses lèvres lorsqu’il se décida à entrer pour aller chercher un Gingerbread latte pour Christopher.

C’est la même commande qu’il formula à voix haute, sitôt dans la queue – et lorsqu’il releva la tête pour ce faire, il tomba nez à nez avec Jonathan. Un instant, son cœur se serra – et il recula légèrement, d’une manière imperceptible. Une vague de souvenirs revint à sa mémoire. De toutes les personnes du monde entier que connaissait Ciaran, Jonathan était, sans conteste, celle qui le connaissait le mieux. Il l’avait rencontré et avait pris presque immédiatement la décision de le faire entrer dans son monde, lui présentant la magie, les bars magiques, lui racontant sa vie sur l’oreiller, avant de le retrouver dans des étreintes charnelles. Tous ces souvenirs un peu amers étaient ternis par la frustration que ressentait Ciaran en le voyant là – un goût d’inachevé et de jalousie. Jonathan méritait mieux que lui, le pauvre fou qui avait manqué de l’ensorceler en perdant le contrôle. Il méritait bien mieux que ça. D’ailleurs, le jeune semblait conserver l’amertume de leur séparation, et Ciaran ne put s’empêcher – incapable qu’il était de répondre sur le coup – de le rejoindre à l’extérieur, son café en main. Evidemment, Jonathan le somma de ne pas lui adresser la parole – et il hésita un instant à tourner les talons pour regagner son appartement, avant de se raviser. « Bonjour Jon », il murmura finalement, ne sachant trop que dire. La colère du jeune homme semblait réelle et violente, aussi se permit-il de lui rappeler quelque chose : « C’est toi qui m’a quitté, tu te souviens ? Ta colère me semble un peu injuste. ». Evidemment, dans la tête du jeune blond, les faits devaient être légèrement différents. Il ne l’avait quitté que contraint et forcé – pour sauver sa peau, en quelque sorte. « J’espère que ça va. Tu mérites mieux, de toute façon, tu trouveras quelqu’un d’aussi bien que toi, je m’en fais pas pour ça », finit-il par murmurer, peinant à cacher la tendresse qu’il éprouvait pour Jonathan sans la comprendre lui même, incapable qu’il était d’analyser ses propres sentiments.

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MessageSujet: Re: hello from the other side of the counter ft ciaran   Mar 6 Déc - 16:30

Mais Jon ne s'était pas attendu à ce qu'il reste silencieux. En vérité, il n'était même pas certain qu'il avait réellement envie qu'il s'en aille et le laisse tranquille. Une partie de lui voulait qu'il soit là. Une partie de lui voulait exprimer toute cette frustration qu'il ressentait depuis leur rupture que bien évidemment il ne digérait pas. Ciaran avait raison d'un côté, il était celui qui avait rompu et il n'avait sûrement aucun droit d'être jaloux ou de manifester de la mauvaise humeur. Pourtant Jonathan se sentait lui aussi victime de cette rupture qui lui avait brisé le coeur. Ce n'était pas aussi simple que le brun se plaisait à le prétendre. Il avait rompu certes, mais il avait eu des raisons valables de le faire. Le simple fait que Ciaran oublie ce léger détail aurait du conforter Johnny dans sa décision, mais cela le mettait dans une rage folle au contraire. Cinq ans de sa vie. Ce n'était pas rien pour le jeune étudiant en littérature. Peut être que ce n'était pas grand chose pour Ciaran, mais lui aussi avait l'impression d'être le grand perdant de l'histoire d'autant plus qu'il avait donné de lui dans cette relation. Il avait rompu parce que c'était la meilleure chose à faire pour se protéger d'ultime déceptions, et parce qu'il ne pouvait pas accepter ce qu'il lui avait fait comme si ce n'était qu'une énième erreur de parcours. Passer l'éponge pour que ça recommence ensuite, alors que le pardon octroyé trop facilement pousse à la récidive dans ce genre de relation, clairement ça n'était pas la bonne décision à prendre. Alors il avait mis un terme à leur idylle, à contre cœur. A cette relation qui ne marchait définitivement pas pour eux. Johnny ne doutait pas que la décision qu'il avait prise était la meilleure, mais ça ne rendait pas les choses faciles pour autant. Il aurait aimé ne pas avoir à rompre, il aurait aimé que Ciaran réalise qu'ils avaient tout pour être heureux. Mais tous les efforts qu'il avait fait pour comprendre et l'aider à surmonter ce passé qui leur empoisonnait la vie avaient été vains rendant l’échec de leur relation encore plus douloureux. Jon avait peut être pris la meilleure décision pour lui, mais ça ne changeait pas ses sentiments. Être conscient d'être dans une relation abusive ne permettait pas de simplement tout arrêter et de passer à autre chose. Les sentiments venaient bien souvent tout compliquer, et c'était le cas aujourd'hui.

