HAPPY HALLOWEEN ! Et bienvenue sur . Glitch of magic ! si vous n'avez pas d'idées de personnage, nous avons créé un petit guide pour aider à la l'intégration de vos personnages inventés dans le contexte de Glitch. N'hésitez pas à réclamer des rp aléatoires !!! N'oubliez pas de venir vous recenser avant le 15 novembre ici !!! .

 

 So much for my happy ending - ft. Phillip

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Invité
Invité

MessageSujet: So much for my happy ending - ft. Phillip   Mar 1 Nov - 19:49

Assis à la terrasse du restaurant choisi par son père, Evan attendait nerveusement, tournant et retournant sans cesse une cigarette entre ses doigts graciles ; ça faisait des mois qu’il avait cessé de fumer et le simple fait de devoir attendre son géniteur, en retard, pour une rare fois, avait le don de lui provoquer des débuts de crise d’angoisse. Ca aurait été bien plus simple si Luke lui avait donné rendez-vous dans un bistrot moldu mais non, il avait fallu que le patriarche n’en fasse qu’à sa tête, comme d’habitude. Déjà, il avait commencé par lui envoyer un fucking hibou quand Evan s’était saigné aux quatre veines pour lui offrir un téléphone portable dernier cri, estimant que les SMS étaient tout de même plus simples et plus discrets qu’un volatile, bruyant et sale. Chose que, visiblement, son père ne saisissait pas. Leur repas mensuel était une tradition à laquelle les deux refusaient de déroger car ils savaient bien au combien, les relations ayant toujours été particulières entre eux, il aurait été facile de couper les liens définitivement. Evan et Luke, son père, vivaient dans des mondes opposés ; si la banqueroute qui les avait frappé suite à la deuxième guerre des sorciers avait eu pour effet de pousser Evan à gagner sa vie tout seul, Luke, lui, se complaisait dans les souvenirs d’un passé glorieux qui ne lui appartenait plus. Si, entre eux, ça avait été la seule différence… Mais non. Evan tenait davantage du caractère placide et raisonnable de sa mère que de la fougue et de l’impétuosité qui définissait celui de son père. Si le dernier-né des Rosier, seul enfant mâle de sa fratrie, arrivé après une multitude de fausses couches, avait été, un jour, la fierté de son paternel, l’orgueil d’avoir un fils qui lui ressemblait physiquement comme deux gouttes d’eau avait fini par être remplacé par la déception de comprendre qu’il n’aurait jamais le moindre pouvoir magique. Et dire qu’il l’avait même prénommé Evan en souvenir de son frère assassiné par l’Auror Maugrey ! Nul doute que si Evan Senior avait été capable d’exprimer le fond de sa pensée, il se serait montré bien virulent sur les pauvres choix de son cadet et sur son manque de discernement. « Je vous apporte la carte, sir ? » l’interroge un serveur faisant léviter son plateau plein devant lui, non sans lui avoir jeté un regard soupçonneux en le voyant sortir son téléphone pour vérifier l’heure. Evan décline d’un mouvement de tête poli, rougissant brusquement et retournant à la contemplation de ses chaussures. C’était fou comme le jeune homme, si à l’aise, si sûr de lui quand il déambulait dans le cabaret-bar, son plateau à la main, pouvait être si réservé, presque asocial, quand il s’agissait de revenir du côté sorcier de Londres. Il n’y avait jamais été à sa place et, le temps passant, il avait fini par ne plus s’y sentir chez lui non plus. Revenir ici était une torture que son père ne lui infligeait habituellement pas, comme ils se retrouvaient généralement dans un endroit neutre, pour déjeuner. Un regard de plus sur l’écran de son portable lui indique que son paternel avait déjà quinze minutes de retard. Un soupir agacé plus tard et le jeune homme se décide finalement à héler le serveur. « Excusez-moi, vous auriez un briquet ? » interroge-t-il en lui montrant la cigarette sous le nez. Devant l’incompréhension du garçon de café, Evan se reprend brusquement. « Je veux dire… Un incendio, s’il vous plait ? J’ai oublié ma baguette à la maison. » se sent-il obligé de justifier, comme l’autre accède à sa demande de mauvais gré avant de s’éloigner en marmonnant sur la négligence des jeunes. So much for my rehab, thanks dad… pense-t-il pour lui-même en aspirant une bouffée salvatrice de nicotine. Ca a au moins le don de le calmer un peu… Il en est d’ailleurs à écraser son mégot dans le cendrier quand son père daigne enfin faire son apparition, s’asseyant en face de lui. « T’es en retard. » constate-t-il, sans