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 meowing & apologizing | marael

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MessageSujet: meowing & apologizing | marael   Lun 16 Juil - 14:39

Rafael ne sait vraiment pas pourquoi il a accepté cette invitation. A tous point de vue ceci ressemble à une très mauvaise idée. Rejoindre Marius Nott dans un bar un chat moldu pour discuter de ce qui fut somme toute très embarrassant pour tout le monde ? Il y avait des situations beaucoup moins angoissantes à considérer avant celle-ci, indéniablement. Pour autant, les deux se retrouvent l'un en face de l'autre, dans un coffe shop tout ce qu'il y a de plus étrange à aborder un sujet qui se serait presque passé de commentaires. L’incident sous véritasérum n'est effectivement pas un souvenir très plaisant pour Rafael et l'idée d'en discuter fait naître chez lui quelques signes de nervosité facilement reconnaissables maintenant qu'il a déversé tout ce qu'il avait sur le cœur sous l'effet de la potion. En effet, si il n'est pas très démonstratif, ou même loquace sur ses sentiments, Rafael a toujours fait preuve d'une grande expressivité, comme si son corps voulait se charger d'exprimer pour lui, ce que ses lèvres refusent de phraser. Alors pianotant sur le bois de la table, son regard se perd sur les chats perchés un peu partout dans la pièce. Fuyant le regard intelligent de Marius qui l'observe, il finit tout de même par maladroitement amorcer la conversation. « C'est un endroit... Original ? Je ne savais pas que vous aimiez à ce point les cafés moldus. » La fin de la phrase est un peu plus cynique qu'il ne l'aurait voulu. Il faut dire que leur rencontres chez Starbucks lui a laissé un sourire impérissable. Si il est là pour quelques excuses, il ignore encore pourquoi il a accepté cette folle invitation. Un bar à chat, on peut difficilement faire plus excentrique. « Enfin... J'imagine qu'on y sera plus tranquilles qu'au Chaudron Baveur ou dans votre boutique. » Les gens jaseraient.
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MessageSujet: Re: meowing & apologizing | marael   Mar 17 Juil - 9:13

Convier Morello au London Cat Village n'avait pas été aussi simple que Marius avait pu le laisser entendre. Pour quelqu'un qui ne se préoccupait guère de l'opinion d'autrui, il avait honte, incroyablement honte. L'épisode du Starbucks était toujours gravé dans sa mémoire en un souvenir désagréable, presque douloureux, et présenter des excuses lui semblait nécessaire. Ce n'était même pas une excuse pour recroiser la route de l'officier, pas vraiment. Non, ça, c'était le bonus de toute cette histoire bizarre. Le seul détail, à la réflexion, que Marius n'avait pas envie d'effacer. Difficile de prétendre le contraire de toute façon, après le discours si cru et empressé qu'il avait tenu sous Veritaserum. Droit comme un i sur son siège, un rien mal à l'aise – une grande première dans sa vie d'adulte – il cherchait tant bien que mal à accrocher le regard du flic, qui semblait aussi fuyant que lui était gêné. Great. Certes, les nombreux chats et la charmante décoration offraient une distraction intéressante mais Marius doutait que Morello soit en recherche d'inspiration pour son appartement ni même un grand admirateur de félins. Il haussa un sourcil, surpris d'une pareille entrée en matière, avant de hausser les épaules en secouant la tête, presque amusé. Presque, le détail important. « Je n'ai rien contre les moldus, aussi étonnant que ça puisse paraître » ironisa-t-il, un rien mauvais. Il n'avait rien à prouver à qui que ce soit, même à Morello, et n'allait certainement pas se lancer dans un discours enflammé sur le dégoût que lui inspirait l'idéologie qui avait mené ses parents à leur perte. Pas que ce fût utile de toute manière, la communauté magique avait déjà tacitement statué sur son cas. « Effectivement, oui. Et puis il me semblait nécessaire de faire ça en terrain neutre » Loin des regards indiscrets, plutôt. Après une seconde d'hésitation, il précisa, maladroit : « mes excuses, je veux dire. Par rapport à ce qui est arrivé, lorsque je vous ai croisé » Avec Vesper en première loge, qui semblait s'être amusée comme une folle. Marius un peu moins. Quant à Morello, il suffisait d'un coup d'œil pour comprendre qu'il était encore plus mal à l'aise maintenant qu'il ne l'était lorsque Marius se cantonnait aux regards un peu trop appuyés et aux réflexions pleines de sous-entendus.
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MessageSujet: Re: meowing & apologizing | marael   Mar 17 Juil - 9:42

