Bienvenue sur . Glitch of magic ! Recensement en cours ! N'oubliez pas de venir poster ! • Tempête de neige en pleine canicule à Londres ! venez participer au topic commun ici ! Un petit défi d'écriture, ça vous dit ? Plus d'infos par ici !si vous n'avez pas d'idées de personnage, nous avons créé un petit guide pour aider à la l'intégration de vos personnages inventés dans le contexte de Glitch. .

 

 Samuel | Hey, Haven't Seen You In A While

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar

Invité
Invité

MessageSujet: Samuel | Hey, Haven't Seen You In A While   Ven 8 Juin - 23:54


Hey, haven't seen you in a while.
Victoria s’abrita sous l’entrée de la salle de spectacle pour éviter la pluie qui venait de s'abattre sur Londres. Le vigile haussa un sourcil en la regardant, et elle tenta de lui sourire de manière innocente, pour calmer son air méfiant. Ce ne fut pas efficace. Le big guy croisa les bras sur son torse et bomba ce dernier pour intimider la jeune femme, qui fit la moue en réponse. Rho, ça va hein.  

« Je peux rentrer ? » tenta-t-elle. « Vous avez un ticket ? » Victoria fronça le nez. Il ne restait même pas vingt minutes de spectacle, qui achetait son billet pour se pointer deux heures après le début de la pièce, sérieusement ? « Non… » Il haussa les épaules "bah voilà, t’as trouvé la réponse toute seule ma grande" chantait son regard. La jeune femme souffla bruyamment. « Mais il pleut… » « C’est qu’une petite averse ça va passer, puis vous êtes abritée là. » « Je viens pas pour voir le spectacle, je veux juste voir l’un des comédiens ! » C’est évidemment au moment où elle prononça cette phrase qu’elle se rendit compte que cela sonnait dix fois pire. Maintenant elle devenait stalkeuse et groupie aux yeux du gardien, merveilleux. « Non, enfin, pas bizarrement, je le connais c’est un de mes amis. » « Mais bien sûr. » « J'vous jure ! » « Pourquoi vous êtes coincées dehors si vous le connaissez si bien votre comédien, mh ? » « Mais ça fait longtemps que je l’ai pas vu je… » Victoria abandonna. C’était vain, ce mec était plus buté qu’un gobelin.

Elle quitta l’entrée du théâtre pour s’engouffrer dans une ruelle vide. Puisque ce goujat n’était pas prêt de la laisser rentrer, elle irait de force. Elle fouilla son sac à la recherche de sa baguette dans le but de transplaner jusqu’aux toilettes de la salle… Mais cela dura de bien trop longues secondes. Victoria jura. Bordel de scrout. Pas de baguette. Evidemment qu’elle l’avait laissée chez elle. La baguette, c’était comme les clefs pour Victoria : indispensable mais toujours oubliée. Elle tapa du pied par terre, agacée par son étourderie, ce qui lui valut de s’éclabousser elle-même. Chouette.

Le pire dans cette histoire, c’est qu’il n’y avait aucun mensonge. Victoria était quelqu’un d’honnête, toujours prête à soutenir les artistes indépendants, elle n’hésitait pas à y passer ses économies. C’est de cette manière qu’elle a rencontré Samuel, des années plus tôt alors qu’elle découvrait encore les petites salles de Londres. Un jeune homme talentueux à l’époque qui n’a fait que s’améliorer depuis à son goût, Victoria est une fan depuis le début. Un soir, ayant voulu le féliciter après une performance particulièrement émouvante, leur discussion s’est éternisée jusqu’au petit matin et c’est de cette manière que leur amitié est née.

Ils sont même sortis ensemble quelques temps, un souvenir tendre au cœur de Victoria, qui n’est malheureusement rien de plus aujourd’hui. Ce n’est pas une situation facile de s’engager avec un moldu en tant que sorcière quand on tient à en préserver le secret. Puis de toutes les manières, ils forment un meilleur duo en tant qu’amis préfère-t-elle se dire.

Elle entendit de l’agitation venir du boulevard, ce qui la sortit de ses songes, et se rendit compte que la représentation était à présent terminée et que les spectateurs étaient en train de quitter la salle. C’est maintenant ou jamais. Aussi discrète qu’un dragon, elle se glissa jusqu’à l’entrée principale et n’eut jamais autant béni sa petite taille que ce soir là où malgré sa malchance légendaire, elle parvint à échapper à la vigilance du gardien pour pénétrer dans le théâtre.

