HAPPY HALLOWEEN ! Et bienvenue sur . Glitch of magic ! si vous n'avez pas d'idées de personnage, nous avons créé un petit guide pour aider à la l'intégration de vos personnages inventés dans le contexte de Glitch. N'hésitez pas à réclamer des rp aléatoires !!! N'oubliez pas de venir vous recenser avant le 15 novembre ici !!! .

 

 take me back to the start ∆ William

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MessageSujet: take me back to the start ∆ William    Lun 21 Nov - 18:38

Il s’est levé sur une matinée baignée dans la normalité. Il savait que Chris devait sortir, et pour autant, il a trouvé son petit-déjeuner, chaud et fumant, juste à côté de lui quand il a ouvert les yeux. Il s’est redressé et étiré, et a décroché le post-it collé sur le plateau. Il a soulevé la tasse de thé et s’est brulé la langue, comme tous les matins – mais le croissant lui a rapidement fait oublier ce petit désagrément. Il a envoyé un SMS, ensuite, pour remercier Chris et lui demander s’il rentrait déjeuner, et s’il n’avait pas envie plutôt d’aller manger un plat chaud sur le bord de la Tamise, dans les petites rues animées d’un samedi midi. Il s’est glissé dans la douche après ça, et s’est habillé, tout à fait comme d’habitude. Sans réponse de son futur mari, il s’est installé devant son ordinateur pour taper la suite du roman qu’il est en train d’écrire, la suite de son premier. Sans qu’il sache réellement pourquoi, à midi, il a commencé à s’inquiéter. Pas une petite inquiétude idiote que l’on chasse avec du rationnel ; non. Plus un grognement sourd dans un coin de son cerveau, s’inquiétant de l’absence de nouvelles de son âme sœur. Chris n’a pas pour habitude de ne pas lui répondre. La vie de Chris est régie pour faire en sorte qu’Adrian ne soit pas seul, inquiet ou triste – et Adrian sait à quel point c’est égoïste de le dire et de le constater sans pour autant y remédier, mais ils sont heureux comme ça. Ils ont toujours été heureux comme ça. Il essaye d’appeler sur son téléphone, mais tombe immédiatement sur la messagerie. Il se mord la lèvre pour tenter de calmer son cœur qui vient, de lui même, d’accélérer sa course dans sa cage thoracique.

Il ne sait pas quoi faire, mais il est saisi d’un mauvais pressentiment qu’il est incapable d’expliquer. Il appelle sa mère, et discute avec elle. Elle le rassure un peu et le traite d’idiot, et il finit par décongeler un plat préparé pour le manger tout seul. En songeant à la jolie balade qu’ils auraient pu faire sur les quais. Ca lui semble bizarre, que Chris ne prenne pas le soin de l’appeler pour le prévenir que son rendez-vous avec Ciaran s’éternise. Il trouve bizarre que son téléphone tombe directement sur la messagerie. Il continue d’essayer, mais… Ciaran ne lui inspire pas vraiment confiance, en plus.

A 17h, la vérité s’impose à lui. Quelque chose ne va pas. Il appelle la police, où on lui explique gentiment qu’on ne peut pas appeler pour un homme disparu depuis moins de 7 heures qui risque de rentrer d’une minute à l’autre. Il n’arrive plus à se concentrer, le téléphone de Chris ne répond toujours pas. Il ne sait pas quoi faire, et soudainement, il trouve ça très idiot, que tout passe par les téléphones portables. Comment ils faisaient, les gens, avant ? Il attrape son manteau et son écharpe en cachemire, et se faufile dans les rues londoniennes, marchant entre les cafés qu’il connaît. Il se déteste de ne pas avoir demandé dans quel café Chris rejoignant Ciaran. Mais de toute façon, sept heures plus tard, il y a des chances pour qu’ils n’y soient plus. La panique connaît une ascension d’enfer à l’intérieur de son ventre et il se met à courir, comme un forcené que personne ne pourrait comprendre.

C’est là qu’il le voit, sur un trottoir. Ciaran. Devant lui, les cheveux plus longs que dans son souvenir. Il pousse un court soupir de soulagement et s’élance à sa suite – il va avoir des nouvelles, au moins, tout va s’éclairer, il va comprendre. « Ciaran ! » il appelle en continuant de courir. Mais le brun ne se retourne pas, alors il accélère. Il court mal et n’a pas l’habitude, mais arrive à sa hauteur finalement et pose sa main sur son épaule pour le forcer à se retourner. « Ciaran », il lâche en prenant une profonde inspiration pour retrouver son souffle. « Excuse-moi, ça va ? Tu sais où est Chris ? Je sais qu’il te voyait à 10 heures mais je n’ai aucune nouvelle depuis… » il lâche, la voix un peu tremblante. « Son téléphone ne répond pas ».
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MessageSujet: Re: take me back to the start ∆ William    Mar 22 Nov - 23:06

