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 leoctavia | ruin your faith with casual lies

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MessageSujet: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 17 Juin - 2:03

Tout bien considéré, ce n'était définitivement pas l'idée du siècle mais après ce fiasco si public avec Leo, il était difficile de faire pire. Et, cette fois, Octavia était préparée, parée à toute éventualité. Du moins, c'est ce qu'elle ne cessait de se répéter depuis qu'elle avait forcé la porte d'entrée des voisins d'un alohomora discret. Ils n'étaient pas là de toute manière et elle ne leur voulait pas de mal. Il fallait juste qu'elle récupère son bien. Trois fois rien, juste une stupide pièce qu'elle avait oublié jusqu'à ce que son imbécile de petit frère ne fasse l'étalage de sa maigre fortune faîtes de mornilles ramassées au fond des poches et de quelques gallions offerts par leur père, après un autre discours un rien fumeux d'Esteban sur le système bancaire moldu. À la réflexion, nombres de ses idées bancales étaient inspirées par ses frères. Peut-être y avait-il matière à réfléchir ─ mais plus tard. Pour l'heure, elle devait agir, vite et bien.

S'il était évident que tout le monde à la maison avait remarqué sa mauvaise humeur de ces dernières semaines, personne n'avait été suffisamment courageux pour lui faire la moindre remarque, pas frontalement du moins. Même le paternel qui ne versait pourtant pas dans la subtilité s'était contenté de poser quelques questions discrètes, bien sûr soucieux ─ quand ne l'était-il pas après tout ? Sa mère, quant à elle, s'était calmée sur les éloges à rallonges sur le neveu de la voisine, sans doute vaguement consciente qu'il s'était passé quelque chose. Elle lui avait malgré tout été d'une aide précieuse ─ inconsciemment, bien sûr ─ lorsqu'Octavia avait réalisé qu'elle devait impérativement récupérer ce maudit gallion qu'elle avait bêtement balancé en guise de preuve dans un élan désespéré pour convaincre Leo qu'elle lui disait la vérité. Aller le réclamer lui avait traversé l'esprit mais elle avait très vite écarté cette hypothèse. Il y avait forcément un autre moyen. Les effrayantes connaissances de sa mère à propos de l'emploi du temps des uns et des autres dans le quartier lui avaient soufflé la suite. Après tout, elle n'avait pas besoin de Leo pour reprendre son gallion, au contraire. Elle s'en sortirait mieux s'il n'était pas là. Alors évidemment, il avait fallu vérifier les dires de sa mère, qui ressemblaient plus à des élans de sollicitude à peine voilée qu'à de vrais tuyaux exploitables mais elle avait fini par trouver une fenêtre suffisamment large, suffisamment sûre pour mettre son plan à exécution.

Seulement le plan était bien plus simple en théorie que dans la pratique. Get it, get it, get out. Octavia connaissait les lieux, y avait passé des après-midis entiers, et c'était bien là le problème. Elle n'avait pas compté sur les souvenirs mais elle n'avait pas fait toute cette route ─ traverser la rue et le hall d'entrée, un exploit ─ pour se laisser avoir par une vague de nostalgie. Le chemin jusqu'à sa chambre, elle ne l'avait pas oublié non plus. Octavia, nostalgie, un à zéro.

Perturbée par l'inefficacité de l'accio qu'elle s'empressa de lancer en ouvrant la porte, elle laissa échapper un soupir irrité. Réessaya, sans succès. Où avait-il bien pu laisser traîner ça ? Elle se demanda un instant s'il avait tenté de s'en servir, quelles explications il avait pu fournir si on lui avait demandé d'où il sortait cette pièce étrange. Peut-être l'avait-il jetée, comme il avait jeté sa confession. Il ne s'agissait que de suppositions et Octavia avait besoin des certitudes. D'être certaine que cette petite erreur ne reviendrait pas la hanter, d'une manière ou d'une autre. Et, objectivement, elle savait très bien que fouiller ici et là était stupide et vaguement malsain, qu'il n'avait pas caché son gallion entre les pages d'un livre et qu'elle n'avait pas non plus le droit d'être ici. Pas l'idée du siècle donc, mais ça aurait pu être pire. Ça pouvait encore empirer mais elle était bien trop sûre d'elle, bien trop absorbée par le bouquin qui traînait sur le bureau aussi, pour s'en rendre compte.
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 17 Juin - 16:12

Le problème, lorsqu’on arrive fin-juin, n’en est pas vraiment un – les cours commencent doucement à se terminer, le Summer Ballet vient de passer, et avec lui les nombreuses répétitions et représentations, et tout à la Royal Ballet School sent bon l’été, la détente, et les iced latte. Mêmes les profs ont fini par plus ou moins abandonné l’affaire – ce n’est plus maintenant qu’ils vont recaler quelqu’un, après tout – et laisse la liberté aux étudiants de faire comme bon leur semble. Ce qui, pour Leo et Sadie, est synonyme de conneries en tous genres. Ils passent leur matinée en cours de danse moderne à revisiter la chorégraphie de Time of my life, même s’il connaît les mouvements de Patrick Swayze depuis qu’il a huit ans, puis passent l’après-midi à imaginer une version contemporaine du Lac des Cygnes, au grand dam de leur professeur de pointes qui ne peut s’empêcher de face-palmer toutes les trois secondes.

Autant dire qu’ils fichent tous le camp assez rapidement au lieu de rester à l’école pour s’entrainer une ou deux heures de plus – après une année aussi intensive que la leur, ils méritent bien quelques semaines de répits avant le grand saut dans le vide de la vie adulte. Sadie suit Leo jusqu’à la station de métro la plus proche, et arrive à le convaincre de sortir ce soir pour boire un verre ensemble – rien de bien prestigieux, juste une bière avec le reste de la troupe pour décompresser un peu. Leo accepte sans grand mal à l’appel de l’alcool et d’un bar en terrasse, et ils s’accordent sur une heure de rendez-vous. Ce qui laisse à Leo assez de temps pour rentrer chez lui, se détendre un peu, puis retourner en ville.

Evidemment, l’univers en a décidé autrement. La maison est vide lorsqu’il rentre chez lui, si ce n’est parce qu’il rentre toujours au moins une heure avant sa tante. La maison est vide, oui, mais sa chambre est une toute autre affaire. Il manque la crise cardiaque à la vue d’une personne fouillant dans ses affaires, avant de ne reconnaître la chevelure afro et la peau basanée d’Octavia. Génial. Exactement ce qu’il lui fallait après une journée sans prise de tête. « La curiosité est un vilain défaut, » ne peut-il s’empêcher de soupirer en faisant son entrée dans la chambre. Il balance son sac de sport dans un coin, pose son téléphone et ses clés sur sa table de nuit, et se laisse tomber comme une masse sur son lit. « Si tu cherches la weed, j’ai bien peur d’avoir fini le stock la semaine dernière, » continue-t-il d’un ton las. Comme s’il avait besoin d’Octavia et sa mauvaise humeur permanente aujourd’hui, tiens.

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 17 Juin - 17:04

Elle se figea en entendant sa voix, manqua d'ailleurs d'en lâcher le bouquin qu'elle avait ouvert une minute plus tôt. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Octavia faillit demander, avant de se raviser. La réponse était plutôt évidente ─ elle n'avait pas oublié qu'elle était chez lui ─ mais ça n'expliquait pas ce qu'il faisait là maintenant. C'était bien la dernière fois qu'elle accordait la moindre importance à ce que lui racontait sa mère sur les voisins. « Je ne vois pas de quoi tu parles » lâcha-t-elle avec hauteur avant de reposer le bouquin. Elle croisa les bras en le regardant s'étaler sur son lit sans grande grâce. Il lui semblait moins fatigué que la dernière fois mais pas moins hostile, évidemment. S'était-elle attendue à autre chose ? Peut-être un peu, bêtement optimiste qu'elle était. Pas qu'elle avait imaginé tomber sur lui à nouveau, surtout pas ici, mais ─ yeah. Elle détourna le regard, le souvenir de leur dernière conversation encore frais dans sa tête. On lui avait souvent répété qu'elle n'obtiendrait pas toujours ce qu'elle désirait mais jamais elle n'avait imaginé que ça puisse être si cruellement vrai, pas plus qu'elle n'avait pensé qu'elle souhaiterait revenir aux silences gênés et aux petits mensonges qu'elle lui avait servi durant sa scolarité ─ tout plutôt que ce ton blasé qu'on offrait à ceux dont on souhaite se débarrasser. « Ne le prends pas mal mais c'est vraiment pas vers toi que je me tournerais pour en avoir » répliqua-t-elle, piquée au vif par son flagrant désintérêt. Elle eut un bref regard pour le sac qu'il avait abandonné dans un coin avant de se tourner vers lui, sans toutefois oser l'observer. « Qu'est-ce que tu en as fait ? De mon gal- de ma pièce ? Je sais qu'elle n'est pas là » J'ai regardé partout, faillit-elle ajouter mais elle parvint à se retenir. D'abord parce que ce n'était pas tout à fait vrai, ensuite parce qu'elle avait une idée assez précise de l'image que ça renverrait. Qu'il ne la croit pas était une chose mais mieux valait éviter de lui donner des raisons de croire qu'elle était complètement cinglée. Ou pire, d'en parler à sa tante qui ne manquerait pas d'en toucher deux mots à ses parents et, non, vraiment, c'étaitl a dernière chose dont elle avait besoin.
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 17 Juin - 17:48

Fut un temps où Leo et Octavia pouvaient entrer chez l’autre sans frapper, se servir dans le frigo, et faire comme chez eux. Si Leo n’était pas à la maison, sa tante savait qu’elle pouvait le trouver chez les voisins, et Octavia utilisait régulièrement leur humble demeure pour se cacher et éviter les repas mondains de ses parents. Collés l’un à l’autre du soir au matin, et à s’envoyer des signes par la fenêtre au lieu de s’endormir à une heure correcte. Mais ça, comme le dirait l’autre, c’était avant. Avant qu’Octavia ne prenne ses distances et ne perde ses privilèges chez les Brekkers. Avant que leur amitié ne devienne l’ombre d’elle-même. Et sous les grands airs je-m’en-foutistes que Leo se donne, il ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au cœur à la vue d’Octavia dans sa chambre. A l’idée qu’elle pourrait si facilement trouver sa place entre ces quatre murs.