rien lui reprocher. « Je suis un homme occupé. » répond-il, dans un de ces sourires radieux dont il avait le secret et qu’il n’avait vraisemblablement pas transmis à son rejeton. Evan lève d’ailleurs les yeux au ciel, un brin amusé par cette nonchalance qu’il affichait en permanence. Quand le serveur revient, cette fois, son regard inquisiteur s’attarde davantage sur Luke Rosier avant de détailler son rejeton. Son visage se tord en une grimace répugnée que seul le plus jeune capte, ce qui provoque une nouvelle vague d’angoisse au creux de son estomac. « P’pa, peut-être qu’on devrait… » « Commander ? Bonne idée, je meurs de faim ! » le coupe son géniteur, autoritaire, levant la main pour héler le serveur, lequel ne tarde pas à s’amener, mais pas pour prendre leur commande. « Désolé, gentlemen, je ne peux pas vous servir. » décrète-t-il, provoquant un froncement de sourcils de la part de Luke. « Et pourquoi, je vous prie ? » gronde-t-il déjà, même si tous connaissent la réponse. « Nous ne servons pas les mangemorts et affiliés, sir Rosier. » réplique l’autre, poliment, cherchant à conserver son professionnalisme. Autour d’eux, la conversation a commencé à intéresser les autres clients et même certains badauds. Son père s’est d’ailleurs levé, outré qu’on puisse refuser de leur offrir le couvert sur une présomption. Si Luke avait participé à la première guerre des Sorciers, on lui avait pardonné en raison de son jeune âge et de son influençabilité, mais également parce qu’il n’avait tué personne, à la connaissance des juges. Pour la seconde, il avait passé son tour, ce qui ne l’avait pas empêché de finir ruiné malgré tout. « Comment osez-v… » commence-t-il déjà mais le plus jeune l’interrompt, se levant à son tour mais pas pour les mêmes raisons. « P’pa, allons-nous en juste. S’il te plait ? » « C’est hors de question, Evan, nous n’all… » « Evan Rosier ? » hurle alors un homme qu’on n’avait pas entendu jusque-là, faisant aussitôt se rasseoir le fils Rosier sur sa chaise, mortifié. « Ce chien a tué mon frère, il y a trente-cinq ans ! » Evan n’a même pas le temps de protester que tout cela est débile, que son oncle, le réel responsable est mort, et que lui-même aurait eu bien du mal à tuer quelqu’un il y avait de cela 35 ans quand il n’en avait que 25 ans. De même Luke n’a pas le temps d’empêcher l’autre de sortir sa baguette et de la pointer sur son fils. Le sort le frappe de plein fouet, provoquant une douleur incommensurable dans sa poitrine, tandis que le sang chaud colore sa chemise d’une sombre tâche pourpre. « Par Merlin, Evan ! EVAN ! » est plus ou moins la dernière chose qu’il entend avant de sombrer dans l’inconscience. Si Luke pense un instant à mettre en pièces l’infâme bâtard qui a osé blesser son fils, il prend très vite le parti de transplaner, ses bras refermés autour de son rejeton, à l’hôpital de Sainte-Mangouste. Ils atterrissent en plein dans le hall, le gamin toujours inconscient, le père complètement paniqué, refusant de le lâcher quand les urgentistes cherchent à l’emmener. Ce n’est qu’au bout d’un long, trop long moment, qui lui semble avoir duré des heures (et c’était sans doute le cas), qu’une infirmière vient le chercher en salle d’attente, lui signalant qu’il était enfin autorisé à revoir son fils. C’est presque en courant qu’il se rend au chevet de son fils, auprès duquel se tient un médicomage auquel il n’accorde pas un regard de prime abord. Ce n’est qu’en voyant que le jeune homme est toujours endormi qu’il consent enfin à reporter son attention, son cœur manquant un battement en voyant son visage, ses lèvres s’ouvrant en un o surpris. What the hell… Ses prunelles grises glissent sur le nom inscrit sur le bagde. P. Delaunay ? Est-ce que le destin se foutait de sa gueule ? « Vous n’êtes pas son docteur, je ne le… » « P’pa ? » La voix pâteuse d’Evan s’élève dans la pièce comme il ouvre difficilement les yeux, reprenant lentement conscience. Luke serre les doigts de son fils entre les siens, embrassant sa tempe. Oublié, le fucking médicomage qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à son père. « Evan, par Morgane, je suis tellement désolé… » murmure-t-il. Parce que ça ne pouvait être que de sa faute, au final. « Est-ce qu’il va aller bien ? » demande-t-il, inquiet, au médicomage. Ce putain de médicomage…
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: So much for my happy ending - ft. Phillip   Mar 1 Nov - 21:45