William rentrait du centre de Londres par la gare de Clapham Junction. Son après midi avait été épuisante. Il avait tourné un spot publicitaire pour Children in need, vous savez le genre de séquence qu'on tournait avant Noël et qu'il fallait refaire cent cinquante fois pour que ça colle avec tout le reste de la video ? Pas du style de la pub pour uncle bens et son riz à tomber qu'il fallait shooter en 1h maxi à 8h du matin. Bref, l'acteur n'avait qu'une envie, rentrer chez lui, et puisque la gare débouchait sur la rue commerçante du quartier, il passerait rapidement par starbucks pour commander cette fichue boisson à la noisette qu'il avait testé récemment et qu'il avait trouvé délicieuse. Le programme idéal. Son canapé, une émission pourrie et personne pour le faire chier, le rêve allait cette fois devenir réalité. Mais ça c'était avant qu'une main se pose sur son épaule pour le forcer à se retourner. William manqua de renverser son café sous l'effet de la surprise. Mais comme c'était un type plutôt sympa et qu'il ne maudissait les gens qu'en pensée, il se retint de laisser échapper un bloody hell à l'intention du fan qui l'avait au final presque agressé selon les standards britanniques ou l'on garde une distance physique raisonnable avec les gens qu'on ne connaît pas. Généralement les gens ne s'approchaient pas aussi près des célébrités. Ils les regardaient de loin avec une instance un peu psychopathe, et si ils avaient vraiment envie d'un autographe, ils s'exclamaient off record ou demandaient gentiment qu'il leur signe un truc, mais ils ne les touchaient pas. Généralement, les fans ne l'appelaient pas non plus par le nom de son frère, mais détail. Will fronça les sourcils cependant. Ciaran n'allait quand même pas lui voler la vedette si ? Il fit volte face et tomba sur un jeune homme de son âge, plutôt bon chic bon genre et roux. Son esprit aurait pu faire le lien, dans une autre vie peut être. William n'avait pas la mémoire des noms, mais il était d'habitude assez physionomiste. Mais pour reconnaître Adrian Fletcher, il aurait fallu que son esprit aie été capable de l'imaginer sexy, avec une coupe de cheveux décente et bien habillé. Hors les facultés cognitives de William n'étaient pas prêtes pour ce remake incroyable d'un nouveau look pour une nouvelle vie. « Euuh non. Sorry Ginger, mais il y a erreur sur la personne. » Il avait commencé par dire.

Mais le roux ne l'avait pas écouté et semblait d'ailleurs dans tous ses états. Il cherchait son frère, et un certain Chris. Le même Chris qui se laissait de son petit ami et qui se tapait son frère. C'est là que William comprit à qui il avait à faire. Et évidemment, il n'avait pas pu s'empêcher de le regarder de haut en bas après ça. A bien y réfléchir, il aurait dû passer plus de temps à étudier ses alternatives de réponses à ses interrogations plutôt qu'à le détailler physiquement, parce qu'il en savait à la fois beaucoup trop et pas assez. « Je ne suis pas Ciaran, je suis William et... » William avait clairement l'air d'en savoir plus qu'il ne voulait en dire et quoi qu'il advienne, il allait le cuisiner. D'ailleurs il trouvait que son frère et son petit ami abusaient un peu en laissant le pauvre et indeed sexy Adrian dans le brouillard comme ça. Alors par principe, l'acteur tenta d'expliquer dans le feu de l'action, au lieu de simplement se taire et passer son chemin. « Ecoute, ils sont ensemble. Moi aussi je trouve ça moyen qu'aucun des deux n'ait trouvé correct de t'en parler, mais je préfère te le dire plutôt que tu lances une alerte enlèvement, alors qu'on sait tous les deux où ils sont et ce qu'ils font ensemble. Tu devrais rentrer chez toi, prendre un bon café et attendre qu'il vienne tout t'expliquer. De ce que Ciaran m'a dit ça fait des années vous deux, c'est mieux que vous régliez ça sans lui. Confronter mon frère ne servira pas à grand chose, le connaissant il évitera tes appels de toute façon. » William avait été propulsé dans les histoires compliquées de Ciaran après seulement quelques jours et n'était décidément pas aptes à les gérer. Il n'avait aucune idée de l'état actuel de l'amitié de son frère et de Fletch, ce qui l'avait amené assez tragiquement à ce terrible incident diplomatique.
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MessageSujet: Re: take me back to the start ∆ William    Jeu 24 Nov - 2:03

