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 tell me something i don't know ღ brekker siblings

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MessageSujet: tell me something i don't know ღ brekker siblings   Sam 1 Sep - 22:27

D’un long soupir, je ferme la porte du studio à double tour derrière la dernière élève de la journée. J’adore mes élèves, vraiment (du moins pour la plupart), mais le groupe des mercredis après-midi est tout bonnement éreintant. Entre les bavardages, les petites rivalités et les caprices typiques des gamines de huit ans, je passe une bonne moitié du cours à faire de la discipline et il est extrêmement pénible de réussir à répéter une série de mouvements en une seule prise. Comment des personnes peuvent être motivées à gérer cette pagaille tous es jours de la semaine est au-delà de ma compréhension.

Profitant du calme rare et précieux, je ne m’attarde pas dans la réception et file vers la salle de danse. Dieu sait que j’ai de la paperasse administrative à gérer (non contente d’être barbante, elle est sans fin), mais les mercredis soirs sont mes moments à moi, où je profite de la solitude du studio pour danser à mon tour et me faire plaisir. Je ne vais sûrement plus me produire devant qui que ce soit et mes rêves de danseuse étoile ont été mis au placard depuis des années, mais j’aime à répéter des chorégraphies ou simplement m’oublier un peu et me laisser porter par la musique. Très thérapeutique d’après le dernier psychologue qui m’a suivi et pour une fois, je suis assez d’accord.

Playlist absolument random lancée, je passe les commandes à mon corps et je me laisse porter par les notes. Un petit exercice que je fais depuis quelques semaines set qui m’amuse assez (malgré les quelques bleus que j’ai récolté) consiste à fermer les yeux et danser en me fiant à ma connaissance de la salle. Autant dire que j’ignorais la longueur exacte de la barre d’exercice, les miroirs sont bien plus proches que ce que je pensais et la pièce est un peu plus petite que prévue mais je m’améliore : j’ai réussi à ne pas me manger la porte comme la dernière fois.

Quelque peu endolorie, j’ouvre un œil pour voir l’heure. Mon œil s’arrête cependant sur une silhouette que je ne connais que trop bien. Cela n’empêche pas mon cœur de faire un salto arrière et hurler intérieurement, mais je me garde bien de montrer qu’il vient de m’enlever deux ans d’espérance de vie. Minimum. « Tu comptais faire ton gars creepy combien de temps ? Avertis merde. » Oui, bon, on repassera pour la poker face et la façade imperturbable mais je suis occupée à reprendre un rythme cardiaque normal. Pour me donner un peu de temps pour me remettre de mon micro décès, je m’élance vers mon portable et coupe court à un Freddie Mercury s’époumonant sur son envie de liberté.

Une fois la pièce revenue silencieuse, je me tourne vers mon visiteur imprévu. Imprévu est d’ailleurs le mot, mon cher frère est devenu une véritable anguille ses derniers jours et il est quasi impossible d’avoir une conversation de plus de cinq minutes avec lui. « L’enfant prodige visite les domaines familiaux ? Que me vaut l’honneur ? » Pour quelqu’un d’extérieur cela est loin d’être un accueil chaleureux mais Léo et moi, c’est une longue histoire de railleries. Le sarcasme et les vannes sont notre langage quotidien, ne pas les utiliser ne nous vient même pas à l’esprit quand on est ensemble. Je ne peux m'empêcher de me demander ce qu'il fait là quand même. D'habitude, lorsqu'il veut s'entraîner, il évite les mercredis car il sait que je suis dans la salle et vu son comportement ces derniers temps, je m'attendais plus à devoir l'attacher à une chaise pour le croiser en tête-à-tête et l'interroger sur ce qui lui arrive. Toute occasion est bonne à prendre, donc navrée frérot, ton interrogatoire va avoir lieu ici et maintenant.
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MessageSujet: Re: tell me something i don't know ღ brekker siblings   Mar 4 Sep - 13:18