« Ce n'est pas ce que j'insinuais. » Rafael se sent obligé de préciser. Il sait très bien ce que les gens pensent de Marius Nott, il sait très bien ce que sa supérieure pense de son business aussi. Égoïstement, sa remarque concernait plutôt leurs rencontres répétées dans ce genre d'établissement, dont la dernière en date qui mérite tout de même une honorable mention. Même sans être né Nott, peu de sorciers s'éloignent finalement des terrains connus pour apprécier le calme d'un café moldu. Il est vrai qu'il est encore plus rare d'y voir un fils Nott, même si ici en l’occurrence, la rareté de l’événement n'est plus tellement un argument valide. Rafael le laisse s'exprimer cela dit. Il est venu pour lui laisser cette opportunité, et il n'est de toute évidence pas du genre à monopoliser une conversation, en particulier quand le sujet de celle-ci le met aussi mal à l'aise.

Le commentaire de Marius sur le cadre, lui arrache un rire en revanche. La neutralité du terrain est en effet discutable sur certains points. La décoration reflète plus la flamboyance de Marius que la froideur involontaire de Rafael. Étonnamment, si Rafael n'aurait jamais imaginé un Nott évoluer dans ce genre d’environnement, il aurait pu tout à fait imaginer Marius derrière le comptoir d'un bar à chat comme celui-ci. Ce genre de business lui ressemblerait sans toutefois jouer dans l'illégalité, ce qui lui manquerait sans doute à terme. Marius est un homme libre, qui n'a que trop peu de considérations pour la loi lorsqu'il s'agit de limiter sa créativité en termes de potions en tout genre. Il n'est pas le seul, mais son statut un peu particulier lui cause plus de soucis qu'aux autres.

Lorsqu'il mentionne les excuses à venir, Rafael hoche la tête, vite interrompu par un félin en manque d'attention qui vient se frotter contre la table. « Ce n'est pas vraiment de votre fait. Verser du véritarsérum dans des boissons moldues est tout à fait illégal, même si certaines personnes pensent que c'est plus amusant que dangereux. » La loi, toujours la loi. Inspecteur Javert des temps modernes en action, Rafael s'y accroche toujours un peu trop désespérément.
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MessageSujet: Re: meowing & apologizing | marael   Mar 17 Juil - 19:14

Un sourire froid vint figer un peu plus le visage crispé de Marius. « Vous seriez bien le seul, Morello » grinça-t-il, glissant une main sur la tête du chat qui venait de s'installer à ses côtés en une touche dramatique qu'il n'arrivait même à apprécier, trop focalisé qu'il était sur l'homme qui lui faisait face. Une telle réflexion n'aurait pas dû tant le déranger. Il savait pertinemment qu'on attendait un certain comportement de sa part, que son seul nom de famille était synonyme de haine et d'un racisme que nombre de ses anciens camarades de classe estimaient naturel, presque culturel. Pourquoi s'épuiser à se défaire de cette image ? La couche bien-pensante de la société magique ne lui ferait jamais vraiment confiance et Marius avait appris depuis bien longtemps à ne compter sur personne, sinon une minuscule poignée de gens rencontrés au bon moment. Les Ehsan seulement, si on réfléchissait bien. Morello ne faisait pas exception à la règle, il était la règle, l'incarnation des principes moralisateurs du Ministère, de son indécrottable suspicion. C'était la raison même de leur première rencontre, les doutes qui planaient sur lui et ses affaires. Et, certes, le Ministère n'avait pas tout à fait tort à son sujet mais ses petits trafics n'avaient jamais fait de mal à personne. Leur mépris, en revanche, c'était une autre histoire. Marius n'excusait en rien le chemin qu'avait pris Nora et tous les autres, mais comment aurait-il pu en être autrement ? Les fautes de leurs parents avaient jeté l'opprobre sur leur avenir et personne ne s'en était vraiment soucié jusque-là, maintenant qu'il était trop tard. C'était toutefois un autre problème.