EVAN & PHILLIP
❝ So much for my happy ending ❞

Phillip aimait les dimanches matin. Principalement parce qu’une fois la matinée terminée, les Delaunay-Adams-Johnson se retrouvaient tous ensemble pour le déjeuner. Et même si cela pouvait le faire passer pour un sentimental, c’était son moment préféré de la semaine. Lorsque toute la famille, sa grande famille, se retrouvait ensemble pour le repas. Ce matin-là, pourtant, ne se passa pas exactement comme prévu. Tout d’abord, un enfant s’était pris un mauvais sort on ne savait comment, et il avait dû intervenir, alors même que sa matinée à Sainte Mangouste se finissait – mais bon, une urgence étant une urgence, ce n’était pas réellement comme s’il pouvait dire « j’dois y aller, tant pis si le gamin meurt, j’ai un déjeuner dans une heure » ; hehe, c’était que ça rimait. Bref, non, clairement cela ne se faisait pas, et Phillip n’aurait jamais pu se regarder dans le miroir s’il l’avait fait – ou simplement s’il y avait pensé, d’ailleurs, chose qui n’avait pas été le cas. Bref, une fois le gamin stabilisé, il s’était enfin apprêté à y aller, même s’il avait alors près d’une heure de retard – il savait que sa famille ne lui en voudrait pas ; si les Johnson ne savaient pas qu’il était un sorcier, ils pensaient tout de même qu’il était interne à l’hôpital et sujet à de multiples urgences.

Donc, normalement, il aurait pu rejoindre sa précieuse famille, et passer un moment merveilleux avec eux. Sauf que non. A peine avait-il ôté sa robe de médicomage, orné du blason de l’hôpital sorcier, qu’une nouvelle urgence avait eu lieu. Un jeune d’environ son âge, blond comme le blé, qui s’était pris un vilain maléfice et saignait abondement. Basculant sa tête en arrière dans un long soupir, il finit par renfiler sa robe, avant d’accourir vers le blessé. « Evan Rosier Jr ? A subi un maléfice inconnu, en terrasse d’un restaurant. » lui expliqua sa jolie assistance avant de lui lancer un sourire désolé – c’était qu’elle savait que, vraiment, Phillip aimait les repas du dimanche midi en famille.  « Par Merlin, faut quand même être tordu pour nommer son fils auprès d’un psychopathe. » s’exclama-t-il agacé, avant de pointer sa baguette sur le jeune homme pour essayer de détecter quel sortilège avait pu l’atteindre, tout en essayant de limiter le bain de sang. Quand son premier sort ne lui donna aucun résultat, il soupira, avant de jeter un regard à son assistante, et de lui dire, dans un roulement d’yeux dramatique.  « Tu peux prévenir mon père que je ne serai pas là ce midi ? » lui demanda-t-il avant de lancer un autre sort de dépistage, plus efficace celui-ci.  « Dis-lui que je dois sauver la vie d’Evan Rosier. Je suis sûr qu’il appréciera l’ironie ! » lâcha-t-il dans un rire, avant de reporter sa totale attention sur son patient.

Il lui fallut bien une autre heure et demie avant que le blond soit totalement soigné et stable. Oh, il devrait rester en observation quelques jours, juste pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’un maléfice chronique, qui lui redéchirerait la peau et le mettrait en sang dès qu’il serait complètement guéri – depuis qu’un de ses patients était mort suite à un maléfice inconnu de ce type, Phillip se montrait très précautionneux – mais sinon il allait bien. Il finit d’ailleurs par rejoindre sa chambre dès qu’on le prévint de son réveil, pour l’ausculter et vérifier qu’il guérissait bien.  « Tu peux dire à sa famille qu’ils peuvent venir, s’ils le souhaitent. » dit-il à son assistante qui venait aux nouvelles – apparemment, la famille Rosier n’était pas des plus patientes, et n’avait pas arrêté d’insister auprès d’elle pour obtenir des nouvelles puis, ensuite, pour venir le voir.

Après quelques minutes, la porte s’ouvrit alors, et le jeune Delaunay retint un sourire en coin comme l’homme le fixa durant quelques instants. Il faillit éclater de rire face à cette insistance, mais s’en retint finalement, avec des grandes difficultés. Ce n’était pas que père et fils étaient très proches et se disaient à peu près tout, mais un peu quand même, et disons simplement qu’il savait parfaitement qui était l’homme qui venait de rentrer dans la pièce, et quelle avait été sa relation avec son père. « Vous n’êtes pas son docteur, je ne le… » Il leva un sourcil interrogatif, avant rouler des yeux, reportant son attention sur son patient. Sérieusement, à part l’ironie de la situation, les états d’âme du père de son patient n’étaient absolument pas sa priorité. « P’pa ? » demanda ce dernier, se réveillant enfin. Le médicomage recula de quelques pas pour laisser les effusions de sentiments éclore – elles le faisaient toujours. Evan Rosier Jr.  – une grimace déforma ses traits rien qu’en pensant à son patronyme – était stable d’après son dernier examen, et pourrait bien attendre quelques minutes avant le prochain. « Evan, par Morgane, je suis tellement désolé… » murmura son père en embrassant sa tempe, finalement bien plus sobre que ce qu’il aurait pu croire au début – son fils s’était fait attaquer, après tout.