Jon était jaloux, déçu de constater qu'en dépit de tout ce qu'ils avaient vécu ensemble, Ciaran obtenait finalement ce qu'il avait toujours voulu. Sa vie de rêve avec son Christopher de malheur avec lequel il s'était toujours senti en compétition. Désormais, il n'avait plus besoin de lui et ne lui donnait clairement pas l'impression d'avoir été affecté par leur rupture, qui dans le meilleur des mondes, l'aurait fait réfléchir et implorer son pardon. La façon dont Ciaran vivait la chose était aux antipodes de ce qu'il avait imaginé. Seulement quelques semaines après, il était vraisemblablement passé à autre chose, et Jon n'était devenu qu'un dommage collatéral qu'il avait brisé et qui ne se remettait pas vraiment. Peut être qu'il aurait dû prendre au sérieux la mise en garde. Après tout, il n'avait pas voulu d'une relation à la base, juste du sexe.

« Je t'ai quitté pour ce que tu m'as fait ce soir là au bar. » Il faisait évidemment référence au sort qu'il lui avait lancé de colère pour le forcer à rentrer avec lui contre son gré, de la limite qu'il avait clairement dépassé. « N'importe qui t'aurait quitté pour ça, mais la remise en question c'est pas ton truc hein ? » Il ajouta entre ses dents. « Et ne me parle pas de justice, clairement ça n'existe pas dans ce monde. Passe le bonjour de ma part à Christopher. » L'idée lui brisa le cœur, mais il n'en montra rien. « Lui au moins tu ne risques pas de l'appeler Jonathan pendant l'acte. » Il tira sur sa cigarette à la recherche d'une nouvelle réplique cinglante, mais la tristesse gagnait contre sa colère. Sa dernière réplique lui déclencha cependant un nouveau coup de sang. « Merci, mais je n'ai pas besoin de tes encouragements. J'ai aucune difficulté à trouver des gens avec qui m'envoyer en l'air si j'en ai envie. Moi non plus je n'ai pas besoin de toi. » Il répondit avec la volonté d'être blessant. La vérité était cependant un peu moins édulcorée. Il ne sortait plus beaucoup, s'enfermait dans sa chambre étudiante et se lamentait sur son sort en se retenant de lui envoyer des messages désespéré comme n'importe qui d'autre l'aurait fait. Il n'y a bien que dans les films que les gens ne sont pas aussi pitoyables.
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MessageSujet: Re: hello from the other side of the counter ft ciaran   Ven 9 Déc - 23:35

Ciaran sait pertinemment pourquoi Jon l’a quitté, il n’a pas besoin que le jeune blond le lui rappelle. Il se souvient aussi du fil de leur relation, construite comme sur une base de normalité à laquelle le sorcier n’est habitué ni par sa famille, ni par son rang, ni par son appartenance à ce monde si particulier emprunt de magie auxquels les gens ne croient pas suffisamment pour le voir quand il est si subtilement dissimulé à leurs yeux. Il a aimé intégrer Jonathan à son monde, et ce, dès le premier jour. Il a aimé la fascination du jeune homme pour la magie et pour ses composantes, pour les bars magiques, pour les gens comme lui. Il aimé son accueil et son amour sans contrepartie, tendre, presque naïf. D’ailleurs, croiser Jonathan aujourd’hui, alors que Chris l’attend dans son appartement, obéissant aux règles qu’il a lui même dictées, lui fait réaliser qu’il lui manque quelque chose. Quelqu’un, peut être. Il secoue la tête, sort une cigarette de son manteau qu’il s’allume presque nerveusement en se souvenant de la soirée qui a tout changé, lui arrachant le semble de stabilité émotionnelle qu’il avait eu tant de mal à se construire au cours des cinq années qu’ont duré leur relation. C’est ça, qu’il lui faut, à Ciaran, quelqu’un qui soit entièrement à lui. Il ne peut pas partager ; parce qu’il ne fait pas le poids face aux autres hommes. Et Jon draguant ouvertement d’autres hommes, d’autres sorciers, plus beaux, plus jeunes, plus prestigieux que lui – il ne l’a pas supporté. Il a senti les prémices de l’abandon, les signaux d’alerte. Et ça n’était pas possible. La jalousie dévorante qui lui a dévoré les entrailles lui a fait comprendre qu’il ne pouvait pas perdre ; et puis qu’il s’apprêtait à perdre Jonathan à son tour, alors il fallait qu’il agisse. Si la force était le seul moyen, il userait de la force. Il l’a regretté tout de suite, sur le moment. Mais les regrets n’ont mené qu’à un abandon de plus.