Il lève les yeux au ciel quand elle lui répond d’un ton sec. Génial. En plus elle est de mauvaise humeur, ce qui veut dire que son petit jeu d’Ocean’s One va se terminer en une dispute de plus. Et, très franchement, Leo n’est pas d’humeur pour ce genre de choses. Il a juste envie de prendre une douche, de s’assurer que ses plans avec Sadie ne sont pas annulés à la dernière minute, et d’aller se bourrer la gueule avec des amis qui apprécient sa présence. Mais non. Le voilà coincé avec Octavia à la place, tout ce qu’il y a de plus sympathique. Il ne peut néanmoins s’empêcher de sourire un peu lorsqu’elle le remet à sa place sur l’herbe aromatique qui ne pousse définitivement pas dans son jardin – et qu’il ne fume définitivement pas, sportif éthique et responsable, tout ça. Mais le sourire se perd vite avec la phrase d’après, la raison de sa présence. Ah. C’est donc ça. « Donner, c’est donner. Reprendre, c’est voler, » ne peut-il s’empêcher de chantonner comme un gamin. Là est tout le problème avec Octavia ; elle fait ressortir le côté le plus immature de Leo. « Tu parles de ça ? » lui demande-t-il en sortant la pièce de sa poche pour la brandir, avant de la sécuriser dans son poing fermé pour empêcher Octavia de la choper au passage. « C’est drôle. L’antiquaire m’a dit que c’est de l’or véritable, mais il est incapable de définir son origine. Tu l’as trouvée où ? »

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 17 Juin - 18:29

S'il semblait trouver tout ça très distrayant, Octavia, elle, ne s'amusait guère. Levant les yeux au ciel, elle lâcha un bruyant soupir, autant agacée par sa répartie digne d'un gamin de dix ans que par le total manque de recul dont elle faisait preuve. Elle savait qu'il cherchait à l'irriter pourtant, mais non, elle tombait tout de même dans le piège, sans hésiter. « Hilarant, vraiment » grinça-t-elle avant d'écarquiller les yeux devant le gallion. C'était donc pour ça qu'un accio n'avait rien donné, parce que ce petit imbécile l'avait gardé sur lui. Génial. Crispée, elle lui jeta un regard mauvais, le temps d'une seconde, peut-être deux avant de se focaliser sur la pièce, évaluant mentalement ses chances de s'en emparer sans faire trop de dégats. Instinctivement, sa main droite avait filé dans sa propre poche, serrée sur sa baguette. Mais la magie n'était pas vraiment une option, malgré l'insistance de son frère sur le sujet. « Rends-le moi » insista-t-elle, accrochée à l'espoir, minuscule et stupide, qu'il accepte sans rechigner. C'était évidemment trop lui en demander d'être raisonnable et sympa, pour une fois. Au moins, il ne l'avait pas jeté, même si elle n'était pas spécialement rassurée par l'idée qu'il en ait parlé ─ et l'ait montré, surtout ─ à qui que ce soit, encore moins à un spécialiste. Un autre moldu, sans doute. Personne, sorcier ou cracmol, ne l'aurait laissé repartir avec le gallion sans poser plus de questions. Non, les questions restaient son domaine à lui. Une tendance un rien hypocrite, puisqu'il ne voulait pas entendre les réponses. « Qu'est-ce que ça peut te faire, où je l'ai trouvé ? Tu t'en fous, de mes conneries, non ? » Le sourire qu'elle s'efforça d'afficher devait avoir des airs de grimace. « Maintenant, s'il te plaît, reprit-elle, non sans difficulté, trop fière pour son propre bien, sois gentil et rends-moi ce gallion. Je vais finir par avoir de grosses emmerdes si tu me le redonnes pas. Sois sympa, ok ? » Peut-être que la carte de la pitié pouvait fonctionner, à défaut de pouvoir le menacer correctement.
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 17 Juin - 19:06

Evidemment, que Leo a fait ses recherches, il ne fait pas partie de la Gen X pour rien. Google n’a pas donné grand-chose, comme il fallait s’en douter, mais là est l’avantage de vivre à Londres – trouver un antiquaire spécialisé dans la monnaie ancienne n’a pas pris plus de cinq minutes. Un antiquaire bien désemparé quand Leo lui a montré la pièce en question, plus encore lorsqu’il a refusé de la vendre et insisté pour la garder. Le mystère reste donc entier. Leo a d’ailleurs arrêté de compter le nombre de fois où il s’est retrouvé dans sa position actuelle, à tourner la pièce entre ses doigts pour la faire briller au soleil. Comme si cela pouvait l’aider à trouver des réponses à ses questions.

La solution la plus évidente aurait été de demander à Octavia, bien entendu, mais il s’agit également de la solution la plus épineuse. Car, une fois n’est pas coutume, Octavia se montre bien chiante et refuse de lui donner ce qu’il veut. Comme si elle pouvait arrêter d’être contradictoire pour une fois dans sa vie, ça serait trop demandé, vraiment ? Alors il garde la pièce d’or bien au chaud dans la paume de sa main, sachant pertinemment qu’il a un élément dans son camp pour une fois – le chantage est mal, certes, mais si elle veut récupérer son bien, elle va devoir donner quelque chose en échange. C’est de bonne guerre.

Sauf que non, Octavia continue de rendre les choses plus compliquées qu’elles ne le sont vraiment, et Leo s’efforce de ne pas perdre patience une fois de plus. Cela ne mène jamais à rien quand ils se mettent tous les deux à hurler, alors autant éviter cette fois. D’autant plus qu’Octavia semble en venir aux mêmes conclusions que lui, si le ton un peu trop poli qu’elle utilise donne une indication. Leo se relève donc pour s’asseoir au bord de son lit, le sérieux de la situation n’appelant pas vraiment à ce qu’il soit allongé comme un pacha. « Quelles genres d’emmerdes ? » demande-t-il, soudainement soucieux. Quelque chose dans la voix lui dit qu’elle ne ment pas, en effet. « Si t’es en danger, O, tu sais que tu peux… » Tout lui dire ? Oui, évitons ce genre de tournures de phrase désormais. Il soupire, et secoue un peu la tête. « Okay, on peut essayer de faire ça calmement ? Tu expliques, et j’écoute ? Juste cinq minutes, ça doit être faisable, non ? »

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 17 Juin - 19:43

Sa patience avait des limites, elle en avait parfaitement consciente et si le problème aurait probablement mérité un peu de travail et d'investissement personnel, ce n'était clairement pas aujourd'hui qu'Octavia allait s'y mettre, encore moins avec Leo en face d'elle. On faisait difficilement pire, dans le genre contre-productif. Toutefois il semblait vouloir y mettre du sien ou, en tout cas, ne pas aller trop loin dans la provocation. Exit le crétin immature. Elle n'était pas certaine d'apprécier ceci dit, un peu trop perturbée par cet élan de sollicitude. Merlin que les choses seraient plus simples si elle avait un peu moins de scrupules. S'il était un peu moins curieux aussi. Elle plissa les yeux, attendant presque hâte qu'il termine cette si jolie déclaration de confiance et d'amitié qui ne valait pas deux noises. Octavia ne l'avait pas oublié et Leo non plus, apparemment. Elle se demanda s'il avait honte, s'il regrettait de lui avoir sorti ça, la première fois. Si il aurait préféré oublier ce qu'il avait entendu ─ ce qui la ramena à sa baguette, qu'elle serrait toujours avec un peu trop de force. Octavia se secoua et, les mains libres, croisa les bras, tâchant désespérément de se donner une contenance, de sembler un peu plus imposante, un peu moins désespérée. « J'apprécie l'effort, vraiment, c'est adorable, grinça-t-elle avec un sourire des plus forcés, mais je n'ai rien de plus à te dire que la dernière fois. Et si tu voulais vraiment des explications, c'est pas cinq minutes qu'il faudrait m'accorder » lâcha-t-elle, plus amère qu'elle ne l'imaginait. À ce stade, elle n'était pas certaine d'en avoir encore quelque chose à faire. « Et sérieusement, qu'est-ce que ça peut bien te faire ? T'as pas envie de me voir, tu veux pas m'écouter, alors à quoi ça te sert franchement ? Tu veux me saouler ? Bravo, c'est fait mais maintenant arrête, ok ? Je suis pas venue pour t'emmerder, je pensais même pas te voir au départ. Je veux juste récupérer cette putain de pièce avant que mon père apprenne que je t'ai parlé » Parce que ça finirait par arriver, s'il courrait les antiquaires pour en apprendre plus sur le gallion. Tôt ou tard, il croiserait quelqu'un qui saurait et Octavia n'était définitivement pas prête à expliquer à son paternel ─ ni au reste du Ministère d'ailleurs ─ pourquoi elle avait estimé bon de dévoiler un secret que certains sorciers avaient du mal à confier à leurs conjoints. Pas prête à se pencher toute seule sur la question non plus d'ailleurs.