Elle aperçut Samuel dans le fond du hall, en train de récupérer ses affaires, prêt à quitter le bâtiment. Raison pour laquelle elle accéléra le pas, hors de question de le manquer de si peu. « Sam, attends ! » elle agita les bras et sourit en constatant qu’elle avait capté son attention. Ses cheveux gouttaient légèrement, et elle les secoua un peu pour éviter de tremper son ami. « Saluuuut, chantonna la jeune femme en s’accrochant à son bras, alors la représentation s’est bien passée ? »

Peut-être qu’ils ne s’étaient pas vus ces deux derniers mois, il n’empêche que Victoria considérait toujours Samuel comme une des personnes les plus importantes de sa vie. Elle sentit même une pointe de culpabilité à l’idée de ne pas l’avoir contacté ces dernières semaines… Mais il lui était difficile de maintenir ses liens moldus quand le monde sorcier faisait des siennes, car il finissait toujours par se perdre dans ses mensonges et certains de ses anciens amis s'étaient vexés, persuadés qu’elle cherchait à les éviter. Ce n’était jamais arrivé avec Samuel, et elle bénissait sa bonté d’esprit pour cela. « Je savais pas que tu jouais ici, ça fait combien de temps ? T’aurais du m’envoyer un message, je serai venue… »
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Samuel | Hey, Haven't Seen You In A While   Mer 13 Juin - 22:05

Cela faisait quelques semaines maintenant, que je me donnais en spectacle dans cette petite salle londonienne. Avant la première du spectacle, j’étais passé par tous les états. D’abord, l’excitation : j’étais heureux, de pouvoir une fois de plus exercer mon art. Il était vrai que je n’étais sans doute pas le meilleur ; il y avait des comédiens bien plus talentueux que moi. Mais c’était ainsi, j’avais ce besoin, en moi, de jouer la comédie, quel que fut le rôle. J’aimais l’idée de donner vie à un personnage, revendiquer ses idées, même si ce n’étaient pas les miennes. Et vibrer, des émotions et des situations dans lesquelles j’allais devoir me mettre. Si mon personnage était heureux, je l’étais avec lui. S’il souffrait ? Alors je souffrais avec lui. J’étais en quelque sorte cet ami qui est là en toute circonstance, pour eux. Et aussi étrange cela pouvait-il paraître, ils étaient là pour moi, à leur manière, m’offrant parfois les solutions et réponses que j’attendais à mes soucis et autres prises de consciences les plus secrètes…
Mais au fur et à mesure que l’heure de jouer approchait, je doutais. Et si j’avais un trou de mémoire ? Ou si l’un de mes amis se blessait, nous obligeant ainsi à aller chercher son remplaçant au dernier moment ? Et si ledit remplaçant ne pouvait pas venir ? Le coeur serré, j’expirais un bon coup. J’avais beau être un éternel anxieux, je prenais le parti du freestyle : le stress, à petite dose, pouvait être un allié, c’était vrai. Mais à ce point là, je crois bien qu’il aurait pu me tuer. Et j’avais beau admirer Shakespeare, je n’avais aucune envie de crever d’une crise cardiaque sur scène. J’avais vingt-six ans, et encore des tas de choses merveilleuses à vivre.

Fermant les yeux, j’ai pris de longues inspirations. Un peu à l’écart de la troupe, me couper quelques instants de tout contact devait pouvoir m’aider à me concentrer. Et c’était le cas : en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire « supercalifragilistic expialidocius », j’ai rejoint la petite bande, en apparence détendu et serein, checkant mentalement ma connaissance de mon texte…

De l’autre côté du rideau, le chahut des discussions inaudibles fut brisé par les coups de bâtons répétés au sol. d’abord, une salve de coups, comme pour demander à l’assemblée le silence complet. Et puis les derniers coups fatidiques : un… deux… trois. Ouverture des rideaux.

Ouvrant le bal, j’ai fait mon entrée en scène, ne pensant plus à rien d’autre qu’au moment présent. Le théâtre avait cela de merveilleux, qu’il vous envoyait, l’espace de quelques secondes, dans une autre dimension, déchirant d’une traite toute notion de temps, ou de réalité. J’étais là.