Leo a déjà été fatigué dans sa vie – après une soirée entre potes, à la fin d’un entrainement intensif, ou à la fin d’une semaine particulièrement longue. Il a l’habitude, à force. Mais rien n’aurait pu le prévenir quant à l’exténuation qu’il ressent après sa première semaine au Royal Ballet – un vrai travail, avec un vrai salaire, bien loin de son emploi du temps d’étudiant. Se lever aux aurores, s’entrainer sans relâche pendant des heures, encore et encore, pour parfaire chaque pas, chaque mouvement, sous le regard critique d’un directeur qui ne voit en lui qu’un fils de. Il se tue à la tâche un peu plus chaque jour, pour ensuite rentrer et s’entrainer un peu plus dans les studios familiaux, ou sortir avec Octavia, ou boire un verre avec Sadie et les autres. Ou pour se reposer et passer un peu de temps en famille, bien que cela soit plus rare. Il ne sait pas comment sa mère tenait le coup, à l’époque. N’arrive pas à s’imaginer ce que cela sera, quand il sera plus qu’un membre de la troupe, quand il décrochera finalement un rôle principal. Il se tuera à la tâche, sans doute, mais quelle belle mort.

Les mercredis sont normalement réservés à Octavia – aller au restaurant ensemble, ou se balader en ville, ou tout simplement passer du temps dans sa chambre, à discuter de tout mais surtout de rien. Mais Octavia est occupée ce soir, un dîner important qu’elle ne peut pas rater, et Sadie est de sortie avec sa meuf, et Leo se retrouve sans vie sociale. Une première. Alors il se dit qu’une heure ou deux dans le studio de danse, avant que sa tante rentre du boulot, avant de manger, ne fera pas de mal. Manque de sommeil aidant, il en oublie que Lucile occupe le studio, tous les mercredis. Se retrouve devant le fait accompli quand il arrive.

Elle danse, à nouveau. Leo ne s’était pas rendu compte à quel point cela lui manquait, que quelque chose était définitivement brisé, jusqu’à ce que Lucile se mette à danser à nouveau. Elle dansait tout le temps, quand ils étaient gamins, tournant et tournant au milieu du salon avec leur mère alors qu’un morceau de Vivaldi jouait doucement. Elle qui était tellement plus douée que lui – avec grâce, sérénité, avec cette présence qu’elle tenait définitivement de leur mère – mais qui a tout abandonné du jour au lendemain. Là où Leo s’est réfugié dans la danse pour oublier, Lucile a jeté les chaussons. Mais elle danse à nouveau, et c’est tout ce qui important.

- The Phantom of the Operaaaaaa, Leo entonne avec un sourire satisfait alors qu’il entre dans le studio, bras ouverts. Toujours tapis dans l’ombre, à espionner, à tout voir.

Il balance son sac de sport dans un coin de la salle, avant de s’aventurer un peu plus à l’intérieur du studio. Il attrape la barre au passage, se met sur la pointe des pieds – impossible d’être en pointes avec ses baskets sans risquer une foulure, après tout – alors qu’il commence les mouvements mécaniques et répétés de tout cours de ballet qui se mérite. Comme s’il était à nouveau enfant, à prendre des cours avec Octavia, Lucile et Jesse. Comme si une éternité n’a pas passé depuis.

- Vous ne m’avez pas payé mon salaire ce mois-ci, Miss Brekker,
continue-t-il sur sa lancée de références Broadway, avec une voix qui se veut beaucoup plus barytonne que son ton naturel. Et Miss Daaé était occupée ce soir, malheureusement, alors je me tourne vers vous pour me distraire.

Il lui offre un sourire moqueur de plus, évidemment. Mieux vaut plaisanter de choses sans grande importance que de penser un peu plus en détails à Octavia – au fait qu’elle est à un dîner du Ministère de la Magie, qu’elle est une sorcière, qu’il n’a toujours pas avoué la vérité à Lucile. Qu’il ne sait même pas comment aborder le sujet, comment elle réagira, ce qui se passera ensuite. Ce que cela veut dire, pour elle, pour eux, pour leurs parents. Non. Mieux vaut continuer de plaisanter sur le fantôme de l’opéra, c’est mieux pour tout le monde.

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    I'm getting sick of the beginnings and always coming to your defenses I guess it's good to get it off my chest I guess I can't believe I haven't yet you know I got my own convictions and they're stronger than any addiction and no one's winning
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