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Ven 22 Juin - 18:34

Le truc avec Octavia, c’est que c’est un pas en avant, quinze pas en arrière. Et cela commence vraiment à être lassant. Leo est fatigue de juste la voir, comme ça, sur la défensive dès qu’il lui adresse la parole, dès qu’il ose aligner plus de deux mots. Il n’a ni la force ni l’envie de continuer d’argumenter de manière agressive à chaque fois qu’il la voit, alors qu’il sait très bien qu’elle ne fera aucun effort tant qu’elle ne le voudra pas. Et connaissant Octavia, cela pourrait durer des mois, voire des années. Et Leo en a déjà marre, d’elle, de la situation, de tout cela. D’avoir sa meilleure amie en face de lui, mais d’avoir l’impression d’avoir affaire à une étrangère. De savoir ce que ça fait de l’embrasser, mais de ne pas en avoir l’occasion.

« J’ai jamais dit que je voulais pas te voir, » ne peut-il s’empêcher de répondre, tristement, le cœur brisé. Il détourne le regard, lèvres pincées, pour contenir ses émotions, pour ne pas faire quelque chose qu’il pourrait amèrement regretter. Ses yeux tombent sur son téléphone, qu’il attrape rapidement pour envoyer un texto à Sadie et annuler leurs plans. Plus d’humeur à sortir, tout d’un coup. « J’ai plus que cinq minutes devant moi, si tu veux, » ajoute-il, un peu inutilement peut-être. Il ne sait même pas pourquoi il s’acharne, à ce niveau-là. Octavia en est finie avec lui, a pris sa décision et ne la changera pas, et cela ne sert à rien de s’épuiser inutilement alors que cela ne changera pas les choses. « Enfin. Au pire, tu connais la sortie, hein… »

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Ven 22 Juin - 20:41

Tout ça était un peu trop familier ─ le portable et tu connais la sortie ─ mais il manquait l'entrain de leurs retrouvailles. Un entrain un rien malsain, certes, mais partagé au moins. Cette distance qui s'était creusée entre eux lui semblait bien plus pesante, bien plus cruelle que sa scolarité toute entière. Elle savait déjà qu'elle avait merdé en le tenant à l'écart tout ce temps mais elle n'avait pas vraiment réalisé l'ampleur du désastre jusqu'à aujourd'hui. Pousser les gens à bout était un passe-temps distrayant, jusqu'à ce que ce ne soit plus si fun. Octavia ne s'amusait plus, plus depuis un moment  à vrai dire. Ce n'était pas sensé se passer comme ça. Ça n'allait pas se passer comme ça. Et s'il ne l'avait pas encore jetée dehors, il restait un peu d'espoir. Fallait-il encore qu'elle ne gâche pas le semblant de deuxième ─ troisième ? quatrième ? mais qui était là pour compter de toute façon ─ chance que Leo semblait lui laisser.

Sans un regard pour la porte derrière elle, Octavia grimpa sur le lit, prenant grand soin de garder ses distances. Ce n'était pas le moment de faire une bêtise, si sympathique que l'idée était. Elle avait déjà perdu toute crédibilité avec Leo et il était bien capable de se convaincre tout seul qu'elle cherchait encore à détourner son attention quand c'était exactement ce qu'elle recherchait, son attention. Un brin de confiance n'aurait fait aucun mal non plus mais il valait sans doute mieux ne pas être trop exigeante ─ charmant challenge. « Je sais pas quoi te dire, lâcha-t-elle abruptement, la délicatesse incarnée, j'ai appris des tas de trucs en huit ans mais on m'a pas expliqué comment aborder le sujet. Et en même temps, pourquoi j'en aurais eu besoin ? C'est ce que je suis, c'est ma réalité à moi et j'ai jamais, je sais pas, eu à l'expliquer. Ou à le justifier, ajouta-t-elle avec un bref regard pour la main de Leo qui serrait toujours cette stupide pièce. Et tu voulais la vérité et je sais pas, Zeke disait que c'était une bonne idée et je, j'ai paniqué ? Je voulais pas te perdre en te racontant n'importe quoi et au final... ouais » Elle soupira, ramenant ses genoux contre elle, sans oser le regarder. Compter les plis des draps était bien plus facile qu'affronter un autre de ses regards fatigués. « Et j'ai bien compris que tu me crois pas, c'est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie mais tu peux pas faire le tour de Londres en posant des questions là-dessus » Elle effleura sa main sans réfléchir, le regretta instantanément. « Il y a des règles, des lois. Les gens comme toi ne doivent rien savoir, encore moins se balader avec notre monnaie sur eux » marmonna-t-elle, avec la désagréable sensation d'être la dernière des idiotes.
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Ven 22 Juin - 22:13

Et soudain, une lueur d’espoir. Pas grand-chose, à peine de quoi vraiment se changer les idées. Mais juste assez pour retenir l’attention de Leo, pour le faire réagir, retenir son souffle, attendre. Comme s’ils arrêtaient de prendre des gants, pour le grand saut dans le vide. Les métaphores ne sont certes pas adéquates, mais Leo n’a jamais été très bon avec les mots, les paroles, sa communication. Ce n’est pas pour rien qu’il est un artiste – il laisse son art parlait pour lui là où le reste lui fait défaut. Mais il ne peut pas se cacher derrière une chorégraphie, pas aujourd’hui, pas avec Octavia.

Il se tourne, s’assit en tailleur sur son lit pour faire face à Octavia, pour lui donner toute son attention. Et, pour la première fois depuis leurs retrouvailles, ils y arrivent, finalement – elle parle et il écouter, une simplicité qu’il aura été si difficile à mettre en place. La lèvre inférieure de Leo finit coincée entre ses dents alors qu’il s’efforce de ne pas réagir sans pense, alors que son cerveau se met à tourner à cent à l’heure. Il peine à trouver le fil logique dans tout ce qu’elle raconte, sans doute parce que son esprit se rebelle contre l’idée, contre ce que cela pourrait dire. Contre ce qu’il a ignoré toute sa vie. Alors il peut seulement hocher la tête et accepter ce qu’Octavia lui dit, même s’il est pour l’instant incapable d’accepter ce que cela signifie vraiment. Il en sursaute près au plafond lorsque la main d’Octavia effleure la sienne, aussi surprenante qu’inattendue. Il n’arrive pas à trouver la force d’attraper ses doigts, de la retenir. Pas lorsque son cerveau est trop occupé à réanalyser les dernières onze années de sa vie. « Des lois… sorcières ? » Il sort à nouveau la pièce de sa poche, la regarde à nouveau. Des lois. Une école. Un système monétaire. Une société entière. « Okay… Ouais, okay… » Sa gorge se noue alors qu’il détourne le regard, alors que ses yeux se posent sur les différentes médailles et coupes qu’il a gagnées au fil de sa vie, trop nombreuses compétitions. Et cette photo encadrée au mur, la dernière compétition avec ses parents, avant. Avant. « Okay, cool… » Les larmes lui montent aux yeux, sans qu’il ne cherche vraiment à les arrêter. Génial. Ne manquait plus que cela.

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Sam 23 Juin - 0:08

Au lieu de l'éclat de rire un peu sec ou de la réflexion méchante qu'elle imaginait recevoir, Octavia l'entendit marmonner une question ─ comme si il avait écouté. Comme si il la croyait. Elle se redressa, confuse, oubliant un instant la peur de lire encore une fois dans son regard le peu de confiance que Leo avait en elle. Et peut-être qu'elle se faisait des idées, peut-être qu'elle imaginait ce qu'elle avait envie de voir mais il semblait perplexe ─ par ce qu'elle avait tenté de lui expliquer ou par les différentes manières de la mettre à la porte, ça restait à voir. Le gallion réapparut toutefois dans sa main, attirant l'attention d'Octavia qui songea une seconde à s'en emparer et à transplaner, vite fait, bien fait. Ça avait été le plan au départ mais elle n'était pas certaine d'avoir la volonté de partir ─ pas si il la croyait finalement. Elle allait ouvrir la bouche pour s'en assurer lorsqu'elle réalisa que quelque chose n'allait pas. N'allait vraiment pas. Ce n'était pas le silence lourd de doutes et de questions, ni cet embarras qui les séparait là où une complicité en apparence indestructible les avait autrefois liés, non, il y avait autre chose. Un autre problème. Octavia se retourna pour suivre le regard de Leo, fronçant les sourcils devant les nombreuses médailles et les coupes remportées, fièrement affichées ─ à juste titre, elle n'en doutait pas. Pourquoi avait-il soudain besoin de les observer avec autant d'émotion ? Et, finalement, ses yeux se posèrent sur la photo, sur ce couple souriant aux traits vaguement familiers. Oh, évidemment. Elle se tourna à nouveau, un rien perturbée, et écarquilla les yeux devant les larmes qui brillaient dans ceux de Leo. « Non. Non, non, non, non » bredouilla-t-elle bêtement. Elle approcha sans vraiment hésiter, oubliant momentanément la gêne et la distance qu'elle avait instauré entre eux à force de mensonges et de petits mensonges innocents, et posa d'abord ses mains sur les épaules de Leo en une accolade maladroite. Le réconfort n'était définitivement pas l'un de ses talents et elle n'était sans doute pas celle dont il avait besoin dans l'immédiat mais elle était là ─ et elle n'avait pas l'intention de partir. Elle finit par l'enlacer, fermant les yeux. « Pardon, ok ? Je suis désolée, tellement désolée » murmura-t-elle contre ses cheveux. Pour quoi, exactement, s'excusait-elle, Octavia ne le savait pas. Pour ses parents, sans doute, pour avoir fait remonter ces souvenirs-là. Pour lui avoir menti aussi, l'avoir ignoré tout ce temps uniquement parce que ça semblait plus simple. Pour être revenue ? Oui, ça aussi. « Je peux tout effacer si tu veux. Tout, moi, ce qui s'est passé, tout ce que j'ai dit, tout ce que tu veux pas » Effrayante proposition qu'elle faisait là, une proposition qu'elle n'avait pas pu se résoudre à considérer jusque-là ─ comme si le voir dans cet état-là avait suffi pour lui faire réaliser que lui dire la vérité n'était pas ce qui était le plus important pour elle mais que le savoir heureux comptait plus encore. Flippant.
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Sam 23 Juin - 13:54