[color:b22c= cadetblue]« Est-ce qu’il va aller bien ? » demanda-t-il ensuite, s’adressant cette fois-ci à lui. Le médicomage aimerait lui dire que oui, tout irait bien, qu’il se porterait comme un charme et que ce maléfice ne serait plus qu’un mauvais souvenir. Mais le fait était qu’il n’en savait rien. Tant que le temps ne serait pas passé, prouvant qu’aucune nouvelle manifestation du sortilège n’arrivait, alors il y aurait un risque. « Pour le moment, son état est stable. Nous sommes parvenus à arrêter les saignements. Mais nous souhaitons le garder en observation durant quelques jours, pour s’assurer qu’il ne s’agisse pas d’un maléfice chronique. » expliqua-t-il dans un sourire qu’il espérait rassurant, avant de se rapprocher du lit. « Monsieur, je vais vous examiner si cela vous va. » annonça-t-il dans ce même sourire, avant de reprendre. « Pouvez-vous me donner votre nom, prénom, âge ? » demanda-t-il alors. « Et expliquer ce qu’il s’est passé, aussi. Vous en souvenez-vous ? » reprit-il, simplement pour s’assurer qu’il n’y avait aucun véritable dommage.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: So much for my happy ending - ft. Phillip   Mar 1 Nov - 22:32

Si Luke ne pouvait nier que la vue de la copie conforme d’Alfie Delaunay l’avait un brin chamboulé, sa priorité demeurait tout de même son fils. Il avait beau se montrer distant, parfois, avec lui, il n’en demeurait pas moins son sang et sa chair et il l’aimait même s’il était bien incapable de le montrer, la plupart du temps. Faisant fi de l’aspect physique du médicomage, il se force à le regarder pour lui demander des explications sur l’état de son rejeton, lequel émerge lentement d’un demi-brouillard, peu conscient de ce qui se passe autour de lui. « Pour le moment, son état est stable. Nous sommes parvenus à arrêter les saignements. Mais nous souhaitons le garder en observation durant quelques jours, pour s’assurer qu’il ne s’agisse pas d’un maléfice chronique. » Maléfice chronique… ? Ce gosse avait moins de la moitié de son âge et il en était là à le prendre de haut. D’ailleurs, comment Alfie avait pu avoir un marmot, d’abord, hein ? s’interroge-t-il même si, clairement, ce n’est pas le sujet du jour. D’ailleurs, il pourra en dire ce qu’il veut mais le gosse, lui, au moins, a le sens des priorités. « Monsieur, je vais vous examiner si cela vous va. » Le père reporte un regard inquiet sur son fils, lequel papillonne encore quelques minutes des paupières avant de jeter un coup d’œil, un brin brumeux autour de lui. Tout ce qu’il voit c’est le regard inquiet de son père et le sourire avenant d’un docteur qui, semble-t-il, souhaite l’examiner. Est-ce qu’il allait mourir ? C’est ce qu’il semble demander silencieusement au médicomage mais son regard n’est sans doute pas suffisamment explicite comme celui-ci reprend déjà. « Pouvez-vous me donner votre nom, prénom, âge ? » Il fronce les sourcils, acquiesce avec difficulté, cherchant à rassembler les informations demandées. Son nom ? « Et expliquer ce qu’il s’est passé, aussi. Vous en souvenez-vous ? » Owh. Ca promettait déjà d’être plus compliqué. Il jette un regard en coin à son père, comme pour chercher son approbation sur la version des faits à donner ; il savait à quel point les choses pouvaient être compliquées pour son géniteur, quand on en arrivait à parler des guerres des Sorciers. Toutefois, son paternel semble perdu dans des pensées visiblement sombres, à en croire son visage fermé, et il ne lui donne aucune indication sur ce qu’il lui est possible de dire ou de ne pas dire. Alors, il soupire, articulant avec difficulté. « Rosier… » Comme souvent, il baisse le regard, le détournant dans un autre coin de la pièce comme il murmure la suite plus qu’il ne la dit vraiment. A bien y réfléchir, il faut presque le lire sur ses lèvres pour le comprendre. « Evan… » Ses doigts triturent nerveusement les draps de son lit d’hôpital et il poursuit. « Vingt-cinq ans… » Il est soudainement pris d’une quinte de toux qui lui laisse une douleur importante dans la poitrine et la respiration sifflante. A ce son, son père semble soudainement s’être réveillé de ses rêveries. « On… était en terrasse et ce type… m’a attaqué parce qu’il a cru… » Un regard en coin à son géniteur qui lui fait signe de continuer d’un mouvement de tête avant de planter ses prunelles grises dans celles du docteur, comme s’il le défiait de faire le moindre commentaire quant à la suite du récit. « …il a cru que j’avais tué son frère, il y a 35 ans mais… ce n’était pas moi, c’était un… autre Evan Rosier… » croit-il bon de se justifier, y jetant ses dernières forces, avant de fermer les yeux à demi, une grimace douloureuse étirant ses traits. « C’est un cracmol, il n’a pas pu se défendre… » estime intéressant de préciser le père, provoquant l’indignation du fils. « Papa… ! » Son air outragé et les larmes qui perlent déjà dans ses iris en disent long sur la façon dont il vit cette tare et il détourne le regard, vexé, refusant désormais d’accorder le moindre coup d’œil à son géniteur. « Et bien quoi ? Ca peut avoir son importance, pour l’examen, non ? » Evan marmonne quelque chose d’incompréhensible, visiblement boudeur. A croire que, dans le monde magique, il n’était défini que par ces caractéristiques ; son prénom et le fait de ne pas pouvoir pratiquer la magie… « Sors, p’pa. Je suis sûr que le docteur n’a pas besoin de ta présence pour poursuivre l’examen… » Si le patriarche est touché par ce renvoi en bonne et due forme, il n’en laisse rien paraitre, se relevant lentement avant de se fendre d’un très formel et très froid. « Si tu as besoin de moi, je suis dans le couloir… » Le jeune homme se contente d’un vague mouvement de la main, juste pour signifier qu’il a bien entendu et qu’il prend note de cette information. Ce n’est que lorsqu’il entend la porte se refermer et qu’il peut constater de ses propres yeux que son père n’est plus là, qu’il consent enfin à se détendre. Son regard glisse sur les bandages qui couvrent sa poitrine et il grimace, relevant la tête en direction du médicomage. « Je n’ai pas pu me défendre parce qu’il n’y avait rien à faire, vous savez ? Même mon père n’a pas pu l’empêcher… » Chercher à minimiser l’impact de sa tare, il avait l’habitude, c’était presque devenu un don chez lui. Ca ne marchait pas, la plupart du temps, mais il avait au moins le mérite d’essayer. « Dites ? Est-ce que ça va laisser une cicatrice ? Parce que je vais vraiment avoir du mal à expliquer à mon patron que j’ai été frappé par un sortilège… » Parce qu’il arrivait souvent que les serveurs ne soient vêtus que d’un pantalon, d’un gilet de costard et d’un nœud papillon, lors des soirées cabaret, et qu’une cicatrice sur son corps d’éphèbe serait hautement disgracieuse. Est-ce que ça allait lui coûter sa place ? A cette pensée, son rythme cardiaque s’accélère un peu plus et, soudainement, il a de nouveau du mal à respirer. Son souffle se fait plus court, son regard plus vitreux comme la crise d’angoisse le guette…
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: So much for my happy ending - ft. Phillip   Mer 2 Nov - 21:37