Chris est donc la seule option. Et il l’aime. Depuis tellement longtemps que ça ne peut pas faire le moindre doute – même si c’est une sensation étrange, parsemée de doutes, parfois de regrets quand il réalise que la relation instaurée est à sens unique, que les initiatives viennent de lui. Peu importe. L’illusion fera l’affaire, il n’a besoin de rien de plus.

« Tu m’as quand même quitté, pas la peine d’agir maintenant comme si tu étais jaloux, d’autant plus si tu trouves des conquêtes et que tu n’as pas besoin de moi », il finit par lâcher, en aspirant une longue taffe de sa cigarette. « Tu ne devrais pas avoir de mal à t’en remettre, alors. Je ne me fais pas de soucis pour toi ». La remarque est acerbe, dictée par une soudaine irritation sourde, une accélération de son rythme cardiaque qu’il n’aime pas, qu’il n’analyse pas non plus. Peut être que lui avait besoin de Jon pourtant. Il n’en sait rien – c’est trop compliqué, de toute façon. « Fais quand même attention à toi », il finit par concéder, comme si c’était la seule marque d’affection, d’intérêt qu’il était capable de porter.
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MessageSujet: Re: hello from the other side of the counter ft ciaran   Sam 10 Déc - 0:39

« Je ne suis pas jaloux. » Jonathan s'empressa de répliquer, piqué au vif. Et évidemment qu'il l'était, c'était bien tout le problème. Il n'avait aucune intention de l'admettre cependant, et sa mauvaise foi dans ces cas là pouvait atteindre des sommets. Mais il était surtout blessé, plus que réellement jaloux, et c'était le plus difficile à dissimuler. Dans son esprit, même si Ciaran n'avait jamais eu la capacité émotionnelle de mettre des mots sur leur histoire, il l'avait tout de même aimé au moins un peu. Suffisamment, il le pensait, pour ne pas se jeter à corps perdu dans une relation avec un homme avec lequel il l'avait toujours inconsciemment comparé pendant toute la durée de leur relation. Découvrir qu'il l'avait remplacé aussi facilement seulement deux semaines après leur séparation avait évidemment porté un coup au cœur de Jonathan, qui peinait désormais à tirer du profit de toute cette histoire. En cherchant à trouver une once de positif, il se consolait en se disant que ça rendrait peut être les choses plus faciles, de n'avoir été finalement qu'un substitut qui n'avait plus grand intérêt maintenant que Ciaran pouvait se pavaner aux bras de l'original. Au moins les bons souvenirs n'étaient plus si beaux, ils prenaient un tout autre sens, se voyaient destitués de la sacralité qu'il leur avait donné, à tort apparemment. Ce n'était plus une histoire d'amour, mais une histoire de sexe,  une histoire de sexe qui s'était offert le luxe de mal finir en prime. Un comble.

Jonathan aurait aimé être capable de relativiser aussi, de rester calme et digne malgré l’évidente provocation. Mais Ciaran avait cette capacité incroyable à le mettre hors de lui. Leurs forts caractères avaient d'ailleurs été en conflit permanent à l'époque. Lorsqu'un différend venait les opposer, ils avaient pour habitude de se déchirer, d'être les plus blessants possible, sans filtres. Du point de vue de Jonathan, ça les avait conduit précisément dans l'impasse. Cette phase de non retour, ou le respect s'efface parce que l'on pense pouvoir aller toujours plus loin, dire ce qu'on ne devrait pas dire, et faire ce qu'on devrait pas faire. Jonathan savait qu'il avait lui aussi ses torts. Peut être qu'il l'avait provoqué ce soir là, très certainement même. Il le provoquait souvent, mais il ne pouvait pas prendre la responsabilité de ce qu'il lui avait fait pour autant. « Mais je ne peux pas non plus espérer m'en remettre aussi bien que toi. Toi tu as gagné au change. Au final, ça doit même t'arranger qu'on se soit séparés finalement ? Ca t'évite de chercher une excuse pour te débarrasser de moi maintenant que tu peux t'offrir le luxe de l'original à la place de la vulgaire copie dont tu cries le prénom quand ça t'arrange. » Il écrasa sa cigarette bien trop agacé pour rester ici en fait. « Enfin merci, je ferais attention à moi c'est promis, j'éviterai les types comme toi à l'avenir, j'ai compris la leçon. »
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MessageSujet: Re: hello from the other side of the counter ft ciaran   Ven 16 Déc - 11:29