Loin de lui l’idée de fondre en larmes de manière aussi soudaine et inattendue. Leo ne pensait pas que la simple idée, peut-être infondée, pourrait le mettre dans un tel état, mais le voilà devant le fait accompli sans vraiment savoir comme réagir. Personne ne l’a jamais préparé à l’idée que l’accident – aussi dramatique soit-il, et il en a souffert durant de longues années lorsqu’il était enfant – puisse ne pas en être un. Personne n’a jamais été là pour lui souffler l’idée que la réalité était toute autre, même s’il a entendu la possibilité d’une autre option des années durant. Maintenant qu’il est ouvert à l’idée qu’Octavia lui dit la vérité, plutôt que de se foutre de sa gueule, il en assume les conséquence – il doit vivre avec l’idée que sa réalité n’était qu’un mensonge, et ce depuis ses huit ans. Un coup de poing dans la gorge qui lui donne les larmes aux yeux et l’empêche de respirer, juste pour un moment. Juste assez pour remplir sa tête d’électricité statique jusqu’à ce qu’il n’entende rien d’autre qu’un grésillement dans ses oreilles, jusqu’à ce que son cerveau ne soit rien de plus que du coton. Il réagit à peine lorsqu’Octavia l’attrape par les épaules, sa voix distante, rien de plus qu’un écho lointain. Ce n’est que lorsqu’elle l’enlace maladroitement que le cerveau de Leo semble se mettre à la page, avec une lenteur maladive. Il ne sait pas combien de temps il lui faut pour sortir la tête de l’eau avec un sanglot bloqué au fond de sa gorge, combien de temps passe avant qu’il soit capable de mettre ses bras autour d’Octavia et d’agripper son tshirt dans son dos, comme une bouée à la mer, comme pour ne pas se noyer dans la vague de son chagrin. Pas une larme ne coule sur ses joues, pas même lorsqu’il presse son visage contre l’épaule d’Octavia, mais le cœur y est. Il prend une large aspiration, saccadée et difficile, alors qu’il essaie de donner un peu de sens aux paroles suivantes sur les lèvres d’Octavia. « Attends, quoi ? » S’il avait toute sa tête, il se poserait quelques questions difficiles – peut-elle vraiment effacer sa mémoire ? l’a-t-elle déjà fait ? combien de fois ? veut-il cette option de facilité ? – mais tout cela est réduit à un vague ‘plus tard’ pour l’instant. Pour l’instant, il se contente juste de se redresser et de s’efforcer de ne pas déjà manquer les bras d’Octavia autour de lui alors qu’il se frotte le nez d’un revers de la main et se concentre à nouveau sur les yeux de sa meilleure amie. « Montre-moi. Pas tout le… » Il finit sa phrase avec un vague geste de la main vers sa tête. « Mais quelque chose d’autre. Montre-moi. » Donner le bâton pour se faire battre, sans doute, mais Leo n’est désormais plus à cela près.

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Sam 23 Juin - 23:38

Si ce stupide gallion qu'elle avait oublié représentait jusque-là un certain risque, ce n'était rien à côté de la proposition qu'Octavia avait balancé en un étrange réflexe. Elle savait très bien, au fond, pourquoi elle avait fait ça. Ça ne signifiait pas pour autant qu'elle en était capable. Elle connaissait la formule, les bases du sortilège, connaissait aussi les risques qu'elle leur ferait courir à tous les deux si Leo acceptait. L'idée était certainement séduisante pour lui mais il n'avait aucune idée du danger. Merlin qu'elle était égoïste. Et bête, si bête. Octavia eut honte soudain et ses bras retombèrent sans énergie lorsque Leo se défit de son étreinte. Elle n'avait pas vraiment le droit d'offrir ce genre de nouveaux départs mais ça avait été plus fort qu'elle, que ce qu'on lui avait enseigné, ce qu'elle avait entendu toute sa vie sur le deuil et les souffrances qui alourdissaient au quotidien. Sainte-Mangouste avait un service entier réservé à ces sorciers qui avaient fait un peu trop confiance à la magie pour régler leurs problèmes, des sorciers bien plus âgés, bien plus expérimentés qu'elle. Et il ne s'agissait pas de trafiquer sa propre mémoire, non. Elle n'avait pas le droit de faire ça ─ un peu tard pour les remords cela dit. Par bonheur, l'idée était toujours trop choquante aux oreilles de Leo pour qu'il accepte immédiatement et elle ne put retenir un soupir soulagé. Elle n'osa toutefois pas répondre, aussi incapable de répéter une telle énormité qu'elle ne l'était de détourner les yeux.

Elle fronça les sourcils. Lui montrer ? Lui montrer quoi ? « Autre chose ? » lâcha-t-elle, avant de comprendre. Autre chose de magique. Autre chose que de vider sa tête des souvenirs désagréables et douloureux. Autre chose, donc. Ça impliquait donc de sortir sa baguette et, vraiment était-elle prête ? Probablement pas mais ce n'était pas comme si elle pouvait vraiment reculer, pas après tous les efforts pour amener Leo à envisager qu'elle ne lui racontait pas de grosses conneries délirantes. « Autre chose, répéta-t-elle, sans pouvoir se décider, ok, oui, ok. Tu ne vas pas- » Fuir ? Le reste de la question resta coincé dans sa gorge. Tant pis. Elle se redressa, se tortillant pour extraire sa baguette de la poche de son jean sans trop bouger. Ne pas le toucher, surtout pas. Elle avait presque l'impression d'être de retour à Poudlard, en cours de soins aux créatures magiques, face à un specimen qu'il ne fallait pas brusquer. Seulement sa créature magique était tout ce qu'on faisait de plus moldu et il n'y avait rien dans ses manuels sur la manière de procéder. « Accio ! » lança-t-elle après une profonde inspiration ─ et non sans avoir baisser les yeux, peu désireuse de voir apparaître le dégoût dans ses yeux. Le gallion sauta dans sa main libre et, nerveux, elle le fit rouler entre ses doigts. Ce n'était pas vraiment le truc le plus impressionnant du monde, à peine plus qu'un tour de passe-passe très utile aux parents ─ chez les Shacklebolt du moins ─ mais il valait sans doute mieux éviter de le choquer en transplanant sous ses yeux. « J'ai pas fouillé dans tes affaires pour le chercher et, bon, ok, peut-être que j'ai jeté un petit coup d'œil mais j'ai vite compris qu'il était pas là. Je pensais pas que tu l'aurais gardé. Avec toi, je veux dire » Elle haussa les épaules avant de lui tendre, parvenant finalement à affronter son regard, les dents plantées dans sa lèvre inférieure pour l'empêcher de trembler. « Tu veux que je m'en aille ? » Un murmure, juste un murmure. Un murmure qui eut bien du mal à sortir de sa bouche tant elle ne voulait pas entendre la réponse à cette question.
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 24 Juin - 9:23

Il avait l’impression d’être sur autopilote, comme après une session d’entrainement tellement intense qu’il n’arrive plus à sentir ses jambes ou ses bras, au point de laisser son subconscient travailler pour lui en sortant de la salle de danse. Le genre d’impression qui ne vient que lorsque son cerveau est tellement épuisé qu’il peut à peine fonctionner normalement, juste assez pour le ramener chez lui et le laisser tomber dans son lit. C’est différent cette fois – cela ne vient pas avec des jambes en coton et des os qui pèsent trois tonnes. Mais. Il arrive à peine à réagir convenablement à ce qui se passe autour de lui, comme si tout allait beaucoup trop vite alors qu’il avance à deux à l’heure. S’il pouvait réfléchir convenablement, peut-être que Leo comprendrait que c’est le choc et que son esprit essaie tout simplement de se défendre – qu’il faudra sans doute quelques jours avant qu’il accepte tout ce qui est présenté devant lui, avant qu’il se fasse vraiment à l’idée. Mais, pour l’instant, il se contente seulement d’accepter tout ce qu’Octavia lui offre, en gestes et en paroles. Il n’a même pas la force, ni l’envie d’ailleurs, de remettre quoi que ce soit en question.

Ce qui explique sans doute pourquoi il sursaute quand elle sort ce qui ne peut être qu’une baguette magique de sa poche, et fait sauter la pièce d’or de la main de Leo dans la sienne. Les yeux de Leo s’écarquillent autant que possible, et il n’arrive à détourner le regard de la main d’Octavia, qui tient toujours la pièce. Aucun tout de passe-passe à la Houdini, pas de jeu de carte, rien du genre. Juste le genre de chose qu’il ne voit normalement que dans des vieux Disney et des films de fantaisie à deux balles sur Netflix. De la fiction pour lui, mais une réalité pour Octavia. Octavia qui continue de parler pour – s’excuser ? s’expliquer ? Il n’en sait rien. Cela n’a pas vraiment grande importance, tout bien considéré. Mais elle lui rend la pièce, également, et Leo ne peut s’empêcher de la reprendre, de la remettre dans sa poche. Il ne sait pas pourquoi c’est important, symbolique. Une chose de plus sur sa liste de on verra plus tard.