Ce n’est pas Ciarán. Le cœur d’Adrian s’arrête quand il se souvient soudainement qu’il était en cours avec Ciaran qui avait un frère, un jumeau. William, que l’on voit sur des affiches publicitaires à l’occasion, ou sur des bandes annonces de films. William qui se tient debout, face à lui, et qui dans un premier temps ne semble pas le reconnaître. L’espoir quitte le cœur douloureux d’Adrian tandis qu’il cède de nouveau à la panique en réalisant qu’il ne va pas avoir encore d’informations, de nouvelles de Chris. Il jette un œil à son téléphone portable, mais ce dernier indique toujours la même absence, le même vide. Il est étreint d’un terrible pressentiment qui enserre son cœur et l’empêche de respirer normalement, convenablement. Chris ne l’inquiète jamais, ça ne lui ressemble pas de disparaître, comme ça, sans répondre à ses appels. Il aurait trouvé le moyen de prévenir si son téléphone était tombé en panne, encore plus s’il se trouvait avec Ciarán. Ils se connaissent par cœur, tous les deux, Chris sait la nature anxieuse d’Adrian, qui panique pour pas grand chose la plupart du temps. La panique fait accélérer son cœur et le rend fragile, presque redevenu un petit garçon que l’on bouscule dans la cour de récré. Il est forcément arrivé quelque chose, et s’il est arrivé quelque chose, ce soit être quelque chose de terrible pour que Chris ne trouve pas le moyen de l’avertir.

William recommence à parler. Il prononce ces paroles incompréhensibles qui sortent de sa bouche à grand vitesse. Le bruit cesse autour d’eux, et Adrian se concentre pour comprendre le sens des mots, de ces phrases mises les unes après les autres. Il fronce le nez, et tente vraiment de comprendre ce qu’il est en train de se passer, ce que William est en train de lui expliquer. « Quoi ? » il s’entend répondre, comme s’il avait déjà quitté son corps, en réalité. Il recule de quelques pas mais heurte quelqu’un dans le processus, alors il avance de nouveau, complètement sonné, incapable de parler. « C’est… » Soudainement, il attrape la chemise de William et le secoue pour qu’il arrête de parler. Ses mots le torturent, il ne sait pas de quoi il parle. « Non », il lâche en secouant la tête vivement. « C’est impossible, Chris me ferait jamais ça », il murmure. « Il m’aime, et même s’il ne m’aimait pas, je suis son meilleur ami. Il ne partirait pas sans rien me dire, il me donnerait des explications ; c’est pas possible », il murmure, sans savoir si c’est pour se convaincre lui même ou pour s’accrocher à l’irréalisme de la situation qui le rend fou. « Hier soir on a prévu de planifier notre mariage aujourd’hui. Il m’a préparé mon petit-déjeuner ce matin, avec une note, et je-… » Il arrête de parler, les mots qui lui échappent lui font prendre conscience de la gravité des propos de William. Il ne peut se résoudre à admettre une telle possibilité, pourtant, son cœur se brise à l’intérieur de sa cage thoracique quand il repense à l’explication offerte par le jumeau Fitzgerald. « Non… » il murmure en relâchant sa prise sur sa chemise. Il vacille, tient à peine debout. « Je peux pas vivre sans lui, rentrer, non… Dis moi où vit ton frère, s’il te plait, j’ai besoin de le voir » il ajoute, confus, sans trop savoir ce qu’il est en train de lui arriver. « Il lui est arrivé quelque chose, je le sens ».

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MessageSujet: Re: take me back to the start ∆ William    Sam 3 Déc - 18:20

William ne savait pas trop comment réagir. Fletch le secouait comme un prunier et il n'était pas vraiment habitué à tant de familiarité de sa part. Dans son souvenir, il s'agissait vraiment d'un petit garçon chétif, dont l'assurance quasi inexistante ne s'exprimait qu'en face d'un professeur qui lui posait une question. Fletch savait analyser les pièces de théâtre qu'ils devaient préparer pour leur A-LEVELS, mais il n'était (dans le souvenir de William en tout cas) pas si tactile et envahissant. Le brun préféra mettra tout cela sur le compte du choc, cela donnait au moins une explication logique à toute cette proximité étrange qu'il avait instauré entre eux. Ciaran et Christopher lui revaudraient ça pour sûr. Aucun des deux n'avait trouvé franchement opportun de mettre le rouquin au courant et voilà que William s'était saisi de la tâche et avait transformé tout ça en une révélation accablante qui avait mis le jeune Adrian dans un état qui ne lui ressemblait pas et le faisait passer par toutes les étapes du deuil. Enfin en admettant que William ait la moindre d'idée de comment sa douce personnalité avait évolué avec les années, parce qu'Adrian Fletcher avait prouvé qu'il pouvait encore le surprendre. Peut être qu'il a avait tout simplement viré psychotique, avec ses problèmes d'attachement. Au final ça n'aurait pas été très étonnant. Il avait passé sa scolarité collé à Christopher, et c'était d'ailleurs le premier couple gay qu'il avait vu s'embrasser à l'école. Ils avaient l'air fusionnels. Maintenant qu'il s'était fait plaquer pour le petit frère de William, il y avait de quoi songer au mental breakdown. En bon bougre, William posa sa main sur son épaule pour essayer de le calmer et l'empêcher de s'agiter dans tous les sens, mais surtout de tomber à la renverse. Il n'était pas certain qu'il allait réussir à obtenir le moindre résultat avec ce garçon, mais il essaierait.