Entendre rire Rafael lui fit du bien et il s'autorisa un sourire, un vrai, un sourire de gamin fier. Fugace mais suffisamment important pour le détendre, un court instant seulement. Après tout, il n'était pas là pour amuser la galerie, ni même seulement Morello. Les excuses, évidemment. Qu'il les accepte ou non n'avait pas vraiment d'importance pour Marius, mais elles devaient être faites. Le brave officier en ferait bien ce qu'il voulait. « Vous réalisez que je me contrefous royalement de ce qui est légal ou non dans cette histoire ? Ce n'est pas mon problème et aussi choquant que ça puisse être pour vous, ça ne devrait pas être le vôtre non plus » N'avait-il donc jamais de répit ? « Et n'oubliez pas que les potions sont mon domaine. Le Veritaserum délie les langues, il n'inspire pas de mensonges, même si je dois reconnaître que se cacher derrière cette excuse est très tentant » Très, très tentant. Si tentant qu'il avait un temps réussi à calmer ses nerfs en l'utilisant mais Marius n'était pas assez bête pour se tromper lui-même avec une bêtise aussi grosse. « Peu importe la situation, potion ou pas, je n'avais pas le droit de vous déballer tout ça. Irriter les gens est, certes, une grande passion. Les mettre volontairement aussi mal à l'aise en revanche ne me plaît pas spécialement. Vous n'êtes pas obligé de me croire évidemment mais je suis sincèrement navré que vous ayez eu à entendre ça » Ce n'était pas si difficile finalement. Presque libérateur en fait. « J'ai rarement honte, vous savez ? La vie est bien trop courte et compliquée pour ça. Je ne pensais pas faire un jour une exception. D'un autre côté, je n'imaginais pas non plus faire des avances aussi détaillées à qui que ce soit » Surtout pas à vous, songea-t-il. Ce n'était pas le moment, vraiment pas.
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MessageSujet: Re: meowing & apologizing | marael   Mer 18 Juil - 10:45

Un monde les sépare et ils le savent. Ils n'ont pas grand chose en commun à bien y penser. Rafael né moldu sans histoire, Marius héritier d'une réputation qui lui collera toujours à la peau. L'un œuvre pour la loi, l'autre a pris l'habitude de la détourner de toutes les manières possibles. Les voir ainsi réunis dans ce bar à chat est aussi exceptionnel qu'excentrique finalement. Le sujet de leur conversation l'est d'ailleurs tout autant. Rafael n'est pas venu jouer les rabats joie cela dit, même si il excelle involontairement dans cet art là la plupart du temps. Son esprit méticuleux a toujours pris soin de se rattacher aux règles. Celles-ci sont souvent simples et claires comme de l'eau de roche, rassurantes... en contradiction totale avec la confusion qui règne souvent en maître dans son esprit finalement. Il y a des choses que le brun n'explique pas, mais son travail avait au moins le mérite de s’affranchir de cette complexité jusque là. Nott pose une question morale importante. Une question à laquelle il n'est pas si facile de répondre. Il n'est ni irréprochable, ni fondamentalement mauvais. Un entre deux énigmatique et problématique pour le policier dont la supérieure n'apprécie que trop peu la nuance. Rafael est déstabilisé, mais le sentiment est plus aliénant que désagréable.