EVAN & PHILLIP
❝ So much for my happy ending ❞

Ces questions n’étaient que purement protocolaires, mais il n’aurait pas cru qu’elles mettraient son patient dans un tel état d’embarras. Mais, en même temps, c’était plutôt compréhensible, finalement, et le contraire aurait été étonnant. « Rosier… Evan… » lui répondit-il, et le médicomage put aisément remarquer sa gêne. Sérieusement, quelle idée avaient bien pu avoir ses parents pour l’appeler ainsi ? Même lui avait des difficultés à donner son patronyme et, clairement, cela n’avait aucun rapport avec un dommage qu’il pourrait avoir au cerveau. « Vingt-cinq ans… » continua-t-il avant d’être pris d’une quinte de toux. Phillip lui remplit un verre d’eau d’un aguamenti, mais n’eut pas le temps de lui donner que son patient reprenait déjà. « On… était en terrasse et ce type… m’a attaqué parce qu’il a cru… » Il avait cru quoi, ce type ? Le jeune homme pencha la tête sur le côté, gardant le silence, l’écoutant. Pourquoi, par Merlin, attaquer un jeune, hein ? En pleine terrasse. Le monde ne tournait plus rond. « …il a cru que j’avais tué son frère, il y a 35 ans mais… ce n’était pas moi, c’était un… autre Evan Rosier… » Son regard et son sourire se firent plus désolé. Oh, le jeune Delaunay ne faisait pas dans la pitié, ce n’était pas son style. Mais tout de même, son patient n’avait pas démarré aisément dans la vie. « C’est un cracmol, il n’a pas pu se défendre… » interrompit son père.