Toute cette histoire était triste. Et lorsqu'il lui demanda ou Ciaran habitait. William se trouva d'ailleurs dans une position assez inconfortable. Déja parce qu'il n'avait pas jugé utile de poser la question à son frère lorsqu'ils s'étaient retrouvé à crever l'abcès en compagnie de bouteille de whiskey et de vin, mais aussi parce qu'il n'allait clairement pas l'envoyer là bas. William était parfois très con, mais il avait du cœur, et voir Fletch dans cet état n'avait rien de très agréable même pour lui. « Il ne lui est rien arrivé. Et crois moi j'aimerai vraiment laisser mon frère se débrouiller avec ses histoires compliquées, mais ils sont venu boire le café tout à l'heure et... je pensais que tu étais déjà au courant. » Il l'incita à s'adosser contre la devanture du Starbucks. « Il faut que tu te calmes. Il va t'appeler. Tu veux un café ? » Il lui demanda gentiment. Will se sentait un peu coupable de l'avoir mis dans un état pareil. « Aller là-bas c'est pas une bonne idée. » Il tapota un peu son épaule en espérant que personne ne le reconnaisse et vienne les emmerder dans un moment pareil.
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MessageSujet: Re: take me back to the start ∆ William    Mer 7 Déc - 22:20

L’information est surréaliste, la conversation l’est tout autant. Adrian ne comprend pas – pourtant, il est doué avec les mots. Le professeur de littérature qu’il est prend toujours un soin particulier à choisir ses mots, à soigner ses phrases et son langage. Peu de gens le comprennent, mais Adrian aime les mots. Il n’aime pas les gaspiller, et c’est pour ça sans doute qu’il ne parle pas beaucoup quand on le connaît mal. Il n’aime pas dire des choses qui n’ont pas d’importance, il n’aime pas bafouer la musicalité des mots. Sa plus grande inquiétude, c’est de déformer la réalité, de la rendre moins belle. C’est pareil quand il explique quelque chose à ses étudiants, et quand il choisit de travailler sur un auteur, d’expliquer ses œuvres, de tenter de faire transparaitre les sentiments au travers d’une analyse concise, trop brève. Alors il ne comprend pas les mots mal choisis qui sortent de la bouche de William, et qui ne sont recouverts d’aucune délicatesse. William ne fait pas attention à recouvrir ses phrases de la réserve qui s’impose ; et Adrian se sent presque insulté. C’est trop définitif, trop incisif comme façon de faire, comme si son histoire d’amour à lui, celle qui existe dans sa tête, dans ses souvenirs, sur la table du petit-déjeuner, sur sa peau… comme si elle n’avait pas d’importance. Il balaye ses rêves de phrases maladroites, affichant un air désolé qu’Adrian analyse comme la pitié qu’il lui réservait quand ils étaient plus jeunes. Que tous lui réservaient. Sauf Chris. Chris qui est parti. Son cœur manque un battement à l’idée et l’espace d’instant, ses jambes se défilent. Heureusement, William le pousse contre la devanture du Starbucks – et ça lui évite de tomber par terre, ridicule. Abattu.

Malgré son intelligence, que tout le monde considère comme plus élevée que la moyenne, il y a des choses qu’Adrian ne maîtrise pas, des domaines dans lesquels il n’excelle pas. Les relations sociales en font peut-être un peu partie. Mais connaître Chris ? Aimer Chris, être aimé de lui ? Il est le meilleur dans ces domaines là. Et il pensait que Chris ressentait la même chose. Et même si ça n’avait pas été le cas, le meilleur ami aurait eu de l’égard pour lui, Adrian, le pauvre gamin moqué, raillé, abandonné. Il aurait attendu son réveil, aurait pris cet air désolé des mauvaises nouvelles pour lui expliquer. Au lieu de ça, Adrian se retrouve adossé à une vitrine ridicule, en face de William qui parle et qui lui lance des informations incompréhensibles, inconcevables pour le rationnel qu’il est. « Quoi… » il demande en enregistrant la nouvelle peu à peu. Son cœur lui fait atrocement mal, et ses tripes aussi, jusqu’au creux de son estomac. Il va peut être mourir – et en cet instant, ça lui paraît souhaitable. « Pourquoi… » il réussit à marmonner, dans sa barbe, à peine audible. « Pourquoi il a fait ça. Ca ne lui ressemble pas, il… il m’aurait expliqué. Il aurait attendu, là c’est… » Ses mains tremblent, il les appuie contre ses jambes frêles. Il a l’impression qu’il va vomir, ou s’évanouir. « J’ai besoin de lui parler. De l’entendre de sa bouche, je suis sûr que quelque chose ne va pas… » Il se redresse un peu et accroche la chemise de William, en désespoir de cause, parce qu’il est visiblement la seule personne qui peut l’aider. « Aide-moi, William, s’il te plait », il implore, sans respect pour la dignité du petit garçon qu’il était autrefois.