Les excuses fusent, et Rafael hoche la tête, même si il reconnaît aisément trouver un certain confort dans l'idée de se confondre en blabla juridiques. Ce n'est pas ce qui intéresse Marius évidemment, et si il aurait pu parfaitement s'en douter, il n'en reste pas moins déstabilisé par cette franchise vulnérable et pudique. Cette vérité là, n'est pas aussi abrupte qu'une vérité sous véritasérum et pourtant paradoxalement bien plus plus authentique en somme. Rafael en est surpris, et c'est avec toute sa maladresse naturelle qu'il s'exprime à son tour. « Merci. Peu de gens prennent cette peine. » L'égo est bien souvent la top priorité des gens en général, une top priorité qui se fout un peu de la peine causée dans l'équation. « Il y a des choses que j'aurais préféré ne pas dire non plus. » Réagir en évoquant ses propres faiblesses et son incapacité à connecter avec qui ce soit n'était pas vraiment dans les plans de Rafael. Lui aussi a dit des choses beaucoup plus personnelles, des choses qui l'ont rendu plus vulnérable aux yeux de Marius, que la pitié pousse sans doute à présenter des excuses. « Mais je suppose qu'il faut faire avec maintenant. Épargnez moi juste la pitié et tout ira bien, nous n'avons pas besoin d'en parler pendant des heures. » Son amie exubérante a de quoi se moquer du policier pour une décennie.
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MessageSujet: Re: meowing & apologizing | marael   Sam 28 Juil - 22:02

Marius était généralement bien trop fier pour présenter des excuses à qui que ce soit. Ou ne s'intéressait pas suffisamment aux autres pour en ressentir le besoin. Avec Morello, c'était différent, d'une certaine manière. Il n'était pas certain de savoir comment, ni pourquoi d'ailleurs. Certes, l'officier n'était pas désagréable à regarder et son comportement soulevait des questions que la curiosité naturelle de Marius ne lui permettait pas d'ignorer ─ mais il restait un flic, un étranger à ses petites habitudes, un élément perturbateur dans une existence en apparence chaotique mais réglée comme du papier à musique. Rafael Morello n'avait rien à faire dans son quotidien et ça, Marius le savait très bien. Ça ne l'empêchait pas de vouloir en savoir plus, de chercher à tout prix sa compagnie, même si ça signifiait devoir se livrer à un exercice qu'il méprisait. Un exercice dont, aujourd'hui, il semblait avoir besoin. Un rien mal à l'aise, il évitait le regard de l'officier, un peu trop concentré sur la bague qui ornait son annulaire gauche. « Exact, oui » murmura-t-il, sans rebondir avec son habituelle dynamisme. S'amuser avec les autres, avec leurs déclarations et les faux-semblants dans lesquels ils se ficelaient était l'une des grandes passions de Marius, une discipline presque élevée au rang d'art avec le temps. Pas aujourd'hui, pas maintenant. Il se redressa devant l'aveu surprenant de Morello, décontenancé, haussant les sourcils d'étonnement, incapable toutefois d'en demander plus. Il avait vu toute cette histoire comme une erreur de sa part, une grande, une monstrueuse erreur profondément gênante. L'idée que l'autre homme puisse regretter quoi que ce soit, si ce n'était d'être entré dans ce fameux Starbucks, ne lui avait même pas traversé l'esprit. Et Rafael n'en avait décidément pas fini de l'étonner. « La pitié ? » répéta-t-il lentement, toujours sans comprendre. Finalement il éclata de rire, faisant fuir le chat qui avait décidé de lui tenir compagnie jusque-là. Un rire frais, spontané, qui le surprit lui-même par sa clarté. Une fois son calme retrouvé, Marius baissa un instant les yeux, la bouche agitée par une envie de sourire qu'il ne parvenait pas tout à fait à contenir. « Pourquoi devrais-je avoir pitié de vous, Rafael ? » Le prénom lui avait échappé, glissant de ses lèvres avec une facilité déconcertante. Il releva les yeux, la tête légèrement penchée, comme si Morello était un mystère particulièrement compliqué à déchiffrer. « Vous réalisez que je n'ai pas été choqué ni particulièrement peiné par ce que j'ai pu entendre, non ? Je n'ai rien d'une âme sensible, loin de là. Et rassurez-vous, avoir pitié de qui que ce soit n'est pas franchement dans mes habitudes » ajouta-t-il avec un bref ricanement. Ils n'étaient plus sous Veritaserum mais ça n'empêchait pas d'être honnête. Après tout, Marius lui avait déjà avoué bien pire, à grands renforts de détails.