Et puis, la question de plus, à peine plus qu’un murmure. Il relève finalement les yeux vers Octavia, surpris de la voir aussi nerveux, aussi anxieuse. Les moments de faiblesse sont rares, avec elle, et plus rares encore quand elle se montre aussi ouverte avec ses émotions. « Non, » répond-il simplement. Il n’arrive même pas à se faire à l’idée qu’elle pourrait partir, après un moment aussi important, aussi bouleversant. Il ne peut s’empêcher de remarquer une mèche de cheveux tombant devant les yeux d’Octavia, et de la repousser doucement derrière son oreille. Juste assez pour se rapprocher d’elle et, après une seconde de réflexion, poser son front contre celui d’Octavia. Il ferme les yeux, et soupire. « Merci. » Un seul mot, aussi simple que cela, mais qui contient tellement de choses.

Il ne sait pas combien de temps ils restent dans cette position, avant que cela ne devienne un peu trop pour Leo, qui se laisse tomber en arrière sur son matelas. Il cache ses yeux avec un bras, alors que son cerveau commence doucement mais surement à se mettre à la page. « Mais genre… Zeke ? Tes parents ? Mais vous avez l’air tellement… » Normaux. A l’accueillir chez eux durant toute son enfance, et à ne jamais rien montrer d’étrange ou d’occulte dans leur comportement. « Ça explique pourquoi tu te marrais autant quand on regardait Halloweentown, cela dit. »

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 24 Juin - 11:46

Il n'était peut-être pas en état de la mettre à la porte mais il en avait le droit, et c'était à peu près la seule certitude d'Octavia en cet instant précis ─ ça et le fait que ce serait difficile, incroyablement difficile de s'éloigner cette fois. Il n'y avait plus Poudlard pour faciliter la séparation, il était littéralement de l'autre côté de la rue. Elle n'avait plus non plus à lui mentir, à inventer mille et une excuses pour éviter d'éveiller ses soupçons. Leo savait mais elle n'était pas spécialement soulagée. Qu'il ait fini par vouloir entendre sa vérité était une chose mais l'accepter était un tout autre challenge. Et si elle n'avait eu aucun mal à lui en vouloir d'avoir refusé d'écouter, Octavia était consciente qu'il lui fallait se préparer à l'éventualité que ce soit trop pour lui. Crispée, osant à peine respirer, elle résista tant bien que mal à l'envie de prendre la fuite pour ne pas entendre ce oui terrible, qui viendrait sans doute sans explication. Qui ne vint pas, finalement. Ça lui paraissait trop beau, trop simple et elle le regarda approcher sans comprendre, frémissant à peine au contact de sa main. Immobile, elle tenta tant bien que mal de réconcilier ce qui se passait juste son nez, tant au sens propre que figuré d'ailleurs, et ce qui se mélangeait dans sa tête, son merci sorti de nulle part et ses propres envies qui couvaient depuis qu'ils s'étaient revus, le souffle qui chatouillait ses joues et ce que tout ça pouvait bien signifier pour eux, ce qui passerait si elle faisait un autre faux-pas et ce qui s'était passé ces dernières semaines ─ un joyeux bordel, aussi compliqué que terrifiant.

Elle finit par fermer les yeux à son tour, une fois convaincue qu'elle n'oublierait pas l'image de son visage si proche du sien. Pas suffisamment, semblait lui souffler le souvenir des baisers échangés la première fois. Elle tenta, sans grand succès, de repousser l'idée dans un coin de sa tête, au milieu du reste des questions qu'elle n'osait pas encore se poser. Finalement, Leo recula et si elle suivit un instant le mouvement, Octavia se reprit bien vite, se recroquevillant de l'autre côté du lit, vaguement honteuse. Elle allait tout faire foirer, avec ses conneries. Peut-être qu'il aurait dû lui demander de partir pour digérer la nouvelle loin d'elle et de ses priorités douteuses. Octavia s'appliqua, avec un peu plus d'ardeur cette fois, à faire abstraction des images, des sensations aussi, que sa mémoire lui fournissait avec une facilité déconcertante. Leo offrit à nouveau la solution, inconsciemment sans doute. Qu'y avait-il de mieux que de mettre sa famille sur le tapis pour lui changer les idées ? « Eux aussi, oui. Ça remonte sur pas mal de générations en fait » Il n'avait probablement pas besoin d'en savoir plus. Tous les délires à base de pureté du sang et autres obsessions suprémacistes étaient déjà bien assez flippantes pour des sorciers, et ce n'était clairement pas l'image qu'elle voulait lui offrir de la magie. « Ce film est ridicule » ricana-t-elle, non sans un sourire ─ un vrai, cette fois. Un sourire qui passa inaperçu puisqu'il ne la regardait. Elle le poussa du pied, sans réfléchir, comme si elle ne venait pas de lui confier l'un des plus gros secrets de toute son existence. Comme si ils avaient encore dix ans et que rien ne pourrait vraiment détruire leur complicité. « Regarde-moi » Crétin, aurait-elle ajouté si elle avait eu dix ans. Avait-elle ajouté, à de nombreuses reprises. Ils n'avaient dix ans toutefois et elle n'était plus en train d'essayer d'avoir le dessus dans l'un ou l'autre de leurs jeux. Et ils ne jouaient plus, plus vraiment.
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 24 Juin - 15:49

Il finit par calmer son esprit, doucement mais surement. Pas au point d’encaisser et accepter tout ce qu’Octavia lui a balancé à la figure, mais juste assez pour se sentir à nouveau humain. Une sensation plus qu’étrange, comme s’il remontait à la surface après plusieurs minutes passées sous l’eau, avec la pressure dans les oreilles et le manque d’air. Mais maintenant qu’il arrive à avoir une conversation calmée avec Octavia, maintenant que les cartes sont sur le tapis, il se sent respirer à nouveau. Pas assez pour le débarrasser de la migraine qui s’installe entre ses sourcils, mais c’est un début.

Elle lui donne un léger coup de pied pour attirer son attention et, yeux toujours fermés, Leo répond de la même manière en la poussant du pied. Comme lorsqu’ils étaient gamins, à faire semblant de se battre jusqu’à vraiment se battre, mordre, arracher les cheveux. Comme lorsqu’ils étaient gamins, à passer des heures ensemble et à (presque) tout partager. Lorsqu’elle lui ordonne de la regarder et qu’il soupire lourdement mais relève tout de même le bras pour ouvrir un œil, elle est en train de sourire. Les yeux brillants. Les cheveux tombant sauvagement autour de son visage. Installée là, dans son lit. Belle. Magnifique. Il ne peut s’empêcher de retourner son sourire, innocent mais plein d’espoir, alors que certains souvenirs d’il y a quelques semaines remontent à la surface.

C’est sans doute à cause de cela, ou sans doute parce qu’il se sent à nouveau à l’aise avec elle pour la première fois depuis si longtemps, que Leo se retourne un peu dans le lit jusqu’à ce que sa tête soit contre la jambe d’Octavia. S’il ouvre les yeux, il peut la voir à l’envers, ce qui n’aide pas vraiment avec son tournis et son mal de tête, mais passons. Il irait même jusqu’à prendre la main d’Octavia et la forcer à jouer avec ses cheveux, mais il n’a pas vraiment le courage d’aller aussi loin. Pas aujourd’hui. Alors il se contente de la regarder, avant de détourner les yeux avec un soupir de plus lorsque ses doutes viennent à nouveau l’assiéger. « Mais pourquoi… Okay, vous avez des lois ou je sais pas, mais depuis quand t’écoutes ce qu’on te dire de faire ? Pourquoi tu… » M’a abandonné. Il ravale les mots avec difficulté, incapable d’annoncer à voix haute ses plus grandes peurs. Tout ce qui s’est bouleversé dans sa tête pendant des années. « Je comprends pas, O. »

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 24 Juin - 18:48

C'était un peu bête, un peu hypocrite aussi d'avoir besoin de savoir qu'elle avait son attention, toute son attention. Elle avait passé des années à tourner la tête lorsqu'elle les apercevait, lui ou sa tante, à feindre de ne pas remarquer les tours qu'il faisait en vélo, à tenter de ne pas écouter avec plus ou moins de succès lorsque ses parents lui donnaient des nouvelles mais elle avait besoin de lui, maintenant, et elle n'avait plus de rasion de se voiler le face. Plus autant qu'avant, du moins. Le sourire de Leo la rassura, la ramenant involontairement à la liste d'exigences qu'il lui avait fourni, en des moments bien moins innocents. La vérité, des réponses, leur amitié. La ramena à cette certitude qu'ils ne voulaient pas les mêmes choses l'un et l'autre ─ l'un de l'autre, surtout. Il n'avait pas eu tort à l'époque déjà mais ça paraissait plus vrai que jamais à Octavia. Prudente, elle le regarda la rejoindre sans un mot, sans bouger non plus, plus raide qu'un Brossdur, et s'efforça de se détendre, étendant un peu plus les jambes pour lui faire de la place, respirant avec autant de régularité et de calme que possible. Les semblants de familiarité étaient bien là, certes, sans doute parce qu'on effaçait pas une telle complicité aussi facilement mais il s'était tout de même écoulé huit ans. Et, d'accord, elle n'attendait clairement plus la même chose qu'à neuf ans, lorsqu'elle tambourinait à la porte d'entrée jusqu'à ce que Leo ─ ou à défaut, sa tante, parfois légèrement excédée ─ lui ouvre. Ils avaient changé, c'était indéniable, mais elle était prête à apprendre ─ réapparendre, plutôt. À comprendre ce que signifiaient ses regards et ce qui se cachait derrière ses sourires. Ses soupirs n'annonçaient rien de bon et que ce soit la seule information récoltée depuis qu'elle avait décidé de retrouver une place dans sa vie en disait sans doute long sur ses progrès mais ce n'était pas le problème. Non, le souci, c'était cette vague impression de vertige face à l'immense masse de questions ─ quoi lui dire et comment, par où commencer exactement, que pouvait-il supporter d'entendre, fallait-il encore lui cacher des choses et d'autres, plus sympathiques, plus timides ─ qui se bousculaient dans sa tête et, nouveauté déconcertante, la légèreté qui accompagnait la vérité. Elle n'avait plus besoin de se cacher, plus besoin de mentir et c'était vaguement grisant. De toute évidence elle n'était pas la seule à s'en poser, des questions, et si un sourire amusé traversa d'abord son visage, il disparut rapidement, chassé par le silence qui avait avalé le reste des mots de Leo. Perturbée, elle glissa pour s'installer à sa hauteur, sur le côté. « C'est comme ça que la plupart des gens comme mes parents élèvent leurs enfants, surtout quand on vit en ville, dans ce genre de quartiers. T'as pas idée le nombre d'interrogatoires que m'a fait subir ma mère pour s'assurer que je te disais rien » fit-elle avec un bref éclat de rire. Des interrogatoires toujours très subtils. « Et je sais que c'est difficile à comprendre, et je dis pas que c'est une bonne chose ou que c'est sain, mais on grandit en sachant qu'il faut garder le secret, parce que c'est comme ça que ça se passe depuis des siècles. Je sais pas, peut-être que c'était plus simple de... De plus te voir. Je pouvais pas vraiment te parler, pas avec mon père qui, comment dire ? » Avec mon père, qui est ministre. Combien de fois l'avait-elle répété, à Poudlard, si fière que c'en était insupportable ? Avec Jesse déjà, le tout premier soir de sa toute première année. Des dizaines de fois après celle-ci mais c'était différent avec Leo. « Je sais que c'est bête, vraiment mais c'était plus... logique ? De ne plus te parler, je veux dire, puisque je pouvais pas te parler de Poudlard et du reste » Logique, tu parles. Une vague de honte la submergea et elle ferma les yeux, enfouissant son visage contre l'épaule de Leo. Peut-être que les choses auraient été différentes, si elle avait ignoré les consignes de ses parents pour tout lui déballer, huit ans plus tôt. Elle ne le saurait sans doute jamais mais l'idée que dans une autre version de l'histoire, ils n'aient pas passé les huit dernières années séparés était pour le moins plaisante.
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 24 Juin - 20:32

