Bienvenue sur . Glitch of magic ! si vous n'avez pas d'idées de personnage, nous avons créé un petit guide pour aider à la l'intégration de vos personnages inventés dans le contexte de Glitch. N'hésitez pas à participer à l'animation d'ouverture !!! De plus, une intrigue a également été lancée, ça se passe par là !!! .

 

 Phil & Ewan - Rolling In The Deep

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MessageSujet: Phil & Ewan - Rolling In The Deep   Jeu 7 Juin - 17:15


 
   
 

 
Rolling in The Deep

 
"We draw our strengh from the very despair in which we have been forced to live. We shall endure."

 
« On va devoir s’arrêter là pour aujourd’hui. Même heure, semaine prochaine ? » Un regard vers sa montre, puis un sourire en direction de la patiente, Ewan attend confirmation avant de se lever et de l’accompagner jusqu’à la porte de son bureau. Une poignée de main forte et la phrase habituelle concluent la séance hebdomadaire. « Merci de votre confiance. » Le médecin referme la porte derrière lui et entreprend ensuite de ranger son bureau, un soupir s’échappant de ses fines lèvres, une main passant lentement dans ses cheveux d’un noir corbeau. La journée a été longue et fatigante, toutes les journées le sont depuis l’anniversaire de sa sœur il y a deux ans, depuis la séparation avec Parvati. Depuis que l’univers – ou plutôt le hasard – a décidé de s’acharner sur le pauvre mortel qu’il est. Maussade, c’est ainsi qu’on aurait pu décrire l’état constant dans lequel se trouve Ewan depuis maintenant deux ans. Dans un état d’hyperactivité professionnelle palliant à la quasi-inexistence de sa vie sociale. Par choix. Par nécessité. Il ne remet pas en question ce métier qu’il aime plus que tout, vocation plus que simple occupation. Passion plus que devoir. Mais s’il pouvait s’aider lui ou sa sœur comme il arrive parfois avec ses patients, son monde tournerait plus rond.

Ewan ne souhaite pas rentrer chez lui, dans cet appartement bien trop grand, le vide encore plus marqué par les vêtements, les objets, les babioles de son ex-fiancée, comme si elle continuait de hanter leur demeure qu’elle a pourtant quitté depuis plusieurs mois. Cet appartement silencieux, qui laisse une odeur de cendre dans ses narines. Heureusement que sa sœur a eu l’autorisation de sortir – avec signature d’un garant – et qu’elle ajoute un peu de couleur le soir dans son horizon bien gris. Nouveau soupir. Il ramasse ses affaires, range les notes de la journée dans un dossier qu’il referme à clé - confidentialité oblige ; prend sa sacoche en cuir et son blouson avant de quitter les lieux. Pour revenir le lendemain, bien trop tôt, et s’oublier encore. Un coup d’œil vers son smartphone lui rappelle qu’il est attendu, chez celui qu’il peut sans doute appeler son meilleur ami, bien que ce phrasé lui paraisse un peu enfantin. Il sourit aux collègues qu’il croise, dit au revoir aux secrétaires – toujours bien s’entendre avec les secrétaires, c’est elles qui font tourner la boutique après tout. Et sort enfin de ce lieu trop blanc, trop immaculé et qui abrite les laissés pour compte, tout ceux qui sortent un peu de cette normalité tant appréciée. Tout ceux qu’on souhaite faire rentrer dans des petites cases, en leur donnant des petites pilules colorées, pour l’humeur, pour l’anxiété, pour le sommeil, pour tous les maux. Il en voit l’utilité Ewan, sinon il n’aurait pas choisi ce métier, mais face à l’inexplicable état de sa sœur, qui n’est ni schizophrène, ni dans état délirant aigu, qui n’a pas de maladies neurodégénératives et qui ne souffre d’aucune forme de dépression, Ewan se sent perdu. Le scientifique dépassé. Alors, il s’enfouit sous des piles d’études, des recherches, des méta-analyses, tout ce qui pourrait l’aider à comprendre. A savoir, à faire disparaître ce sentiment d’impuissance qui le guette à chaque carrefour, à chaque coin de rue.