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MessageSujet: Re: meowing & apologizing | marael   Sam 11 Aoû - 0:35

Marius Nott éclate de rire et un instant Morello sent son cœur s’arrêter. Si au fond de lui il sait pertinemment que l’apothicaire ne cherche pas à se moquer de lui, son rire le heurte d’une manière indéfinissable. Un instant il songe tout simplement à quitter les lieux, poussé par une impulsivité qui vise clairement à le protéger de ce genre de situations intrinséquement problématiques. Rafael se sent vulnérable comme jamais, un sentiment qu’il n’a ni appris à célébrer, ni à analyser. L’air lui manque, malgré les fenêtres entre ouvertes et la nervosité le pousse à amorcer un geste pour se lever.

- C’était une mauvaise idée de venir ici. Merci pour les excuses.

La contradiction de ses paroles ne le frappe pas immédiatement, mais la suite du discours de Nott le retient toutefois. Rafael se laisse de nouveau tomber sur sa chaise et prend une inspiration, loin d’être détendu, malgré l’ambiance reposante du lieu. Il avale une gorgée de thé à la recherche de courage et se lance finalement dans une réponse qui donne l’impression d’un mélange d’honnêteté brutale et de vulnérabilité.

- J’imagine que vous savez vous aussi ce que c’est que d’être différent. La pitié c’est un sentiment qui revient très souvent.

Trop souvent. Rafael aurait aimé ne pas se dévoiler autant. Quelque part, et même si Marius n’est pour rien dans cette histoire, il a l’impression d’avoir été violé dans son intimité. Le voilà donc revenu à une situation bien désagréable où il se retrouve à s’excuser d’être celui qu’il est. Savoir qu’il ne doit aucune excuse à qui que ce soit ne l’empêche pas de se sentir en inadéquation totale avec les standards attendus chez les garçons de son âge. Pour ne rien arranger Marius Nott le rend encore plus confus qu’il ne l’est déjà. Tantôt moqueur, tantôt compréhensif, Rafael est pris au dépourvu par l’absence totale de sens de cette relation. Tout chez Marius Nott lui semble étrange et incohérent.

- Enfin...Le mal est fait de toute façon. Il ne sert sans doute pas à grand chose d’en parler pendant des heures.

La faute de personne, mais il n’y a pas grand chose à faire maintenant si ce n’est oublier qu’ils ont un jour partagé toutes ces choses. Des vérités se sont échappées, des excuses ont vu le jour, le plus dur maintenant sera de vivre avec l’intimité involontaire qui est née de cette histoire. Inutile de dire que cela chance beaucoup de choses. Pour ajouter au ridicule de cette situation un chat noir vient de frotter contre Marius espérant sans doute l’inciter à lui concéder quelques miettes de sa pâtisserie.

- Pourquoi cet endroit spécialement ?

Il y a de quoi se poser la question, en réalité. Cette entrevue en elle même n’a vraiment aucun sens.
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MessageSujet: Re: meowing & apologizing | marael   Mer 12 Sep - 18:51