C’était tellement étranger, de finalement avoir cette conversation. De finalement obtenir des réponses, le pourquoi du comment de la tragique fin de leur amitié, partie en flammes sans qu’il ne comprenne vraiment pourquoi. Quelques étés à revenir à Greenwich – pas de très loin, certes, mais la Royal Ballet School restait un pensionnat tout de même – et à tenter de recoller les morceaux avec Octavia, avant d’abandonner pour de bon. Avant de mettre derrière lui les images de leur enfance ensemble, assis côté à côté à l’école dans leurs petits uniformes scolaires, courant ensemble dans le parc de Greenwich, allant acheter des Freddos à Tesco pour quelques centimes. Il la voyait de temps en temps, rentrer chez elle après une journée en ville ou discuter sur le pas de la porte avec sa mère. Là où, enfant, il aurait accouru pour la rejoindre, il se contentait de détourner le regard et de s’occuper autrement. Parfois, il espérait une dispute énorme, à s’hurler dessus et à en sortir en se détestant. Cela aurait été plus simple à accepter que ce silence incompréhensible, ce gouffre entre eux. Sadie lui avait dit que c’était pareil pour tout le monde – que les amis qu’elle avait en primaire avaient été remplacés parce que qu’elle s’était faits en secondaire – mais Leo peinait à la croire. C’était différent, avec Octavia. Du moins, il le croyait.

Ce gouffre, toujours si présent entre eux, mais qu’ils commencent finalement à remplir, doucement mais surement. Leo avait arrêté d’espérer, au bout d’un moment, après tant d’année de silence et tant de semaines de tension. Mais les voilà enfin à avoir cette conversation si difficile, si redoutée. Les voilà enfin à communiquer sans monter sur leurs grands chevaux, sans faire la sourde oreille. Des explications qui font mal, qui frappent Leo en plein cœur. Mais il a besoin d’entendre tout cela, afin de tourner la page, afin de commencer un nouveau chapitre de sa vie. Finalement mettre de côté toute cette rancœur accumulée durant son adolescence, finalement obtenir le point de vue d’Octavia et comprendre que cela n’a pas été facile pour elle non plus.

Elle lui parle de concepts que Leo comprend à peine, de traditions qui n’ont aucun sens pour lui. Mais il écoute. Silencieusement, religieusement, il écoute tout ce qu’elle a à dire, tout ce qu’elle a sur le cœur. Cela ne rend pas le tout moins douloureux, bien au contraire, et il détourne à nouveau le regard pour cacher l’émotion dans ses yeux alors qu’il croise les bras sur sa poitrine, mains coincées sous ses aisselles pour ne pas montrer à quel point ses doigts tremblent. Tout comme sa voix, d’ailleurs, mais ce n’est qu’un détail. « Et maintenant ? » Il ferme les yeux, et prend une large inspiration. « Comment je peux savoir que tu vas pas, je sais pas, disparaitre à nouveau pendant trois ans et m’oublier ? Comment je peux savoir que tu vas rester cette fois ? » Il ne peut s’empêcher un petit rire, et il secoue la tête. « Enfin. C’est en présumant que t’as une quelconque envie de rester et. Je sais pas. Ca serait bien. Si tu restais, je veux dire, avec. Avec moi. » Il sert un peu plus les paupières, et manque de s’insulter à voix haute. Dans un coin de sa tête, Sadie se fout ouvertement de sa gueule. « Ou pas, d’ailleurs. Tu fais ce que tu veux mais. J’aimerais juste être mis au courant, cette fois. »

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Dim 24 Juin - 21:58

Devoir choisir ses mots avec attention et prudence pour évoquer quelque chose d'aussi naturel était aussi bizarre que gênant et elle avait la désagréable sensation de buter sur chaque syllabe, comme si elle ne maîtrisait pas parfaitement le sujet. Non, ce qu'elle ne maîtrisait vraiment pas, c'était bien Leo et ses réactions. Après tout, il n'avait peut-être pas pris conscience de l'ampleur de ce qu'elle racontait, peut-être qu'il n'allait pas comprendre tout de suite, que ça viendrait plus tard, au moment où elle s'y attendrait le moins ─ peut-être qu'elle se cherchait des excuses surtout, parce que la vérité était effrayante pour elle aussi et qu'il était rassurant de se cacher derrière ses craintes, si familières après tant de temps. Tout lui avaler revenait à ouvrir une nouvelle page sur laquelle Octavia ignorait totalement ce qu'ils allaient écrire. Le saut dans l'inconnu, une vraie partie de plaisir. Non pas qu'elle fut dénuée d'idées, loin de là, mais elle n'avait pas le droit de contrôler le fil de l'histoire comme elle l'avait fait jusque-là. Pas le droit, plus envie non plus, ce qui ne la rassurait pas vraiment. Elle avait d'autres amis pourtant, des gens qu'elle avait fréquenté presque autant que Leo, qui avaient partagé son quotidien plus intimement encore mais c'était différent. Ils faisaient partie de sa vie et si un jour ils en sortaient, elle finirait par s'en remettre. Avec Leo, rien n'était moins sûr.

Et maintenant ? Et maintenant quoi ? Elle se redressa sur un coude, curieuse, le cœur battant si fort qu'il en tambourinait contre ses tympans. Pensait-il vraiment qu'elle l'avait oublié ? Comment aurait-il pu ne pas penser ça, plutôt. Elle secoua la tête en souriant, plus émue qu'elle ne voulait bien l'admettre, presque ravie, pour une fois, qu'il fut si bavard. Si c'était pour l'entendre poser ce genre de questions, celles-là même qu'elle refusait jusque-là d'envisager, Octavia était prête à l'écouter des heures durant. « Je... » Je veux rester, ici, avec toi. « Je me suis pas donnée tout ce mal pour disparaître et même si j'apprécie vraiment ton évident respect pour mon indépendance, je crois que t'es légèrement coincé, parce que j'ai absolument pas l'intention de partir, même en laissant un mot » Pour aller où, de toute manière ? « Ceci dit, tu serais un peu plus convaincant si tu arrêtais de m'ignorer, reprit-elle avec une légèreté qu'elle n'avait pas ressenti depuis bien longtemps, je vais finir par me vexer et personne n'a envie de voir ça » Surtout pas lui. « Leo, allez, regarde-moi » lâcha-t-elle, faussement autoritaire, avec un coup de genou qui se voulait joueur. Est-ce qu'elle était en manque d'attention ? Peut-être, oui, mais pas de n'importe qui.
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Lun 25 Juin - 19:07

Leo a ramené des gens dans sa chambre plus d’une fois durant son adolescence, profitant que sa tante travaille tard le soir et que la maison soit vide. Il a eu son petit mot de conquêtes avec les années, plus encore depuis que son école est à Covent Garden et qu’il sort le soir avec ses amis après les cours. Jamais rien de bien insensé, mais juste assez pour profiter de sa jeunesse. Il ne peut néanmoins s’empêcher de noter la différence entre toutes ces conquêtes d’un soir et Octavia – cette bulle d’intimité entre eux qu’il n’a jamais connue jusqu’à présent, cette simplicité et ce confort qui ne viennent qu’avec les années, les souvenirs marqués dans leurs esprits. Ils ne font rien d’autre que parler à demi-mots et être collés l’un à l’autre, et pourtant il s’agit du genre de domesticité à laquelle Leo ne pourrait que trop facilement s’habituer. Une pensée aussi effrayante qu’enivrante. Une pensée qu’il efface avant même qu'elle puisse se concrétiser dans son esprit. Mieux vaut ne pas trop se faire de films, c’est plus simple pour tout le monde et surtout pour son petit cœur de papier.