Les scènes se succédaient. Dans la salle, on riait aux éclats, on se taisait, surpris, dans l’attente : qu’allait-il se passer ?! Je pouvais même, de temps à autres, en entendre certains renifler, pleurer. Et à la dernière réplique ; la fameuse standing ovation tant attendue. Par principe, il était mauvais, de courir après, sous peine d’être déçu. Mais lorsqu’elle était là… c’était synonyme de mission accomplie. On avait rempli notre rôle, faisant oublier quelques instants que tout ceci n’était qu’une fiction : la magie opérait.

A bout de forces, j’ai fini par m’éclipser, alors que mes amis allaient boire un verre. Je n’étais pourtant pas du genre à refuser une virée dans les bars, mais j’optais pour une fois pour la tranquillité : quelques fois, il fallait savoir être raisonnable. Pris dans mes pensées, j’ai regagné le hall, attrapant une bouteille d’eau, fouillant dans mon sac de sport afin d’y dénicher ma serviette. Je crevais de chaud, le visage ruisselant. Je mourais d’envie d’une douche, d’un changement de fringues, et d’une boisson fraîche. Peu importait l’ordre dans lequel tout ça se produirait, je prendrais.

Arraché à mes pensées par une main se resserrant sur mon bras, j’ai sursauté, surpris. Levant les yeux, j’ai souri. Victoria ! Cela faisait bien trop longtemps, qu’on ne s’était pas vus. Je m’en sentais d’ailleurs un peu coupable : après tout… j’aurais pu prendre des nouvelles, moi aussi. Mais les répétitions et mon taff d’instit’ ne me laissaient pas énormément de temps libre, du moins… pas avant 22h. Pour autant, je passais la plus part de mes soirées à boire des coups avec Ezra. Le sommeil ? c’était bien trop main stream. Essuyant mon visage, j’ai adressé un sourire à la jeune femme, passant une main dans mes cheveux, avant de la saluer à mon tour :

- Hey ! Oui.. très bien merci !


Mordillant ma lèvre inférieure, ma main se glissant dans mon cou, synonyme d’une gêne certaine, j’ai expliqué :

- Je sais… j’suis désolé. J’ai voulu prendre de tes nouvelles… Seulement entre les répétitions le soir, et mon taff la journée… j’avoue avoir été pas mal occupé ces derniers temps ; et avant que j’aie pu réaliser, 2 mois se sont écoulés. J’espère que tu ne m’en veux pas !

Lui adressant un sourire, j’ai poursuivi :

- Alors ? Comment vas-tu ? Quelles sont les nouvelles ?

Ma soif se rappelant soudain à moi, j’ai lancé à tout hasard, remettant ma résolution précédemment prise, en cause :

- Heum… je sais qu’il est tard, mais…. Ça te dit d’aller boire un verre ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Samuel | Hey, Haven't Seen You In A While   Ven 15 Juin - 12:02


Hey, haven't seen you in a while.
J’espère que tu ne m’en veux pas, lui avait-il dit. Victoria sentit son cœur fondre, elle non plus n’avait pas eu le temps de le contacter ces deux derniers mois, elle était tout autant fautive. Mais voilà, Samuel étant Samuel, c’était lui qui s’excusait. Des excuses qu’elle balaya d’un geste de la main d’ailleurs. « Bah n’en parlons plus. Heureusement que j’sais où te chercher ! »

« Alors ? enchaîna-t-il. Comment vas-tu ? Quelles sont les nouvelles ? » Victoria s’apprêta à se lancer dans un monologue pour lui raconter en détails comment s’étaient passés les deux derniers mois de sa vie, mais il ne lui en laissa pas l’occasion. « Heum… je sais qu’il est tard, mais…. Ça te dit d’aller boire un verre ? »

La jeune femme tâta ses poches « Hm. » Elle sortit son téléphone et vérifia l’heure. Boh, tard. Tout était relatif, et puis franchement elle n’avait pas du tout envie de refuser. « Carrément que oui. Ça fait une éternité que j’ai pas bu un cocktail d’ailleurs, c’est la misère au boulot en ce moment si tu savais. »

Quand il s’agissait de parler vie professionnelle avec les moldus, Victoria restait vague en général. Dans ses premières années installées à Londres, elle était une simple vendeuse en librairie sur le chemin de traverse, un métier qui ne changeait pas vraiment selon qu’il était exercé par les moldus ou les sorciers, mis à part le fait que les auteurs n’étaient pas tout à fait les mêmes et qu’il lui était bien plus simple d’arranger les rayons. Mais maintenant qu’elle travaillait au Ministère, la situation était un peu plus délicate à décrire. Elle se présentait alors comme une informaticienne et graphiste au service d’une petite boîte en dehors de Londres, et comme en général les gens n’avaient pas envie d’écouter son jargon technologique, ils ne lui posaient pas de questions. De temps en temps, ses amis l’appelaient à l’aide quand ils avaient des problèmes avec leur téléphone ou ordinateur, mais elle était assez familière avec les appareils moldus pour maintenir l’illusion. Tout était donc parfait.

