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 not what it used to be. (ewan)

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MessageSujet: not what it used to be. (ewan)   Dim 10 Juin - 16:57


Mon histoire avec Ewan n’a jamais été simple. Mon histoire avec Ewan s’est bâtie sur des secrets et des mensonges. Il ne connaissait rien de la véritable Parvati Patil. Et c’est sans doute ce qui m’a attirée chez lui – en dehors de sa candeur et de son sourire : le fait qu’il ne sache pas réellement qui je suis. À ses yeux, je ne suis que Parvati, jeune policière ambitieuse qui s’est construit une carrière à force de courage et de détermination. Aux yeux de Ewan, il n’existe pas Poudlard, la magie, Voldemort. Il n’existe pas Harry Potter et la guerre qui a fait rage et m’a enlevé cette partie de moi qui me manque aujourd’hui. Tout ça n’existe pas dans son regard. Et quand il me souriait, je n’étais rien d’autre qu’une Moldue comme lui. Alors je me suis laissée emporter. Je me suis laissée avoir par les sentiments – des sentiments que j’avais peu à peu oubliés. Son amour m’est tombé dessus, comme une pierre. Ça a été violent, presque douloureux parce que je n’étais pas prête à recevoir tout ça de sa part. Je n’étais pas prête à être heureuse. Mais j’ai tenté ma chance. Je me suis accrochée. J’ai laissé son amour me faire oublier un peu de ma douleur. C’était peut-être son côté psychiatre qui faisait qu’il savait comment s’y prendre avec moi. C’était peut-être sa gentillesse aussi. Ewan a été ma boue de sauvetage, sans le savoir. Mais restait toujours les secrets, les non-dits. Restait cette part de moi dont il n’avait pas connaissance.

Puis les secrets sont devenus trop lourds à porter. Plus difficiles à cacher. Et quand la jeune sœur de Ewan a eu cet accident, j’ai senti quelque chose exploser à l’intérieur de moi. C’était comme un volcan entrant en éruption. Comment continuer de lui mentir, de lui cacher la vérité ? Comment continuer de le regarder en face et de ne pas pouvoir lui dire les mots pour le consoler ? C’était terrible, toute cette culpabilité. J’ai vu mon couple partir à la dérive. Cette bague à mon doigt devenait bien trop lourde à porter. Ewan s’est éloigné. Il s’est enfermé dans son travail comme pour se protéger. Il avait raison, quelque part : il lui fallait se protéger de moi. De cette partie de moi qu’il ne connaissait pas. Je détenais entre mes mains toute la vérité, une vérité folle et saugrenue pour un Moldu tel que lui. Et ne restait pourtant que ce silence entre nous qui ne faisait que se creuser un peu plus à mesure que les jours passaient. J’ai parfois l’impression que nous sommes devenus des inconnus l’un pour l’autre. J’ai l’impression que nous sommes devenus des étrangers qui vivaient dans un même endroit. Comme si nous n’avions plus rien en commun, comme si la douleur nous séparait peu à peu. J’aurais voulu pouvoir lui avouer tous ces secrets qui me rongeaient. Peut-être que ça l’aurait aidé. Peut-être que ça l’aurait apaisé. Ou bien peut-être qu’il m’aurait détestée, haïe pour tout ce que je lui avais caché, pour tout ce que j’avais fait. Quelque part, ce qui était arrivé à sa sœur était de ma faute. Et c’était un poids que je me sentais lasse de porter. Alors, je l’ai quitté. J’ai quitté Ewan autant par lâcheté que par souffrance. Je n’en pouvais plus de lui mentir, je n’en pouvais plus de lui cacher qui j’étais. J’ai quitté notre chez nous, laissant des affaires que je ne suis jamais revenue chercher. C’est trop dur. C’est trop effrayant. Ce serait comme admettre que tout est fini entre nous. Ce serait comme admettre que l’on est arrivé tous les deux au bout. Mais arrivera bien un jour où il faudra faire le premier pas. Arrivera un jour om il devra aller de l’avant. Et ce n’est pas parce que je porte encore cette bague à mon doigt que je dois le garder prisonnier du passé. De notre passé.