Le problème, lorsqu'on passait son temps à se comporter comme si l'avis des autres importait peu, c'est qu'on ne comprenait que trop tard toute la mesure de son erreur une fois face à quelqu'un dont l'opinion avait de l'importance. Marius avait pourtant bien débuté, avait choisi jusque-là ses mots avec soin, s'était fait violence pour faire preuve de délicatesse. Avait compris, sans trop se l'avouer, qu'il accordait à l'avis qu'avait Morello sur lui plus de crédit qu'à celui de la plupart des gens. En le voyant esquisser un geste pour se lever, il réalisa qu'il était un peu vite retombé dans ses vieux travers. La force de l'habitude, évidemment. Incapable de dire quoi que ce soit, immobile, il l'observa un instant, surpris, peiné aussi. Morello ne disparut pas pourtant et le soulagement de le voir rester assis là tomba sur les épaules de Marius comme une chape de plomb, soudaine et lourde, presque étouffante. Il jouait là un jeu dangereux et il n'était pas certain de vouloir en prendre conscience. Trop compliqué, trop lourd de conséquences aussi. Ils venaient d'univers totalement différents, n'avaient pas grand-chose en commun. Cependant, Marius ne pouvait s'empêcher de vouloir en savoir plus, quitte à trahir ses principes et même, surprise, à offrir sa confiance à l'officier qui avait pourtant les moyens de lui rendre la vie très difficile. Ceci dit, l'occasion s'était déjà présentée, plusieurs fois sans doute, et il ne l'avait pas saisie. Ça voulait bien dire quelque chose, non ? Marius baissa les yeux, songeur. Cette idée-là aussi était dangereuse. Rafael n'était peut-être qu'un brave type doté d'un peu plus de jugeote que la plupart de ses semblables. Il n'y avait peut-être rien d'autre à lire entre les lignes. Peut-être, peut-être. Un peu de Veritaserum n'aurait pas été de refus, là, tout de suite. « On apprend à ignorer ce genre de choses avec le temps, vous verrez » souffla-t-il, bien plus doux qu'il ne l'aurait voulu. Il se redressa, un sourire étirant lentement ses lèvres. Il y avait beaucoup de choses que Marius avait appris à ignorer et la pitié avait une très bonne place dans la liste.

La douceur, sincère et inédite, laissa place à une gaieté moqueuse, bien plus habituelle chez lui. Nul besoin d'être un legilimens hors pair pour comprendre que l'épisode du Veritaserum ─ et toutes les charmantes réflexions qu'ils avaient échangé ─ était source de gêne pour le charmant officier. Adorable, vraiment. Touchant aussi et c'est certainement pour cela que Marius acquiesça, retenant à grand peine son sourire. « Nous n'en parlerons plus, promis » fit-il avant de faire mine de verrouiller ses lèvres et de jeter la clé. Ça ne signifiait pas pour autant qu'il avait l'intention d'oublier, loin de là, mais tout aussi impertinent qu'il pouvait être, Marius avait tout de même un minimum de respect pour les autres. Du moins, pour les gens qui lui en manifestaient aussi. « Et pourquoi pas ? reprit-il, après avoir un instant délaissé l'autre sorcier au profit d'un chat particulièrement collant. Les gens sont accueillants, les chats aussi, le café est plutôt bon et même si je ne suis pas un grand fan de la déco, c'est toujours plus sympathique que le Chaudron Baveur. Au moins ici, la compagnie est agréable et ne vomit pas son racisme désuet dans mes oreilles. Que demander de plus ? » Il haussa les épaules, repoussant son assiette d'une main et retenant le chat clairement intéressé par celle-ci de l'autre. Peut-être était-il temps de se taire, finalement, mais Marius n'avait jamais été très doué en matière de bonnes décisions et autres choix judicieux. « Ça vous surprend encore, que je sache vivre avec mon temps ? lança-t-il, moins sûr de lui cette fois. Je sais que mes semblables ne sont pas tous fréquentables mais vous ne croyez pas que c'est un peu hypocrite d'attendre le pire chaque fois que nous faisons quoi que ce soit de raisonnable ? À moins que ce soit le côté bar à chats qui vous ait surpris ? Oubliez ce que je viens de dire dans ce cas, ce n'est pas... pas important » Il avait lui-même du mal à croire ce mensonge mais admettre que c'en était un revenait à admettre qu'il n'était pas si insensible aux tumultes que vivait la communauté magique ces derniers temps et, franchement ? Marius n'était pas prêt à faire de ce genre d'aveux. Il avait travaillé trop dur pour se détacher de tout ça et le faire accepter de tous·tes, ce n'était pas le moment de faire marche arrière pour jouer les activistes.
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