Alors oui, détourner le regard l’aide à ne pas trop se focaliser sur le genre de choses qui lui donnerait trop d’idée. Comme les lèvres d’Octavia, ou la douceur de sa peau, ou la profondeur de ses yeux. Elle était sa meilleure amie avant toute chose, et il vient à peine de la récupérer. Autant ne pas tout ruiner avec des espoirs sortis de nul part, autant ne pas tenter le diable même si elle promet de ne plus partir cette fois. Il veut la croire, il la croit, un doux sourire étirant ses lèvres à la simple pensée d’avoir Octavia à nouveau à ses côtés, pour le long terme. Avec l’été qui s’approche à grands pas et quelques semaines de vacances bien méritées avant de rejoindre la Royal Ballet Company en septembre, cela de quoi le mettre en joie. Il ne peut s’empêcher de rire un peu lorsqu’Octavia réclame toute son attention. Typique d’elle, vraiment. « C’est bon, je la connais, ta face, » répond-il avec un sourire de plus mais sans pour autant détourner le regard. Elle lui donne un coup de genou et il répond d’un coup de pied avant de lui pousser l’épaule pour qu’elle s’allonge à nouveau. Il ne faut pas plus que quelques secondes pour qu’il se penche au dessus d’elle, regard dans le sien. « Voilà. Contente? » une grave erreur de plus, évidemment, leur proximité n’aidant pas les choses. Pas plus que leur position, ou la façon dont les cheveux d’Octavia encadre son visage, les boucles frisés créant un contraste saisissant avec le blanc de ses draps. Octavia, dans son lit, à moitié sous lui. Grave erreur, en effet. « Tu m’as manqué, » ne peut-il s’empêcher de dire, comme un grand imbecile, alors qu’il repousse les quelques mèches rebelles qui tombent dans les yeux d’Octavia. Il n’ose néanmoins rien faire de plus. Loin de lui l’idée de… se faire des idées, justement. Même avec leur seul et unique baiser toujours en tête. Sans doute rien de plus qu’une erreur. Un petit hoquet dans leur amitié. Rien de plus. Rien du tout.


Dernière édition par Leo Brekker le Lun 25 Juin - 21:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Lun 25 Juin - 21:02

Elle aurait voulu en dire plus mais il y avait sans doute eu assez de confessions pour la journée ─ ou même le reste de l'année, vraiment. Les mots étaient pourtant bien là dans un coin de sa tête, un peu flous mais bien présents. Ils étaient là depuis un moment et il avait été ridiculement facile de les ignorer, puisqu'il avait été bien plus facile d'être furieuse après Leo que de reconnaître qu'elle songeait fréquemment à ce stupide baiser dont le souvenir la perturbait encore. Bien plus facile d'ignorer tout ça tant qu'elle ne les avait pas, lui et son maudit sourire, sous les yeux. Elle avait relativement bien réussi jusqu'à maintenant, jusqu'à ce qu'elle se retrouve dans sa chambre, dans son lit, contre lui. Ce n'était plus aussi facile à présent et elle avait la très désagréable impression de n'avoir absolument plus aucun moyen de lui cacher quoi que ce soit, comme si tout lui déballer à propos de la magie avait ouvert toutes les vannes de la franchise sans possibilité de retour en arrière. Curieusement, c'était aussi terrifiant que de lui avouer la vérité à propos de ces huit dernières années. Plus tentant aussi, même si les risques n'étaient clairement pas les mêmes. Lui parler de la magie, c'était risquer de passer pour une dingue ; lui faire comprendre qu'elle attendait plus de leur amitié qu'un simple retour à la normal, à cette complicité qu'ils avaient partagé, gamins, c'était s'exposer totalement et lui laisser l'opportunité de la rejeter. Est-ce qu'elle avait envie de courir le risque au moment même où ils se retrouvaient ? Pas franchement, non, mais se concentrer sur ce qu'elle avait à perdre était incroyablement difficile quand on la regardait comme ça. Enfin, quand Leo le regardait comme ça. « Très. Très contente » articula-t-elle d'une voix rauque, maladroite. Elle baissa les yeux sur sa bouche, sans réfléchir. Qu'il eut conscience ou non de l'effet qu'il avait sur elle, de toute évidence Leo ne jouait pas dans son équipe sur ce coup-là et sa propre volonté non plus d'ailleurs. Il restait dans un coin de sa tête, quelque part, loin, très loin de ce qui se passait actuellement, la certitude qu'il ne fallait pas pousser sa chance, qu'elle en avait assez fait mais il effleura sa joue, encore, manifestement très préoccupé par l'état de ses cheveux. Ou peut-être qu'il savait, qu'il savait exactement ce qu'il faisait et quel effet trois simples petits mots pouvaient avoir sur elle. Tu m'as manqué. C'était si simple à dire, si innocent. Elle se serait contentée d'éteindre Leo en d'autres circonstances, ailleurs, loin de ce lit, loin de ce sourire qui la réchauffait plus qu'elle n'aurait pu le prédire. Mais c'était trop, les trois mots de trop. Elle se redressa pour l'embrasser, timidement, une main accrochée à son tee-shirt, toute logique et autre instinct de préservation momentanément oubliés, noyés par l'envie, le besoin de Leo contre elle.
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Lun 25 Juin - 22:16

Cette fois-ci, aucune colère, aucun besoin de prouver quoi que ce soit, à l’autre ou à soi-même. Cette fois-ci, aucun jeu de dominance, aucun prétexte, aucune excuse. Juste eux, là, dans ce lit, dans cette chambre, ce silence confortable et intime. Juste lui, au-dessus d’elle, auprès d’elle. Juste elle, souriante, radieuse, magnifique. Eux et les masques finalement tombés, eux qui se sont cherchés pendant si longtemps, évités plus encore. Eux, eux, eux, et rien d’autre que compte, rien pour venir les déranger. Le bruit de Londres de l’autre côté de la fenêtre, le calme de Greenwich à leur porte. Un moment de pause. De sérénité. Pour se découvrir, pour évoluer, changer, s’adapter. Pour l’embrasser, elle, comme il en rêve depuis des jours, comme il ne l’avait pas espéré. Tant redouté. Aucun rejet, aucune excuse. Juste deux amis, sautant ensemble vers l’inconnu, juste un baiser qui pourrait tout changer.

Il ne peut s’empêcher de sourire contre les lèvres d’Octavia, ce qui rend le baiser bien moins soigné qu’il ne le faudrait. Un peu plus bordélique, non pas que cela dérange – ils n’ont jamais été parfaits, après tout, et l’ont prouvé à de nombreuses reprises. Un baiser romantique hollywoodien ne leur conviendrait pas, ne serait pas assez authentique. Alors Leo ne peut s’empêcher de sourire, comme le gros crétin d’imbécile qu’il est, même lorsqu’il détache ses lèvres de celle d’Octavia pour lui embrasser le cou. Une main dans ses cheveux, l’autre la tenant en place contre lui par la hanche. Comme s’il a peur qu’elle s’enfuit en courant. Comme s’il a besoin de savoir qu’elle est, à ses côtés, contre lui. Solide. Réelle.

Il s’apprête à tracer à nouveau son chemin vers les lèvres d’Octavia lorsque son téléphone se met à sonner à l’autre bout du lit. Un grognement lui échapper, d’autant plus lorsqu’il reconnaît la musique – les premières notes de Boys par Chari XCX qui annoncent un appel de la part de Sadie. Le choix de chanson est plus qu’ironique, certes, mais Leo connaît sa meilleure amie, sait qu’elle va le harceler jusqu’à ce qu’il réponde. Et qu’est-ce que cela dit de lui, qu’il se retrouve toujours avec une meuf qui adore le malmener ? Alors, avec un soupire, il se relève pour attraper son téléphone et prendre l’appel. « Occupé, » annonce-t-il de but en blanc avant de s’approcher d’Octavia à nouveau, de reprendre où il s’était arrêté sur son cou. « Tu me laisses sérieusement toute seule ce soir ? J’hallucine, tu peux pas juste – attends, t’es avec quelqu’un là ? Putain mais Leo… » Leo s’arrête juste l’espace de quelques secondes, pour reprendre son souffle et lui répondre. « Bye, Sadie. A demain, Sadie. » « You slut. » Il raccroche avec un lever d’yeux au ciel, avant de balancer son téléphone par-dessus son épaule. Celui-ci rebondit sur l’oreiller avant de finir au sol, mais c’est un problème pour plus tard. Bien plus tard. Une fois qu’il aura débarrassé Octavia de tous ses vêtements, par example.

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Mar 26 Juin - 14:06

Elle sentit son sourire sans le voir, plus contagieux encore que lorsqu'elle l'avait sous les yeux. Ce n'était pas parfait, ça n'avait rien non plus du baiser qu'ils avaient échangé ─ s'étaient infligés plutôt ─ la dernière fois mais Octavia n'aurait changé ça pour rien au monde. Non pas qu'elle fut capable d'y penser de toute manière, trop émerveillée par le simple fait qu'il ne l'avait pas encore repoussé, qu'il semblait même avoir envie de l'embrasser. Ça n'avait pas de sens et sans la main qui tenait fermement sa hanche, l'ancrait contre Leo, dans cette réalité, elle aurait probablement pensé rêver. Rêver encore une fois de ce baiser et du tumulte qui régnait dans sa tête, imaginer leur maladresse à tous les deux et la tendresse bête dont elle voulait l'entourer ─ mais c'était bien réel. Il était bien là, dans son cou et elle n'avait pas besoin d'ouvrir les yeux pour s'en assurer. N'en était sans doute pas capable d'ailleurs, perdue qu'elle était dans sa chaleur, si focalisée sur ces lèvres qui s'attaquaient délicieusement à sa peau. Ce garçon savait clairement ce qu'il faisait, n'en était pas à son coup ─ ah ─ d'essai mais, une fois n'était pas coutume, Octavia se fichait bien de savoir qui était passé avant, pour l'instant du moins. Elle se poserait la question, plus tard, peut-être, mais pas maintenant. Les autres n'existaient plus, il n'y avait plus que Leo et elle, loin du reste.