« Bonsoir Ewan. J’aurais voulu récupérer des dossiers que j’ai dû laisser dans un carton du bureau, je peux ? Je suis désolée de débarquer à l’improviste, c’était assez urgent. » Comme deux inconnus. Comme deux anciens amants. Comme deux étrangers qui n’auraient jamais dû faire partie du même monde.
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MessageSujet: Re: not what it used to be. (ewan)   Mer 13 Juin - 15:15


 
 
 

 
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Il est dans la chambre quand la sonnette de la porte résonne. Il est assis sur le rebord du lit, une photo entre les mains, comme un adolescent éploré. Il pourrait avoir honte, de fixer cette photo prise au début de leur histoire alors qu’elle est partie et qu’elle ne reviendra pas. Il devrait se faire une raison aussi. L’oublier, la mettre de côté comme il prétend le faire depuis que Parvati n’est plus là le soir dans leur appartement. Cependant, quand on connaît quelqu’un depuis autant d’années, on ne peut pas lui dire au revoir aussi brutalement. On ne peut pas balayer une belle histoire d'un revers de la main.

Et puis ce n’est pas comme si Ewan ne l’aimait plus, comme s’il y avait eu trahison, dispute, violence. Tout s’est fait en douceur. Sans même qu’il ne s’aperçoive que la femme de sa vie se détachait de lui, qu’il n’était plus assez présent pour elle, qu’il rentrait trop tard et quittait l’appartement trop tôt. Que les fiançailles duraient trop longtemps. Qu’il n’était plus assez. Et que c'était trop. Il n'a rien vu venir, rien voulu voir. trop obsédé par ses patients et par l'état de sa sœur.

Alors, il garde des réflexes. Il dort de son côté du lit, s’assoit à sa place sur le canapé quand il regarde un film, lui parle parfois quand il se réveille la nuit. La voit souvent dans la maison. Oublie qu’elle n’est plus là. Elle le hante et il en oublierait tout le reste. Mais Ewan a une conscience professionnelle, alors personne ne peut percevoir son mal être quand il passe les portes de l’hôpital, ses patients ne constatent aucune différence, seuls ses amis les plus proches qu’il peut compter sur trois doigts, ont remarqué les changements chez le brun. L’absence du sourire, marque du Stevenson ont été comme une première alerte, comme un énorme signal rouge. Et puis il y a les nouvelles qu’il ne donne plus, les messages auxquels il oublie de répondre, l’anniversaire de sa meilleure amie qu’il n’a même pas souhaité. Ewan n’oublie jamais les anniversaires.

C’est donc sur le lit qu’il se trouve lorsque la sonnette retentit, et c’est du lit qu’il se lève, reposant la photo nonchalamment sur la couverture grise avant de sortir de la chambre. Il se demande bien qui cela peut être Ewan, parce qu’il a vu Phil il y a quelques jours et qu’Opale est partie pour la soirée, malgré la réticence de son frère à la laisser sortir. Et il n’a pas pu gagner, ne peut jamais gagner. Comment dire non à ce visage angélique, à cette expression de supplication trop parfaite pour ne pas avoir été apprise et répétée. Il le sait, et pourtant à chaque fois, il capitule. Ewan secoue la tête et pousse un soupir, il se disperse trop ces temps-ci et arrivé devant la porte, il en oublie presque pourquoi il s’est levé de son lit si confortable, si accueillant. Mais lorsqu’il ouvre la porte, il en oublie tout le reste. Car sur le seuil de leur – de son appartement – il y a celle qui appartient à son passé, qu’il doit se résigner à appeler son ex.