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MessageSujet: Re: take me back to the start ∆ William    Mer 7 Déc - 22:37

William n'aimait vraiment pas ces situations. Et il maudissait Ciaran et son crétin de petit ami d'avoir repoussé jusqu'au dernier moment, la conversation douloureuse avec Fletch qui lui revenait désormais. Pour être honnête, ça ne lui avait pas donné une très bonne image du nouveau copain de son frère non plus. Ce même type qui plus tôt dans l'après-midi lui avait semblé sur son petit nuage, déversant ses rires et sa bonne humeur dans la pièce en caressant doucement le bras de Ciaran, pas le moins dérangé du monde par l'idée de briser le cœur de son meilleur ami d'enfance. William n'était peut être pas un expert en relations amoureuses, mais il savait reconnaître un énorme connard lorsqu'il en rencontrait un. Fletch était peut être chiant, envahissant voire complètement maniaque du contrôle, il n'en savait rien, mais ils avaient été ensemble pendant des années. Le respecter un minimum aurait été le bienvenu, ça devait bien signifier quelque chose pour lui non ? William ne voulait pas s'en mêler, et il était sans doute un peu tard pour jouer les grands frères protecteurs avec Ciaran qui gérait sa vie comme il l'entendait sans lui depuis déjà pas mal d'années, mais il ne lui donnait clairement pas sa bénédiction pour le coup. Fletch lui faisait de la peine. William n'était pas un type méchant qui aimait rire du malheur des autres. Jamais il ne l'avait vu aussi mal, pas même quand son groupe d'amis se défoulaient sur lui. Mais à l'époque il avait Chris avait lui, Chris qui avait allumé Ciaran pendant toute la durée de leur café tous les deux, comme si rien d'autre ne comptait vraiment. Peut être qu'il le jugeait trop sévèrement, peut être qu'il n'avait fait aucun effort pour l'apprécier non plus, mais voir ginger dans cet état le confortait dans son opinion de base. « Je ne comprends pas non plus. Mais clairement il ne se rend pas compte de ce qu'il fait. » Ou alors il n'en avait plus rien à faire, mais ça l'étonnait tout de même de la part du duo infernal de l'école. « Il agit un peu comme un con si tu veux mon avis. Probablement pas d'ailleurs, je suis désolé. » Lui donner son avis sur un type qu'il n'avait pas cherché à connaître pendant toutes les années lycée, parce qu'il était jaloux qu'il ait des nouvelles de Ciaran et pas lui, ce n'était sûrement pas la chose à faire. « On va prendre un café ginger. Je peux appeler Ciaran et lui demander de demander à Grayson de te rappeler. Ca te va ? » Il posa la main sur son épaule, en tentant de le pousser à l'intérieur du coffee shop, tout en veillant à ce qu'il ne s’effondre surtout pas. Clairement, l'après-midi à zoner devant Netflix allait être reportée à une prochaine fois. Voilà à quoi ressemblait sa nouvelle vie avec Ciaran in it. Will sortit son téléphone portable et envoya discrètement un texto à son frère. Dis à Grayson de rappeler Fletcher, il est dans tous ses états.
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MessageSujet: Re: take me back to the start ∆ William    Ven 9 Déc - 23:54