Elle enregistra vaguement le début d'une chanson, sans réaliser tout de suite qu'il s'agissait du portable de Leo. D'un coup de fil, donc de quelqu'un d'autre, quelqu'un qui interrompait un moment qui leur était réservé à eux deux et rien qu'à eux. Un grondement de protestation lui échappa lorsqu'il s'éloigna pour répondre et elle rouvrit les yeux, sourcils froncés, légèrement agacée par ce break inopiné. Toutefois Leo ne tarda pas à revenir, l'empêchant de faire réellement attention à ce qui se disait, consciemment ou non ─ et, à la réflexion, elle penchait plutôt pour la première option. Un bruit sourd la fit sursauter, la ramenant à la réalité. Son portable, certainement. Son portable qu'il avait décroché sans trop d'hésitation, pour parler à Sadie. Pourquoi ce prénom lui semblait-il familier ? Ah, oui, une histoire de ballerine avec qui il avait passé des heures, d'entraînements interminables pour son stupide spectacle d'hiver. Elle s'en souvenait vaguement, avait encore dans l'oreille le ton avec lequel il lui avait balancé tout ça, hautain et mordant. L'imbécile. Enroulant une jambe autour des hanches de Leo, pas assez proches à son goût, Octavia ferma les yeux à nouveau, tenta de se perdre encore dans ses baisers, d'oublier l'agaçant souvenir de cette conversation, en vain. Avec un soupir, elle lâcha son tee-shirt et se laissa retomber en arrière, les yeux fixés sur le plafond. « C'est qui Sadie ? » Et, wow, la question ne sonnait pas si triste et abattue dans sa tête. « Enfin, je sais très bien que tu as, qu'on a plus grand-chose en commun et que t'as certainement balancé tous ces trucs sur tes copines danseuses pour m'agacer, qui était tout à fait réussi au passage, mais si tu as déjà, je sais pas, quelqu'un » Insister aussi lourdement sur ce mot-là aurait pu être comique mais elle avait juste l'impression de s'enfoncer un peu plus dans la honte à chaque syllabe. « J'aimerais juste être mise au courant » lâcha-t-elle en un écho bizarre à ce qu'il avait réclamé un peu plus tôt. Une raison de lui faire confiance, la promesse qu'elle n'allait pas refaire la connerie de lui faire faux bond. Et elle, de quoi avait-elle besoin ? Qu'il la rassure, parce qu'elle avait écouté un peu trop attentivement ce qu'il avait à dire sur ses merveilleuses camarades de classe quelques semaines plus tôt ? Pathétique. « Mais ça me regarde pas finalement, c'est, c'est cool, oui, voilà, c'est cool. Et peut-être que je suis pas encore au point sur toute l'étiquette qui va avec vos téléphones moldus mais vraiment, je trouve ça un peu bizarre de répondre comme ça, peut-être un peu vexant aussi mais hey, qu'est-ce que j'y connais après tout, c'est pas bien grave. C'est pas... pas grave » Elle se tut, à cours de banalités. Embarrassée, Octavia ? Absolument, oui, à en juger par l'obstination avec laquelle elle observait le plafond.
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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Mar 26 Juin - 18:23

Leo aurait dû se douter qu’Octavia n’allait pas laisser cela là, qu’elle réagirait une fois de plus au quart de tour. Il ne s’attendait néanmoins pas à ce qu’elle soit aussi… possessive à son sujet, le ramenant à elle avec une jambe autour des hanches. Il ne peut s’empêcher de grogner assez lourdement à leur soudaine proximité, alors que son sang se concentre sur une partie de son anatomie en particulier et lui donne un peu le tournis. Génial. Comme si parlait de sujet épineux avec Octavia n’était pas assez laborieux comme cela, il fallait que son corps ajoute quelques niveaux de difficulté, juste pour le fun. Il tente de prendre une large inspiration, mais rien n’y fait. Sans doute parce que les paroles d’Octavia n’arrange pas vraiment la situation, et qu’il ne peut pas s’empêcher d’avoir un sourire tendre aux lèvres. Evidemment, qu’elle continue d’essayer de cacher ses réels sentiments sous une bonne couche de je-m’en-foutisme aigu. Il commence à la connaître maintenant – il faut prendre tout ce qu’elle dit, imaginer le contraire et multiplier le tout par deux, et peut-être qu’on a une vague idée de quoi elle parle vraiment. Têtue comme une mule, celle-là.

Il arrive, tant bien que mal, à les bouger tous les deux afin d’être allongés côté à côté dans le lit – non pas pour établir de la distance entre eux, mais parce que ce genre de conversation demande tout de même un peu moins d’intimité. « Evidemment que ça te regarde, arrête de… » Minimaliser ton importance pour moi ? Putain, mais comment faisait-elle pour ne pas se rendre compte de l’effet qu’elle lui faisait, constamment ? « Sadie est ma meilleure amie. Elle est également très lesbienne et très en couple. Et tous les autres, on a passé les huit dernières années ensemble à porter du lycra, ça… donne beaucoup trop de détails et ça te coupe les idées nettes, crois-moi. » Il ne peut s’empêcher de sourire un peu aux quelques images cauchemardesques qui hantent encore ses souvenirs. Comme si la puberté n’était pas une période de la vie assez étrange comme cela. « Sadie est aussi et surtout très chiante quand elle s’y met, et elle apprécie pas que j’annule nos plans à la dernière minute. C’était soit lui répondre maintenant, soit me faire harceler au téléphone. Elle va nous laisser tranquille maintenant. » Un sourire de plus, plus doux, plus tendre, avant qu’il ne se penche en avant pour déposer un baiser au coin des lèvres d’Octavia, puis un autre sur sa joue, un proche de son oreille. « Et il y a personne, tu me prends pour qui. Enfin. Je veux dire. Personne d’autre. » Il ferme les yeux, s’insultant mentalement de réussir à toujours mettre les pieds dans le plat. « D’autres questions ? »

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MessageSujet: Re: leoctavia | ruin your faith with casual lies   Mar 26 Juin - 20:50

À croire que chercher à tout faire foirer était une seconde nature chez elle. Chercher le détail dérangeant, en faire une obsession en deux secondes à peine ─ ou en deux semaines, en l'occurence, même si elle avait eu d'autres problèmes à gérer que ce petit élan de jalousie qui l'avait secouée ─ et creuser, l'air de rien. Seulement il était particulièrement compliqué de paraître aussi détachée qu'elle l'aurait voulu en étant si intensément consciente de sa présence tout autour d'elle. De l'envie de plus, surtout. Elle le laissa toutefois s'éloigner sans protester, persuadée d'avoir sorti la bêtise de trop. Mais non, même pas. Octavia lui jeta un bref regard en coin, luttant sans grande volonté contre l'envie de sourire, les dents plantées dans sa lèvre en guise de dernier recours. La nouvelle n'aurait pas dû la réjouir autant que ça, pourtant. Il l'avait donc remplacée finalement, d'une certaine manière mais fallait-il vraiment s'en offusquer ? Elle s'était éloignée toute seule, personne ne l'y avait forcé si ce n'était sa propre logique tordue, et elle n'était pas assez idiote ni égocentrique pour imaginer qu'il avait passé ces huit dernières années dans son coin, à attendre qu'elle daigne revenir dans sa vie. Clairement pas. Il aurait été plutôt hypocrite de lui donner des leçons en matière d'amitié de toute façon, à cause de Wren d'abord et parce que ce n'était plus vraiment ce qu'elle recherchait à ses côtés. Ou plus seulement, peut-être ? La nuance était perturbante, ce serait une réflexion pour plus tard, quand son cerveau ne serait plus focalisé sur la probabilité que Leo l'embrasse de nouveau. Elle n'était pas sûre de savoir pourquoi elle lui faisait confiance aussi facilement. Parce qu'elle avait envie de le croire ? Parce que c'était elle, finalement, la professionnelle du mensonge ? Parce qu'il n'avait aucune raison de lui mentir, surtout. Pas si il voulait qu'elle reste et, après tout, c'était bien ce qu'il lui avait demandé.

Incapable de le retenir plus longtemps, elle laissa s'échapper son sourire, de ceux qui semblent rester imprimés sur les visages, qui donnent mal aux joues d'avoir été si longuement portés. « Intéressant » Oh, le doux euphémisme. « Non, non, plus de question » ajouta-t-elle en secouant la tête. Plus tard, les questions, quand elle serait en mesure de réfléchir. Elle se releva, échappant momentanément à la douce torture des lèvres de Leo qui ignoraient les siennes et, portée par un élan d'optimisme grisant, s'installa sur lui ─ toujours avoir le dessus, en toute situation, une mauvaise habitude à en croire à peu près tout le monde dans son entourage. Son tee-shirt était à quelques centimètres de passer par-dessus sa tête lorsqu'elle en lâcha l'ourlet, faussement pensive. « En fait, si, si, j'ai une toute petite question. Elle est mignonne ? » Avoir le dessus et le dernier mot, donc, même si il fallait verser dans la provocation un peu idiote. Ce n'était pas dans l'idée de le blesser cette fois, pas parce qu'elle voulait absolument garder la main, coûte que coûte. Juste le faire attendre, un tout petit peu ─ et si elle pouvait en plus le mettre un peu dans l'embarras, ce n'était que du bonus.
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