Ewan ressent le petit pincement parce qu’elle a sonné alors qu’il y a deux mois à peine, elle aurait simplement utilisé sa clé. Et une grimace déformerait ses traits s’il se laissait dominer par ses affects, mais à la place c’est un sourire gêné qui prend forme. « Oui bien sûr. » Fais comme chez toi, il veut lui dire. Mais n’en fait rien. Dans ses bras, il veut la prendre. Mais n’en fait rien. Ewan reste immobile, ne lui laissant pas d’espace pour entrer. « Pardon. Entre. Je me décale. » Il se passe une main à l’arrière du crâne et referme la porte derrière elle avant de rester là comme un idiot à ne savoir que faire avec ses mains, avec son corps. « Je n’ai touché à rien, donc tu ne devrais pas trop mettre de temps à trouver ce que tu cherches. » Il détourne le regard, ses yeux se posent sur tout sauf sur elle et sa chevelure de jai et ses yeux en amande et sa peau … Alors Ewan fixe la télévision éteinte comme si c’était l’objet le plus surprenant qu’il n’ait jamais regardé. « Tu veux boire quelque chose ? » Finit-il par dire quand même, parce qu’il ne peut pas se taire, parce qu’il a été élevé ainsi. « Thé, café ? »  

Parce qu’il veut la retenir un peu plus longtemps aussi.  

 ☾ anesidora
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MessageSujet: Re: not what it used to be. (ewan)   Sam 16 Juin - 8:53

C’était étrange de me retrouver ici, dans cet appartement qui a abrité notre histoire. Notre amour. Il semblait encore renfermer les souvenirs de notre relation, si bien que tout me revenait en plein visage tel une vague glacée me coupant le souffle. Il y avait son odeur, il y avait son empreinte. Et je suis encore là, présente entre ces murs, comme un vieux fantôme qu’on n’oublie pas. Ai-je véritablement envie que Ewan m’oublie ? Si j’étais honnête, je dirais que non. Je ne veux pas qu’il m’oublie – qu’il nous oublie. Mais il restera toujours ces mensonges, ces secrets entre nous – des mensonges et des secrets à cause desquels je suis partie. Rien ne changerait ; rien ne changera. Je resterai toujours la jolie Parvati aux yeux de Ewan et pas la sorcière Patil qui a vécu la Guerre contre un mage noir. Je manque de soupirer, pince les lèvres pour ne pas laisser paraître mon trouble. J’ai pourtant tous ces papillons au fond de mon estomac. J’aime son air un peu bêta, son air un peu maladroit lorsqu’il me laisse la place pour rentrer dans l’appartement. Il avait toujours cette petite manie de passer une main à l’arrière de son crâne quand il est gêné. Une manie qui me faisait rire, une manie qui m’attendrissait. « Merci, soufflé-je. » Et je me trouvais toujours aussi faible face à lui, face à son sourire. Face à sa simple personne. Comme avant. Comme au premier jour. Certains jours, je me demandais comment j’avais pu le quitter. Je me demandais comment je faisais pour vivre sans sa présence à mes côtés, lui qui avait su faire taire les démons et la douleur du passé. Et puis je posais mes yeux sur le monde sorcier, sur tous ceux qui m’entouraient – et alors je comprenais.

« D’accord, ça devrait donc être rapide, je fais remarquer avec hésitation, mon regard alternant entre la porte du bureau et la silhouette de Ewan. » Le brun semblait si perdu, soudainement. Il ressemblait à un de ces petits enfants qui a lâché la main de sa Maman et qui s’est retrouvé emporté par la foule, se retrouvant éloigné de ses parents. J’ai l’envie de lui prendre la main, de lui dire que tout ira bien. J’ai l’envie de lui dire que c’était pour le mieux et qu’il peut désormais se concentrer sur la guérison de sa sœur. J’ai l’envie de lui dire que, dans une autre vie, dans un autre temps, alors peut-être nous aurions été faits pour être ensemble. « Comment ? » Sa voix me ramène à la réalité, loin de mes pensées moroses, et je prends soudainement conscience que je n’ai pas bougé. Lui non plus. Quand mon ex-fiancé se répète et me propose quelque chose à boire, je reste trois secondes le regard fixe, comme une idiote. « Euh, oui. Pourquoi pas. Un thé sera très bien, je réponds avec un hochement de tête. Si tu as gardé le thé au jasmin, j’en prendrai une tasse alors. » Ça ne sert pourtant à rien d’éterniser ce moment mais c’est comme si je ne pouvais pas m’en empêcher. Comme si c’était plus fort que moi. Et plutôt que d’aller directement à mon ancien bureau, je reste plantée là au milieu de l’appartement comme la dernière des idiotes. Parce que rien ne peut me faire oublier la sensation d’être de retour à la maison qui me prend au ventre. « Comment va ta sœur ? je demande finalement. » Comment tu vas, toi ?
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MessageSujet: Re: not what it used to be. (ewan)   Lun 6 Aoû - 16:05