Le surréalisme se poursuit, et William semble tellement sûr de ce qu’il affirme qu’Adrian a du mal à le contredire. Il ne parvient même plus à parler, et l’espace d’un instant, sa tête tourne, comme s’il allait tomber dans les pommes. Ca aussi, ça lui semble une option raisonnable. Il aimerait faire un malaise et se réveiller dans son lit, près de Chris, du petit déjeuner, ce matin. Qu’ils passent la journée à faire exactement ce qu’ils avaient prévu de faire – planifier leur mariage. Le mariage. Les invitations déjà lancées, les fleurs déjà choisies. Il a même son costume en tête et sa mère a fait du repérage de robe – à défaut d’une sœur pour jouer les demoiselles d’honneur, même si la famille de Chris compense largement la modeste famille éparpillée d’Adrian. Compensait ? La nausée lui monte une nouvelle fois quand il envisage qu’éventuellement, William dit vrai, que Chris l’a quitté et que leur histoire est terminée. Comme ça, sans un mot. Il n’arrive même pas à ressentir de la colère tant l’incompréhension et la détresse occupent son esprit pour l’instant. Il se laisse pousser, las, à l’intérieur du Starbucks, mais le bruit des gens et le monde l’oppressent. Il étouffe. Il a envie de crier, de ressortir, de courir dans les rues en hurlant le nom de Chris pour le trouver quelque part, pour le secouer, le supplier. Il serait prêt à faire n’importe quoi pour que la douleur s’arrête. Pour qu’il puisse respirer de nouveau l’odeur de son fiancé, pour que tout redevienne normal. Il n’entend plus William, il a tout juste la force de se laisser tomber sur une chaise. Et puis soudain, c’est le silence : il n’entend plus rien du tout. Les gens n’existent plus, le Starbucks a disparu. Il s’enfonce dans ses souvenirs douloureux, dans la caresse de Chris le soir passé, dans les mots d’amour échangés, murmurés, bien choisis, dans leurs habitudes de couple, dans leur histoire dans son ensemble. Pendant quelques minutes, il est là, plongé dans ses souvenirs, incapable d’en jaillir, le cœur serré, les larmes dévalant ses joues, et il tente d’imaginer le futur, seul dans son appartement. Il pense à des détails idiots, comme les cadeaux de Noël déjà achetés et cachés tout en haut de son côté du placard, dans la chambre. Les dîners de famille prévus – leurs deux familles qui s’aiment si fort. Il pense à sa mère, aussi, et il n’a plus envie que de se réfugier dans ses bras. Mais il n’arrive pas à parler, se tient tant bien que mal sur son siège, tandis que le bruit refait surface. Son rythme cardiaque s’accélère – il a du mal à respirer. « Je peux pas vivre sans lui », il murmure, tandis que les larmes, elles, redoublent. « Tu me prends pour un idiot, hein ? Je suis l’idiot cocu depuis tout ce temps qui n’a rien vu venir », il lâche en essuyant ses larmes d’un revers de la manche. « Je vais mourir tellement ça fait mal. Il le sait, il le sait forcément », il répète en secouant la tête, le déni l’enveloppant de plus belle.

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MessageSujet: Re: take me back to the start ∆ William    Dim 11 Déc - 19:24

Et ce qui devait arrivait arriva. Son ancien camarade de classe s’effondre en larmes, dans une sorte de choc qui fait beaucoup de peine à regarder. William ignore pourquoi il a tenu à ce point à accompagner Fletch dans cette horrible situation, mais il ne peut décidément pas le laisser seul dans cet état après avoir été le porteur de la mauvaise nouvelle. Alors il est présent, même si il n'est très certainement pas le meilleur interlocuteur pour accueillir sa peine immense. Il est le frère de Ciaran, pire son jumeau. Un double quasi identique sur lequel il serait facile de se défouler et de rejeter la faute. Pourtant Adrian n'en fait rien, recherche presque désespérément son écoute, et son soutien. L'attitude elle même ne lui ressemble pas, c'est le désespoir qui parle à sa place. Fletch n'a jamais été un grand bavard, ni même de ceux qui s'épanchent sur l'épaule de quelqu'un qu'ils ne connaissent pas très bien. Le flot de paroles qui s'échappe de ses lèvres naît de l'incompréhension et de la souffrance qui étreint son coeur. Will n'avait pas besoin de le connaître plus que de vue pour savoir que Christopher Grayson était toute sa vie. Pendant ces longues années lycée, il les as vu fusionnels, incapable de rester l'un sans l'autre pendant ne serait-ce qu'un cours. Will comprend que son monde s'effondre, alors il tente de lui témoigner un peu de gentillesse et d'écoute en espérant qu'il soit capable de reprendre le chemin de chez lui sans s'effondrer. « Fletch. » Il l'interpelle en lui offrant un kleenex, un peu maladroitement. « Je ne te prends pas pour un idiot. Moi non plus je ne comprends pas comment ça a pu arriver. J'ai demandé à Ciaran de lui dire de te rappeler. Il va le faire, c'est ton meilleur ami. Il a peut être peur de ta réaction, peut être qu'il assume pas sa décision, et c'est franchement pas bien de sa part, mais il tient à toi, c'est certain, il va te rappeler. Tu dois te calmer. » William ne sait pas quoi faire de plus, il a l'air vraiment concerné et inquiet. « Ca va aller, courage Fletch. » William pose sa main sur son épaule et regarde son téléphone. Toujours pas de nouvelle de Ciaran. Ciaran qui doit bien s'amuser, pendant qu'il fait tout le sale boulot. Décidément. Il ne pensait pas que revoir son frère allait donner un tournant si dramatique à son quotidien.
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MessageSujet: Re: take me back to the start ∆ William    Ven 16 Déc - 17:43