« Et toi, avec les enfants comment ça se passe ? Ils sont pas trop agités, c’est bientôt les vacances non ? »

Ils se dirigèrent vers la sortie, et croisèrent le vigile qui avait refusé l'entrée à la jeune femme plus tôt dans la soirée. Accrochée au bras de Samuel, celle-ci se délecta de l'expression ahurie sur son visage, et lui fit une petite révérence quand ils passèrent à côté. « Bonne soirée, monsieur. » lança-t-elle joyeuse, et légèrement moqueuse. Elle se pencha ensuite vers l'oreille de son ami « Ils sont sacrément féroces les vigiles ici. J'suis sûre, j'aurais été frappée par la foudre devant ses yeux, il ne m'aurait pas laissée rentrer sans ticket. »
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Samuel | Hey, Haven't Seen You In A While   Lun 18 Juin - 0:07

Je m’en voulais réellement. Victoria avait toujours été là, depuis le début. Et aujourd’hui, je n’avais même pas été foutu de lui rendre l’ascenseur, n’était-ce qu’en lui envoyant un rapide « coucou », en deux mois. Certes, j’avais réellement été occupé, peut être même plus que je ne l’avais jamais été. Mais pourtant, un message de ce genre ne mettait pas mille ans à rédiger… Réalisant cela, j’étais résolument déterminé à ne plus me laisser prendre par la vague de la vie. Ne serait-ce que pour prendre des nouvelles de ces gens auxquels je tenais sincèrement, et dont Vic’ faisait partie…
Opinant du chef, j’ai suivi le conseil de Victoria : laisser couler, finalement, était sans doute la meilleure option que nous pouvions espérer. Un sourire se dessina sur mon visage, alors qu’elle acceptait ma proposition. Certes, mes amis comédiens pourraient très bien me prendre pour un traitre, moi qui venais de refuser le pot de fin de représentation, véritable cérémonie visant à montrer qu’on était bien soudés. Mais pour moi qui répondais toujours présent, je m’autorisais, pour une fois, de fausser compagnie à la troupe. C’était pour la bonne cause.

Dans un sourire amusé, j’ai répondu à mon amie, entourant ses épaules de mon bras, une main dans les poches :

- Vraiment ? Oh… tu as bien fait de me retrouver. Raconte moi tes malheurs, je suis tout ouï !

Sans aller jusqu’à vouloir tout savoir, j’étais pourtant curieux de savoir ce qui avait bien pu se passer pour elle, durant tout ce temps, de bon, comme de mauvais… On avait tant à se dire ! Je regrettais de ne pas lui parler aussi souvent que je l’aurais voulu. Enfin, ce soir, on allait se rattraper. Peu pouvait importer l’embauche demain matin, je m’en foutais pas mal. Les gamins m’épuisaient, j’avais hâte que tout se termine, et que les vacances salvatrices pointent le bout de leur nez… hochant la tête, j’ai répondu, d’un air dépité, bien évidemment surjoué :

- M’en parle pas ! Ils m’en font voir des vertes et des pas mûres ! La dernière fois, y’en a même un qui a essayé de manger de la peinture pour « vomir des arcs en ciel comme une licorne »… Ca s’est fini à l’infirmerie, puis aux urgences : lavage d’estomac.

J’eus une pensée émue pour le nyan cat qui lui, ne les vomissait pas, mais les expulsait grâce à son derrière. Gosh. Pauvre chat. Il avait donc, lui aussi, ingéré de la peinture Giotto, sans être préparé aux effets secondaires ?! Fichtre !

Éclatant de rire face à l’absurdité de mon anecdote, j’ai continué mon chemin, tout sourire, saluant à mon tour le vigile à l’entrée, ne comprenant pas tout de suite le souci, avec Vic’. Et face à son explication, j’ai souri, amusé :

- Vraiment ?! Bah, au moins… il fait bien son boulot ! Par contre, s’il t’avait laissée te débrouiller après avoir été frappée par la foudre… ça aurait clairement été de la non assistance ! c’est pas très très Charlie tout ça ! La prochaine fois… tu n’auras pas ce souci. Je t’enverrai un pass VIP, c’est promis.