Arrivé devant sa moto, une honda d’un vert cul-de-bouteille, il met les clés et démarre, le vent qui fouette son visage protégé par un casque, les rues qui défilent et l’éloignent de l’hôpital, et le rapprochent de Phil, c’est comme une bulle qui l’entoure et le détend. Direction le sud de Londres, Brixton. Il se gare un peu en amont, rechigne à laisser sa belle moto dans ce coin un peu plus glauque de sa ville natale et se déplace rapidement dans les rues où se mêlent Tag, et jeunes qui préfèrent traîner dans la rue plutôt que de réviser chez eux, qui n’ont d’ailleurs peut-être pas le choix. Mais Ewan n’a pas le temps – ni l’énergie - de penser à tout cela ce soir. A la pauvreté qui répand son parfum de misère, à la solitude, à la détresse dans leur regard et dans celui des junkies qui pullulent dans son hôpital et dans les hôtels miteux, dans les ruelles sombres. Le reste du chemin jusqu’à l’appartement de Phil se fait sans encombre et sans autres pensées noires qu’il tient éloigné. S’ils se mettent tous les deux à broyer du noir en même temps, rien de bon ne pourra sortir de ce rendez-vous. Pourtant, Ewan n’a pas la force de prétendre que tout va bien dans le meilleur des mondes, et il ne pourrait certainement pas convaincre son ami de si longue date même s’il essayait. Alors à quoi bon. Ce qui compte c’est qu’ils se voient. Le voilà devant la porte. Trois coups brefs suffisent à annoncer son arrivée. « Hey bro. Ça fait plaisir de te voir. » Cela ne fait pas si longtemps depuis la dernière fois, et puis c’est le propre de l’amitié, d’avoir l’impression que c’était hier même quand plusieurs semaines s’écoulent sans se voir. Un dernier soupir, puis un sourire, et advienne que pourra.

  ☾ anesidora
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MessageSujet: Re: Phil & Ewan - Rolling In The Deep   Mar 12 Juin - 13:53

Avec son expression peu aimable qu’il arborait au naturel, même aux horaires charnières du métro londonien, il n’y avait jamais un talon baladeur pour marcher sur ceux de Phil. Non pas que l’inévitable issue soit qu’il entre dans une colère noire, si tel était le cas – certains circonstances rendaient plus compréhensifs. Pour rien au monde pourtant, il n’aurait fait un sourire à la femme qui se tenait à la barre, juste devant lui. Copiner avec les autres usagers du tube, très peu pour lui. Il jeta les clés de son appartement sur le bar la petite cuisine, après avoir pu profiter quelques minutes de l’air frais de la rue. Les lieux étaient fidèles à eux-mêmes : il n’y passait pas assez de temps pour le mettre dans un état lamentable, aucun mur cependant n’était personnalisé, comme si ça présence ici n’était que temporaire. Cela faisait pourtant maintenant quelques années qu’il créchait là, et rien ne supposait l’aube d’une nouvelle vie à l’horizon. Oh non, celle ci lui avait plutôt d’ailleurs appris à rester bien à sa place, ce dont il allait se contenter ce soir encore.

Ewan qui allait débarquer, ne s’en formaliserait pas – il avait été l’un des rares spectateurs privilégiés de la frise de sa vie, et il n’avait au moins pas besoin de jouer la comédie devant son ami. Non pas qu’il se soit forcé avec qui que ce soit de toute façon, quelle idée ! Ce dernier annonça rapidement sa présence, et malgré un faible sourire, son expression ne trompait personne, pas Phil en tout cas. Lorsqu’on a autant d’humour soi-même qu’un clown triste, on sait en reconnaître un autre lorsque l’on en voit un. L’instinct de troupeau, quelque chose comme ça, sans doute. « Si ça continue, c’est bientôt toi qui va avoir besoin d’une consultation » rétorqua t-il, sans détour. La diplomatie restait quand même pour Ewan, pas pour lui. Il lui tourna le dos le temps de récupérer de cannettes de bière dans le frigo, répondant sans aucun doute aux clichés des types ravagés. Les préjugés existaient sur fond de vérité de toute façon. Puisque Ewan connaissait le chemin jusqu’au canapé tout seul, il en profita pour passer un bref coup de fil et commander des pizzas. A défaut de cuisiner, ça, il savait faire. Il ne manqua pas de le rejoindre. « Ce sont tes clients qui vont finir par avoir ta peau. » remarqua t-il, une façon discrète de permettre à son ami de s’épancher s’il le souhaitait. Phil restait malgré tout une oreille attentive quoi qu’il arrive. En revanche, il ne comptait pas lui forcer la main. Ils étaient tous les deux des adultes qui avaient d’autres chats à fouetter.
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