Il a de plus en plus de mal à se contenir, des larmes chaudes dévalant ses joues sans qu’il ne puisse les arrêter, même avec la meilleure volonté du monde. Il regarde William qui a l’air de compatir – et d’éprouver un peu de pitié aussi – et prend soudainement conscience du monde incroyable qui les entoure et l’oppresse. Les gens lui jettent des coups d’œil discrets pour évaluer son état mental, sans doute. Il fixe Will qui doit définitivement le prendre pour l’homme trop ridicule pour comprendre ce qui lui arrive. Il a été bien berné, Adrian, le type intelligent qui vit dans ses bouquins et qui faisait le fier. Bien fait pour lui, il se retrouve tout seul à force d’avoir considéré sa relation comme acquise, indéfectible.

« Je veux rentrer chez moi », il finit par murmurer, à bout de souffle. Les larmes qui dévalent ses joues ne sont que la face visible de l’iceberg. Il se sent sur le point de craquer plus violemment, de fondre en larme, de lutter pour reprendre sa respiration tant bien que mal. Il s’accroche au gobelet de café. Il a envie de mourir, de s’assommer pour arrêter de ressentir la vague des émotions qui vient s’échouer sur son cœur en ne laissant place qu’à la tristesse, à la noirceur et à l’horreur. « Je vais rentrer », il répète en se redressant, prenant appui sur la table, tant bien que mal. Misérable, fragile, tremblant. Il essuie ses larmes d’un revers de manche et attrape son téléphone dans son manteau pour vérifier qu’on n’a pas cherché à le joindre. Mais il n’y a rien d’autre que l’écran vide, avec son fond d’écran d’un couple broyé pourtant souriant à l’époque. Il range le téléphone et jette un regard désespéré à Will, presque vide de toute capacité qu’il aurait pu avoir à se tenir ou à s’exprimer. « J’ai des copies à corriger ». L’excuse est ridicule, comme sa journée. Il ne va rien corriger du tout, il veut juste se rouler dans leur lit – son lit – pour oublier, pleurer, et prendre un médicament assez fort pour le faire dormir longtemps. Il se sent tellement fatigué. Il n’est même pas sûr qu’il va réussir à marcher jusqu’à chez lui.

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MessageSujet: Re: take me back to the start ∆ William    Dim 18 Déc - 0:20

Will est un peu perdu, il ne sait pas quoi faire. Clairement l'état du rouquin est inquiétant. Il ne veut vraiment pas l'abandonner là comme une vielle chaussette, et pourtant il ne peut pas non plus le forcer à rester si il préfère rentrer chez lui. Il aimerait seulement qu'il prenne quelque minutes pour digérer l'information, pleurer si il en a besoin, mais surtout veiller à être capable de tenir debout lorsqu'il devra reprendre le métro pour rentrer chez lui. Will n'a pas grand chose à faire, en dehors d'un rendez vous galant avec Netflix, alors il pourrait tout à fait l'accompagner, mais il ne veut pas non plus s'imposer. La situation est tout de même assez merdique. Il est le frère de Ciaran. Et si Adrian a décidé de se laisser aller à pleurer sur son épaule, ce n'est certainement pas par choix. De toutes les personnes avec lesquelles il aurait préféré discuter de tout ça, il est peut être l'avant ou l'avant avant dernière personne qu'il aurait choisi pour ça, et Will en est parfaitement conscient. De plus, bien malheureusement, l'un comme l'autre ne sont pas des inconnus dans le quartier. L'un est acteur, l'autre un écrivain à succès dont les livres se vendent comme des petits pains. « Je m'en doute, j'ai juste peur que tu fasses un malaise, qu'il t'arrive quelque chose... Je veux pas m'imposer, mais je pourrais te raccompagner, ça me ferait plaisir. Juste pour m'assurer que tout va bien ? » Rien ne va pour lui, et il pourrait tout à fait lui répliquer ça. Son intonation maladroite ne le sauvera pas d'une éventuelle réaction négative de ginger. Alors Will se saisit d'un stylo qu'il garde dans sa sacoche et écrit son numéro de téléphone sur une serviette du café. « Si tu veux pas, appelle moi au moins pour me dire que t'es bien arrivé. » Lorsqu'il parle de copie, William fronce les sourcils, sans trop comprendre comment le choc l'a amené à penser à exécuter une tâche telle que celle-ci. « Les copies, c'est pas une bonne une idée. Les étudiants sont en vacances, tu auras le temps. Repose toi, Ginger »
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MessageSujet: Re: take me back to the start ∆ William    Lun 2 Jan - 19:42