Lui adressant un sourire bienveillant, j’ai proposé :

- Je connais un pub à quelques rues d’ici. Ca te tente ? Ou… tu préfère peut être aller ailleurs ?

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Samuel | Hey, Haven't Seen You In A While   Mer 20 Juin - 23:21


Hey, haven't seen you in a while.
Victoria choisit volontairement d’ignorer sa question à propos de son travail, pour se concentrer sur sa réponse à lui. Elle n’a pas spécialement envie de lui faire part de son implication plus ou moins importante dans le crash récent d’internet. Elle se demande d’ailleurs ce qu’elle va bien pouvoir dire si le sujet finit par s'incruster dans leur conversation.

« M’en parle pas ! Ils m’en font voir des vertes et des pas mures ! La dernière fois, y’en a même un qui a essayé de manger de la peinture pour "vomir des arcs en ciel comme une licorne"… Ça s’est fini à l’infirmerie, puis aux urgences : lavage d’estomac. » Les yeux de la jeune femme s’écarquillent de stupeur. « Non, tu déconnes… » elle souffle ébahie. Un futur Van Gogh le gamin. Elle finit par pouffer de rire, un peu à contre cœur parce que y’a vraiment pas de quoi rire d'une histoire qui se termine par un lavage d’estomac, mais le surjeu de son ami et le prétexte de licorne eurent raison de sa conscience. « Les ravages de Snapchat… Donc ouais, des p'tits monstres quoi. » Elle regrette un peu le surnom qu'elle vient de leur attribuer dès le moment où il franchit ses lèvres. Parce qu'elle se demande si Sam s’occupe de petits sorciers dans son école, obligés de se cacher comme elle avait dû le faire autrefois. Par rapport aux réformes qui se mettaient en place, elle se doutait que c’était fort probable. Et Merlin, elle savait que certains moldus avaient tendance à les percevoir comme des monstres, sa remarque lui paraissait donc particulièrement déplacée. Les professeurs ne devraient-ils pas être au courant de la nature de leurs élèves en cas de problème d’ailleurs ? Elle range ses questions dans un coin de sa tête, faut qu’elle arrête de se perdre dans ses pensées comme ça elle finit toujours par oublier le sujet initial de la conversation. Elle en parlera au Ministère avec quelqu’un de concerné par le sujet. Ce soir, elle se concentre sur son ami moldu, en oubliant les affaires du monde sorcier. « Y’en a d’autres des comme ça, où c’est un cas exceptionnel le petit ? Il va mieux d’ailleurs hein ? »

« Vraiment ?! Bah, au moins… il fait bien son boulot ! » Victoria fait la moue, bof hein elle a envie de râler par mauvaise foi. « Par contre, s’il t’avait laissée te débrouiller après avoir été frappée par la foudre… Ça aurait clairement été de la non-assistance ! C’est pas très très Charlie tout ça ! » « N’est-ce pas ?! » s’exclame-t-elle, ravie de constater que finalement Samuel se range de son côté. « La situation était si proche d’arriver, et rien à faire le gars ! » « La prochaine fois… tu n’auras pas ce soucis. Je t’enverrai un pass VIP, c’est promis. » La jeune fille balance ses cheveux en arrière, imitant un feux air de diva. « Mais j’espère bien. Avec champagne dans la loge même. Et je veux que lui – elle se retourne pour pointer du doigt le vigile qui la regarde toujours, sourcil haussé, se demandant probablement ce qu’elle lui veut encore – s’occupe de mon manteau. Et mes chaussures. Et mon parapluie. » Enfin p’t’être pas le parapluie, ou alors il faudrait qu’elle en achète un moldu avant la séance. Bref. Calme toi un peu Vic là. « Je connais un pub à quelques rues d’ici. Ça te tente ? Ou… tu préfères peut-être aller ailleurs ? » « Tant que tu me sors de sous cette pluie et que j’peux boire mon cocktail, j’te suis où tu veux Sam. » elle répond. « Et si c’est à quelques rues seulement, c’est bonus, parce que j'te cache pas... » Elle baisse la tête pour regarder son pantalon, trempé de ses maladresses précédentes. « J'ai un peu froid. ».
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Samuel | Hey, Haven't Seen You In A While   Mar 10 Juil - 16:25