Il n’est pas jaloux, vraiment ? Ciaran s’autorise un rire léger, empli de scepticisme. Bien sûr qu’il l’est, il est jaloux – comme lui l’était lorsque Jon prenait un malin plaisir à draguer d’autres hommes devant lui, pour le provoquer. Provoquer quoi ? une réaction ? Il était incapable d’en fournir une qui ne soit pas excessive – et Jon aurait dû le savoir, depuis le temps. Il avait répliqué, comme à son habitude, cette fois là avec la violence qui le caractérise, la violence de la peur, de l’abandon, des mauvais souvenirs et des mauvais traitements. Il n’avait pas pu faire autrement que de péter un câble, pour une raison qu’il n’analyse pas comme étant de l’amour – mais plutôt comme étant un complexe d’infériorité, une peur de l’abandon. Ciaran ne réplique pas cela dit, parce qu’il n’a pas envie de le provoquer. Il n’a pas envie de lui faire de peine non plus pour ce qu’il en reste. Il est attaché au jeune homme, d’une manière qu’il ne comprend pas, et il regrette son geste, ce qu’il ne tarde pas à lui rappeler, d’ailleurs. « Je t’ai dit que je regrettais. C’est toi qui a pris la décision de mettre un terme à notre relation parce que tu ne parvenais pas à me pardonner. Je te le répète Johnny— il s’interrompt quelques secondes en réalisant l’emploi familier du surnom—Je regrette. Je suis désolé. Mais Chris a débarqué dans ma vie et je n’allais pas le rejeter pour une relation qui s’est terminée. Moi aussi j’étais triste, que tu le crois ou non ». La tristesse, cette même compagne qui l’a poussé à récupérer Chris alors que l’idée de ne jamais l’avoir se faisait doucement mais surement son chemin à l’intérieur de son cerveau. « Mais oui, évite les types comme moi. On a l’impression qu’on peut faire mieux, mais finalement… on en revient toujours aux mêmes vices ». Il hausse une épaule, rallumant une cigarette dans la foulée de la première, parce que cette conversation l’angoisse, que la vision de Jon est difficile à supporter et qu’elle déclenche dans son cœur des choses étranges qu’il est incapable d’expliquer – et surtout parce que Johnny le ramène à sa culpabilité de monstre.
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MessageSujet: Re: hello from the other side of the counter ft ciaran   Sam 17 Déc - 23:35

Jonathan est hors de lui, et il peine à le cacher. La présence de Ciaran l'irrite. Déja parce qu'il est incapable de reconnaître ses torts, et de prendre conscience de l'ampleur du dommage qu'il inflige aux autres. Et si longtemps, Johnny a mis tout ça sur le compte de son enfance malheureuse et son absence de repères, il ne peut pas tout excuser pour cette simple raison. Parce qu'à un certain moment, lui ne peut pas non plus payer les pots cassés pour ce que les autres lui ont fait, il n'en a pas les épaules, ni l'envie d'ailleurs. Son enfance était merdique, il l'a compris, mais si ses géniteurs ne lui ont pas permis de reconnaître où sont les limites à ne pas franchir, alors la vie doit le faire à leur place. Il a 31ans, et Jon dix de moins, il ne peut pas être l'adulte de cette relation. Ca ne serait pas sain, et ça ne fonctionnerait pas surtout. « Ne rejette pas la faute sur moi. Parfois c'est pas suffisant de dire qu'on regrette quand on a fait quelque chose de grave. On ne reproche pas non plus aux gens de ne pas pardonner. On demande leur  pardon, on ne leur exige pas, c'est comme ça que ça marche. Et si je ne peux pas te pardonner, c'est peut être parce que tu as tout simplement dépassé les limites de l'acceptable ! Tu te rends compte de ce que tu as fait bordel ? » Il lui demande comme s'il il s'attendait à une réponse, mais ne lui laisse pas l'occasion d'en placer une pour autant. « Non. Clairement non. Pour toi c'était juste pas très cool et c'est moi qui en fait trois tonnes comme d'habitude, qui ne veut pas pardonner encore et encore. » Il lève les yeux au ciel et allume une autre cigarette, salvatrice. Lorsqu'il lui dit avoir été triste, Jonathan lui adresse un regard noir et empli de mépris. « Tellement triste, tu as eu ce que tu voulais. Fuck you, Ciaran. » Il fixe un instant la devanture d'en face. Une librairie, qui lui donne envie d'abandonner son tablier vert pour retrouver son calme apaisant. Loin du café, et surtout loin de Ciaran. « On peut faire mieux, ça s'appelle apprendre de ses erreurs. J'espère que tu appliqueras ce précepte dans ta nouvelle relation. Au revoir Ciaran. » Il jette sa cigarette dans un mouvement d'humeur et retourne à l'intérieur pour ramasser les tasses et les emballages de pailles qui traînent sur les tables avec mauvaise humeur. Le manager va râler, mais il s'en fout.
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