 

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« Bien sûr que je l'ai gardé. » Je n'ai rien jeté aurait-il envie de lui murmurer à l'oreille. Mais il n'en fait rien, se contente de se diriger vers la cuisine pour préparer deux tasses de ce thé qu'elle lui a fait découvrir et dont il ne peut plus se passer, parce que ça lui rappelle tant les moments qu'ils passaient ensemble. Confortablement lovés l'un contre l'autre sur le canapé du salon devant un film ou juste à discuter de leurs journées. Des siennes la plupart du temps. Parvati ayant toujours éprouvé ce désir de bien séparer sa vie professionnelle de sa vie privée. Il fronce les sourcils et garde cet air contrarié jusqu'à ce que la bouilloire siffle. Il ne l'entend pas se diriger vers la chambre et lorsque Ewan revient avec les deux tasses fumantes, il la voit debout dans l'entrée, toujours habillée mais n'ayant pas bouger d'un iota. Et ça lui serre le cœur de la voir autant à sa place dans cet endroit qu'elle a quitté si abruptement. « Assis-toi. » Plus qu'un ordre c'est une supplique. Il ne souhaite qu'une seule chose, qu'elle reste et ne reparte pas. Le psychiatre s'en veut de s'être autant plonger dans son travail à tel point d'en perdre la seule femme de sa vie. La seule femme qu'il ait jamais vraiment aimé. Et pourtant, il sait que si c'était à refaire, il ne changerait rien. Trop obnubilé par la détresse de sa sœur et les mêmes occurrences étranges chez plusieurs de ses patients. Ces souvenirs inventés, ces hallucinations auditives ou visuelles d'un monde magique qui pourtant n'existe pas. Ne peut pas exister, se répète l'esprit cartésien du médecin. Un dilemme cornélien et le seul choix possible était celui de sauver sa sœur, même si ça voulait dire la perdre et se perdre en le faisant.

La question qu'elle lui pose le fait revenir au présent et il plonge ses yeux émeraude un instant dans le tourbillon marron des iris de Parvati. « Elle va mieux. Elle est même sortie de l'hôpital et elle vit chez no.. ici. » Ewan se mord la lèvre, à tout les coups son ancienne fiancée à remarqué le lapsus qui a failli s'échapper de sa bouche. « Les hallucinations semblent être parties. Ce qui est étrange parce qu'après autant d'années, de telles hallucinations ne devraient pas disparaître du jour au lendemain. Mais je lui fais confiance. » A moitié en tout cas. C'est sa petite-soeur et il ne peut décemment rien lui refuser. Le miracle de la famille. La prunelle de ses yeux. Il est tout d'un coup redevenu le médecin soucieux et frustré de ne pas comprendre. Le cerveau humain est compliqué, mais il a toujours su trouver des réponses satisfaisantes. Pas cette fois.

Ewan réalise qu'il est de nouveau perdu dans ses pensées et un juron discret s'échappe et se répand dans l'air. « Et toi ? Où vis-tu en ce moment ? » Reviens, reviens, reviens. Ce mot tourne en boucle dans son esprit, fait disparaître tout le reste. Il est inquiet, s'en veut aussi qu'elle se soit retrouvée à la rue à cause de cette indifférence qui émanait de lui depuis deux ans. Mais ce mot ne passera jamais la frontière de son cerveau embrouillé. Car il la respecte trop et qu'il ne souhaite que son bonheur. Et si son bonheur aujourd'hui c'est de partir, de le laisser, de le quitter – et même si ça le tue à petit feu – il ne lui enlèvera pas assez. Pas après lui avoir fait perdre deux ans de sa vie. Ewan est très doué pour se culpabiliser. Trop pour réaliser que peut-être, elle n'attend que ça.