Cette fois-ci, le médicomage détourna la tête, bien en peine de retenir son rire – mais y parvint tout de même, bien entendu. Le pire, c’était qu’il se sentait réellement désolé pour son patient. Mais franchement … Evan Rosier, cracmol. Non mais vraiment … Son père adorerait l’ironie, il en était certain ! « Papa… ! » Le jeune brun, reportant son attention sur son patient, ne put que culpabiliser en voyant ses larmes aux yeux, et le fait qu’il détournait le regard. Il avait oublié que, pour le jeune homme, il ne s’agissait pas d’une blague. Il ne s’agissait pas d’un mauvais karma qu’aurait eu le premier du nom, mais bien de sa vie. Il était un cracmol, qui s’appelait Evan Rosier. Donc s’il n’était pas accepté au sein de la communauté sorcière à cause de son prénom, il ne l’était peut-être pas non plus auprès de sa famille pour son statut de cracmol. Phillip savait comme les cracmols pouvaient parfois être rejetés par les sorciers. Sa mère en était l’exemple parfait. « Et bien quoi ? Ca peut avoir son importance, pour l’examen, non ? » Il s’apprêta à répondre, à dire que, oui, en effet, cela pourrait l’être. Enfin, pas tant pour l’examen, mais plus sur les soins à venir – le jeune Rosier ne pouvant donc utiliser des sorts de guérison en cas de besoin – mais il n’en eut pas le temps, que son patient reprenait. « Sors, p’pa. Je suis sûr que le docteur n’a pas besoin de ta présence pour poursuivre l’examen… »

Le médicomage grimaça, restant silencieux le temps que la situation ne s’amenuise. Mais c’était plutôt plus courant que ce que l’on pourrait croire, finalement. Les parents qui embarrassaient leurs enfants étaient réellement une chose plutôt courante. « Si tu as besoin de moi, je suis dans le couloir… » répondit le père, avant de quitter la chambre, les laissant tous les deux. « Je n’ai pas pu me défendre parce qu’il n’y avait rien à faire, vous savez ? Même mon père n’a pas pu l’empêcher… » reprit ensuite le blond à son encontre, une fois seuls. Phillip acquiesça de la tête, un sourire compatissant sur les lèvres. Oui, de toute façon, on ne pouvait pas faire grand chose contre une attaque. Ce qui les caractérisait, c’était bien le fait qu’elles soient imprévisibles, non ? « Dites ? Est-ce que ça va laisser une cicatrice ? Parce que je vais vraiment avoir du mal à expliquer à mon patron que j’ai été frappé par un sortilège… » lui demanda-t-il ensuite, visiblement inquiet.

L’ancien serdaigle resta silencieux un court instant, se demandant comment son patron pourrait être au courant qu’il ait une cicatrice sur le torse. Enfin, à moins de travailler nu … Il se racla la gorge, comme ce n’était pas réellement ses affaires, de toute façon. « Je vais vous donner de l’onguent à appliquer sur votre blessure. Normalement, si vous l’appliquez bien, il ne devrait pas y avoir de séquelles. » expliqua-t-il dans un bref mouvement de la tête, avant de soupirer un peu. C’était finalement le côté de son métier avec lequel le jeune homme était le moins à l’aise – la psychologie. Il était plutôt une personne maladroite, ne sachant que rarement trouver les bons mots, qu’importe qu’il puisse tenter. Il aurait été psychomage, sinon, après tout. Mais cette partie était tout de même important, le bien-être de ses patients, le fait qu’ils puissent se sentir écoutés et compris. Alors il reprit. « Et si on savait se défendre face à une attaque surprise, cela se saurait. Il n’y aurait pas eu tant de morts durant les deux guerres, si c’était si simple, juste avec une baguette en main. » Bon, parler des deux guerres n’étaient peut-être pas la meilleure des solutions, considérant son patronyme. Mais il essayait, au moins.

« Ma mère est cracmol. » lâcha-t-il tout à coup, un peu de but en blanc, comme pour tenter d’alléger cette atmosphère. Il ne savait pas exactement pourquoi il avait dit ça, mais bon. Peut-être parce que, comme n’importe quel cracmol au sein de la communauté magique, il avait l’impression de ne pas faire partir de ce monde. Ce qui n’était pas particulièrement vrai, selon lui. « Et votre père cherchait probablement à vous protéger. Il est inquiet. C’est le rôle d’un parent, d’être inquiet. » Il haussa une nouvelle épaule nonchalante, avant de lui tendre ce verre d’eau qu’il avait encore en main, et de poser une main sur sa clavicule, dans un geste qu’il espéra amical – et tout en espérant que le jeune homme n’était pas phobique des contacts ou de ce style, car sérieusement, cela ne l’aiderait pas. « Et aussi d’embarrasser leurs enfants. Je crois qu’ils excellent vraiment à ça ! » Il lâcha un petit rire franc, avant de reprendre, comme son rire se faisait plus bruyant. « Et encore, un seul est venu … Essayez de tomber malade quand vous avez deux pères et deux mères. C’est genre impossible. »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: So much for my happy ending - ft. Phillip   Ven 11 Nov - 22:58