Adrian n’arrive pas à réfléchir, à peine à écouter William qui se montre pourtant loquace – et inquiet pour son bien être à dire vrai. Le rouquin ne peut s’empêcher de penser que c’est un peu ironique, cette soudaine inquiétude du brun. Parce que dans ses souvenirs pas si lointain d’adolescence, William lui vouait une haine et un dédain tous deux injustifiés et insultants qui l’ont mis à plusieurs reprises dans des postures délicates, pénibles, oppressantes, dont la seule personne capable de le sortir s’est toujours trouvé être Chris. Et maintenant, Chris est parti, et Will se montre inquiet. Adrian laisse lui échapper un rire nerveux, agacé par son cerveau qui ne peut s’empêcher de tout analyser en permanence et sans relâche. Prendre des médicaments et arrêter de penser, voilà ce dont il a besoin, là. Il n’arrive pas à reprendre le contrôle des émotions violentes qui s’emparent de lui, entre profond désespoir et lutte contre l’injustice de la situation. Il ne méritait pas d’être quitté, pas de la sorte. Chaque couple peut sans doute prendre fin, se terminer à un moment ou à un autre, et l’injustice frappe souvent l’un des deux amoureux, c’est certain. C’est une chose qu’Adrian peut envisager, apercevoir. Analyser. Il est possible bien entendu que Chris se soit lassé. Que l’amour porté par les deux jeunes hommes qu’ils étaient alors se soit fané. Mais pas comme ça. Pas sans rien dire, sans donner de nouvelles. Pas de manière aussi cruelle alors qu’il est avant tout son meilleur ami et qu’ils ont tant partagé. « Je vais prendre un taxi », il lance à Will, sa voix qui tremble en même temps que sa main sur la chaise qu’il vient de saisir pour ne pas tomber. « Merci », il ajoute, tandis que de nouveau, ses yeux s’embuent. « Je… » Il montre la porte du café et soupire tandis qu’il quitte la chaise pour tenter de gagner seul l’extérieur. La douleur le prendre aux tripes et l’empêche cela dit d’aller aussi loin qu’il l’aurait voulu. Alors, comme un enfant, il se tourne vers William, les yeux emplis de larmes, implorant. « J’y arriverais pas, en fait. Pardon », il lance tandis que les sanglots lui étranglent la gorge à nouveau. Il ne sait pas de quoi il parle, à quoi il fait référence. Il sait juste que la douleur est insoutenable.

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MessageSujet: Re: take me back to the start ∆ William    Lun 2 Jan - 20:43

William se rend compte qu'il est en train d'être adorable et il déteste sincèrement l'idée. L'acteur fraîchement propulsé au sommet par un blockbuster à succès a envie de se donner un genre. Le genre du mec détaché et cool qui gère toutes les situations avec le sourire colgate et qui ne se laisse surtout pas atteindre par le drama des autres. Les histoires familiales étant suffisamment intenses, il aurait été tout naturel pour le brun de ne pas se mêler des affaires de Ciaran et de le laisser se dépêtrer de sa situation de merde. C'était sans compter sur Fletch , ce gars qui conformément aux dires de son frère, a bien vieilli et changé de style, ce gars qui contre toute attente lui fait de la peine malgré tout. William se déteste de se mêler de ce qui ne le regarde pas. Si il a bien compris quelque chose en voyant son père frapper son petit frère, c'est bien que ça vous retombe toujours dessus quand vous vous adonnez à ce genre de petit jeu qui finit très mal. Mais maintenant qu'ils sont tous les deux assis dans ce coffee shop, difficile de faire marche arrière. Ciaran ne répond pas à ses textos, et Fletch a l'air plus mal que mal. Puis il décide de s'en aller et William le laisse faire, parce qu'il n'a pas vraiment d'autre choix. Puis le rouquin revient, en larmes, incapable de faire un pas de plus. William se lève et se dirige vers lui pour lui apporter l'équilibre qui lui manque. Et dans un choix sûrement loin de l'idée première de ne pas s'impliquer, il lui propose simplement. « T'excuse pas, je vais t'accompagner, t'en fais pas. » Il lui offre une épaule et appelle un chauffeur qu'il connait qui saura débarquer très vite et faire dans la discrétion. Une discrétion que le William sans alcool maîtrise un minimum contrairement à son double alcoolisé d'ailleurs. Une poignée de minute plus tard ils sont dans la voiture aux vitre teintée du chauffeur en question. « Il faut que tu me donnes ton adresse. »
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