Lors que je me souvenais des bêtises de mes élèves, il m’arrivait parfois de me mettre à rire tout seul, comme un crétin : même si j’étais contrait de garder mon sérieux devant eux -sans quoi mon autorité déjà assez discutable en prendrait un sacré coup-, je devais tout de même saluer leur ingéniosité. Car s’il y avait bien quelque chose dont ils débordaient… c’était bien d’imagination ; et d’énergie, l’un n’allant pas sans l’autre. Et s’ils pouvaient me mettre sur les rotules en moins de deux, ils me fascinaient. Au fond, les plus grandes leçons de vie, c’était eux, qui me les avaient données. Et leur tenir la main jusqu’à ce qu’ils puissent être assez autonomes pour prendre leur envol était pour moi l’un des plus beaux cadeaux de la vie… et par la même, la raison pour laquelle j’adorais mon travail et m’y accrochais avec détermination, les parents exécrables et autres inconvénients passant ainsi sans aucun problème au second plan de mes préoccupations…

Adressant un sourire amusé à Vic, j’ai fini par lui répondre, ouvrant mon parapluie, histoire de ne pas finir par attraper une pneumonie et prenant soin d’abriter mon amie :

- Oh… ils sont à peu près tous comme ça. Une chose est sûre, c’est pas demain la veille qu’on s’ennuiera dans ma classe ! Enfin,Oui, il va bien ! Plus de peur que de mal… Ils sont coriaces, les gamins ! Un miracle d’ailleurs, tu verrais, ce sont de véritables brise-fer ! Je pourrais les observer à faire leurs bêtises pendant des heures… mais bon. Paraît que c’est pas franchement bien vu, dans le métier. A croire que mes collègues n’ont pas le sens de l’humour !


Enfin… pas tous. Ezra, lui, était un peu comme moi. Pire encore : je crois bien que si le règlement le permettrait, il serait capable de faire les pires conneries avec les gosses… J’étais d’ailleurs convaincu qu’il était pour eux une source d’inspiration sans fin. Ce mec était un véritable génie. Et nous rassembler ne pouvait qu’empirer la situation, il n’y avait qu’à nous regarder lorsqu’on avait quelques verres de trop dans le nez… finalement, nous aussi, étions des gosses. On avait juste changé de jeux au fil du temps…

Voyant Victoria s’indigner du comportement du type de la sécurité, j’ai essayé de relativiser. Après tout, ce type ne faisait que son boulot. Et heureusement qu’il était là, au fond. Dieu sait ce qui aurait pu arriver ! j’avais beau ne pas être connu, une psychopathe appréciant un peu trop mon jeu d’acteur aurait, elle aussi, pu se faire passer pour l’une de mes amies, avant de finalement m’emprisonner dans sa cave pour le restant de mes jours… Comme quoi, heureusement que ce mec était là. Pourtant, j’ai lancé d’un ton moqueur, à la réponse de Vic :

- Bah… pardonne le, il a du oublier les bonnes manières… c’est que ça se fait rare, les gentlemen ! En fait… je suis peut être le dernier si ça se trouve ! Profite, t’as de la chance de m’avoir !


Bien évidemment, cet excès de confiance n’était pas un reflet de ma pensée. Juste une taquinerie, que j’étais sûr qu’elle avait cerné. Je n’étais pas du genre à me faire mousser.

Éclatant de rire, j’ai fait mine de prendre ses exigeances en note  avant d’ajouter, d’un air amusé :

- Tu lui en veux vraiment, hein ? Je verrai ce que je peux faire, mais ça ne devrait pas poser problème : je n’ai jamais fait de caprice de Diva. Ce sera l’occasion pour moi d’en profiter pour enquiquiner mon monde… après tout, ça pourrait être drôle ! Imagine qu’il te reconnaisse, et réalise que finalement, tu disais la vérité !

Rien que d’imaginer le visage décomposé de cet agent me faisait marrer.

Et puis j’ai poursuivi : bon, allons-y dans ce cas. Avant de retirer ma veste et de lui proposer, histoire de la réchauffer et de la protéger de ce temps pourri le temps d’arriver dans ce pub dont je lui parlais ! Quand je disais, que j’étais un gentleman !
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Samuel | Hey, Haven't Seen You In A While   

Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 

Samuel | Hey, Haven't Seen You In A While

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Le choc des civilisation (Samuel P. Huntington)
» Le lapin ventriloque
» [Bar] El'Baraque à Frites
» Liste des Capitouls
» [question] couronne de l'hiver et couronne de Azor Ahai

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GLITCH OF MAGIC 〓 :: central london :: soho, westminster & south bank :: leicester square
-