Il n’avait jamais voulu vivre dans ce monde, plus depuis qu’il avait compris que son nom, cet infâme nom, était un fardeau qu’il lui faudrait porter toute sa vie. Plus depuis, qu’en plus de ça, il avait découvert qu’il n’aurait jamais le moindre pouvoir magique, qu’il était une tare même dans son propre monde. A croire que des siècles de consanguinité avaient enfin porté leur fruit pourri en sa personne. Et, alors qu’il s’était enfin creusé une petite place dans le monde moldu, un monde qui l’acceptait pour ce qu’il était, il risquait de se retrouver avec une cicatrice inexplicable de plusieurs pouces de long. Il ne réalise même pas, sur le coup, que sa question a quelque chose d’un brin tendancieux. « Je vais vous donner de l’onguent à appliquer sur votre blessure. Normalement, si vous l’appliquez bien, il ne devrait pas y avoir de séquelles. » Le jeune Rosier a un soupir un brin soulagé comme il hoche la tête en signe de remerciement. Plus qu’une cicatrice qui n’apparaitrait pas, c’était tout un monde qui lui gardait ses portes ouvertes. Le médicomage n’avait sans doute aucune idée de ce que cela pouvait représenter pour lui. « Et si on savait se défendre face à une attaque surprise, cela se saurait. Il n’y aurait pas eu tant de morts durant les deux guerres, si c’était si simple, juste avec une baguette en main. » A ces mots, Evan grimace légèrement, détournant le regard ; il n’avait pas envie de parler de ça. Pour en dire quoi ? Que son père, dans son infinité bonté, l’avait baptisé du même nom que l’un des pires meurtriers de la Première Guerre ? Non merci. Il se referme sur lui-même comme une huitre, se renfrognant de façon plus que visible. « Ma mère est cracmol. » Sorry, what ? Why should I care ? crève-t-il d’envie de lui répondre, comme ce sujet lui est particulièrement sensible, mais il est trop bien éduqué, trop poli, pour lui répondre de manière aussi agressive. Malgré tout, son regard aux yeux clairs se fixe sur le visage du médecin, une lueur interrogative dans les iris. Il n’avait pas l’impression de lire de la pitié, dans les siens, et c’était déjà beaucoup, à son sens. « Et votre père cherchait probablement à vous protéger. Il est inquiet. C’est le rôle d’un parent, d’être inquiet. » Le blond détourne le regard à nouveau. En quelques minutes, le médecin avait abordé trois des sujets de discussion qu’il haissait le plus : les guerres des sorciers, les cracmols et son père. How could the things go worse than that ? pense-t-il, sans douter une seule seconde qu’elles le puissent. Après tout, il n’était pas connu pour avoir une chance insolente. C’était plutôt le contraire, en réalité. Ses doigts fins attrapent le verre d’eau que le brun lui tend avant de laisser glisser son regard sur cette main qui vient se poser sur sa clavicule, le faisant rosir légèrement. Il n’avait jamais été mal à l’aise avec les contacts humains, encore moins quand on faisait un métier comme le sien où les mains baladeuses étaient courantes, mais il n’aurait su dire pourquoi, ce contact-là l’embarrassait plus qu’il n’aurait dû. Il porte le verre d’eau à ses lèvres, en buvant quelques gorgées avant de grimacer et de le reposer sur la tablette à côté de son lit. Avaler lui était encore douloureux, tant sa gorge lui paraissait sèche. « Et aussi d’embarrasser leurs enfants. Je crois qu’ils excellent vraiment à ça ! » Evan demeure affreusement neutre et indéridable, quand bien même l’autre se met à éclater de rire. « Et encore, un seul est venu … Essayez de tomber malade quand vous avez deux pères et deux mères. C’est genre impossible. » Il hausse à nouveau un sourcil interrogateur, pas certain de vouloir savoir ce que signifiait cette phrase énigmatique, encore moins désireux de l’entendre lui raconter l’histoire qu’il y avait derrière tout ça. La psychologie inversée, très peu pour lui… « Ca a l’air d’une histoire très… intéressante. » constate-t-il sans grand enthousiasme, encore une fois trop poli pour dire tout haut qu’il n’était pas intéressé par les squelettes dans les placards de son médecin. « Je me fiche d’être un cracmol... » commence-t-il, mentant de façon éhontée, dans l’espoir de couper court. Bien sûr, il suffisait de se rappeler de sa réaction quand son père l’avait annoncé pour comprendre que c’était loin d’être vrai. « …Je passe tout mon temps dans le monde moldu, de toute façon, alors ça n’a pas d’importance. » Il hausse les épaules, comme si cela ne le touchait en rien. « Je vous remercie de votre sincère compassion mais, vraiment, je n’en ai pas besoin. » Son regard se perd vers le plafond un bref instant avant qu’il ne reporte son attention sur le médicomage, se fendant d’un sourire doux. « Je veux juste sortir d’ici le plus vite possible. Je ne suis pas à ma place… » Sa voix est basse et calme, mais ses doigts, nerveux, pianotent une mélodie inaudible sur les touches invisibles de ses draps. « Quand est-ce que je pourrais m’en aller, docteur ? » Il tourne vers lui ses grands yeux pleins d’espoir, ce regard un peu naïf du type qui ne demandait qu’à reprendre sa vie là où il l’avait laissée.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: So much for my happy ending - ft. Phillip   Jeu 29 Déc - 15:02