☾ anesidora



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MessageSujet: Re: not what it used to be. (ewan)   Dim 12 Aoû - 11:02

Une maison, un appartement, ce n’est pas forcément un foyer. Un foyer, c’est cet endroit qui, dès qu’on le quitte, nous manque de façon inexpliquée. Ewan était mon foyer, encore et toujours. Après tout, c’était pour ça que j’avais accepté de me fiancer à lui – parce que je savais qu’il serait cet endroit dans lequel je pourrai toujours me réfugier. Mais aujourd’hui, il n’y a plus qu’un grand vide béant et sombre. Un vide douloureux comme on creuse une tombe. Est-ce que notre amour était réellement mort ? Je crois que la réponse aurait dû être oui, pour notre bien à tous les deux. Mais restaient encore les réminiscences de notre histoire et ces regard appuyés qui en disaient bien trop. Un peu comme une automate, je retire mon manteau et m’assois lorsque le brun m’y invite sans même penser que ça ne fera que retarder l’inévitable. Je crois que j’ai besoin de profiter un peu de ce moment. Je crois que j’ai besoin de profiter de sa présence. Ewan m’a manqué. Il me manque tous les jours, à chaque instant. Je crois que mon cœur veut lui hurler de bien vouloir revenir, me revenir, mais je sais que ce serait une erreur. Que ça signifierait simplement recommencer. Recommencer les mensonges et les secrets, l’éloignement. Et ce n’était pas ce que je voulais.

Alors je me sens sourire, un peu comme une idiote, lorsque mon ex-fiancé parle de chez ‘nous’ comme si rien n’avait changé. Cette constatation est aussi douce que douloureuse sur mon cœur mais ça fait du bien de l’entendre parler de nous comme avant. « C’est une bonne chose qu’elle se soit installée ici, j’acquiesce doucement. Tu peux mieux veiller sur elle, ainsi. » Je savais combien Opale était importante pour son frère. Elle était la prunelle de ses yeux. Et le drame qui avait frappé cette famille était injuste. Terrible. Il avait bien trop coûté, à elle comme à Ewan. Et à moi, un peu, aussi. Quand je voyais toutes les répercussions que cela avait eu, je ne pouvais m’empêcher de détester la magie. Tout ce qu’elle m’avait pris, dans la vie – et tout ce qu’elle continuait de me prendre. « Est-ce que… Est-ce que tu serais d’accord pour que je passe la voir, un jour prochain ? Histoire de pouvoir prendre de ses nouvelles. » Je trouvais cela terrible d’en être réduite à demander l’autorisation, comme ça. C’était pathétique. C’était triste. Tout était si simple – avant. Non, en vérité, rien n’avait jamais été simple entre Ewan et moi, ce n’était que des apparences. Des apparences trompeuses et mensongères. La réalité semble me serrer la gorge et je détourne le regard, les yeux posés sur ma tasse de thé fumante. Je m’autorise une lente gorgée, perdue dans un silence qui s’éternise et pèse sur ma poitrine. Je voudrais bien le briser mais je ne sais pas quoi dire. « Oh, eh bien, j’ai trouvé un petit appartement, je réponds après une hésitation. Ce n’est pas très grand et je ne suis pas vraiment encore installée mais ça fera l’affaire pour l’instant. » Haussant les épaules, je me mords l’intérieur de la joue pour ne pas lui dire que je déteste mon nouveau ‘chez moi’ et que j’y passe le moins de temps possible. Il y a encore des cartons que je n’ai pas défaits. Il n’y a que le strict minimum. « En ce moment, je suis débordée par le travail alors je n’ai pas vraiment le temps de m’en occuper, j’ajoute doucement. » En vérité, je n’ai pas envie de m’en occuper. Je n’ai pas envie de faire de ce vieil appartement mon nouveau foyer. Car ma place était ici, entre ces murs. Sur ce canapé. Dans cet espace au creux duquel Ewan et moi avons tant partagé.


kiss kiss, bang bang :
 
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