EVAN & PHILLIP
❝ So much for my happy ending ❞

Il n’avait pas pu s’empêcher de déblatérer des non-sens. Définitivement, il fallait qu’il arrête de vouloir se montrer psychologue. Certes, cela devait normalement faire partie de son métier mais … Non, d’ailleurs. S’il y avait un métier de psychomage, c’était bien que ce n’était pas une qualité requise pour être médicomage. Voilà, au pire, il lui dirait de s’adresser à un de ses collègues et puis voilà. « Ca a l’air d’une histoire très… intéressante. » lui répondit-il sans grand enthousiasme. Le médicomage se mordilla la lèvre, gêné. Il avait tenté d’apaiser l’atmosphère, de le mettre à son aise, mais cela avait été vain, apparemment. Voilà ce qu’il n’aimait pas dans son métier. Soigner les patients, cela, il savait faire. Les diagnostiquer aussi. Mais dès qu’il s’agissait de psychologie … Là, non, vraiment, ce n’était pas son domaine. Et dès qu’il essayait, il avait l’impression de simplement mettre les pieds dans le plat et de rajouter encore de la gêne au malaise déjà présent. Et puis … sérieusement … Quelle idée avait-il eu en lui parlant de ses deux mères et ses deux pères ? Vraiment ? Il n’était qu’un imbécile. Son patient était le fils de Luke Rosier. Bon sang, il s’appelait même Evan Rosier. De ce que son père avait pu lui raconter de ses années Poudlard … Well, Luke Rosier était marié et avait un fils, n’est-ce pas ? Cela en disait donc long sur la personne. Et nul doute que le fils n’était pas des plus ouverts d’esprit non plus. Parfois, le Delaunay avait tendance à oublier que tout le monde n’avait pas été éduqué comme lui. Tout le monde n’était pas ouvert d’esprit, tolérant. Oui, un peu naïf, le médicomage, mais bon, parfois cela pouvait faire son charme aussi.

« Je me fiche d’être un cracmol... » reprit le jeune homme, et le brun eut bien du mal à retenir un rire – il se racla la gorge pour que celui-ci ne s’échappe malgré lui – tant le mensonge lui semblait gros à passer. Sérieusement ? Alors que l’annonce de son père lui avait fait plus de mal encore que cette blessure qu’il avait à la poitrine ? A d’autres. Il était certes mauvais en psychologie, certes naïf aussi, mais il était plutôt doué pour repérer les mensonges. Mais ce n’était pas ses affaires, et si son patient n’avait pas envie d’en parler, c’était tout aussi bien – surtout que Philipp ne saurait quoi lui répondre. « …Je passe tout mon temps dans le monde moldu, de toute façon, alors ça n’a pas d’importance. » continua-t-il en feintant la nonchalance, comme il haussait des épaules. De nouveau, Philipp n’y croyait pas une seule seconde, mais bon, il ne le contredirait pas. Ce n’était clairement pas son rôle, de toute façon. Non, son rôle c’était de le soigner, de l’aider à aller mieux physiquement, physiologiquement aussi à la rigueur. Mais pas vraiment psychologiquement – combien de fois faudrait-il répéter que, vraiment vraiment, la psychologie ce n’était pas son domaine d’expertise ? « Je vous remercie de votre sincère compassion mais, vraiment, je n’en ai pas besoin. » Ce fut donc au tour du brun de hausser nonchalamment des épaules, avant de balayer l’air de sa main, pour signaler que ce n’était rien – ce qui était la vérité.

« Je veux juste sortir d’ici le plus vite possible. Je ne suis pas à ma place… » Philipp se racla la gorge, avant de se passer une main dans les cheveux. Au moins, le blond ramenait le vrai sujet sur le tapis, c’était déjà ça, ils pourraient donc se passer de ce moment gênant que Philipp cherchait tant à éviter. « Quand est-ce que je pourrais m’en aller, docteur ? » lui demanda-t-il alors, retournant son regard vers lui, ses iris brillant visiblement d’espoir. Le médicomage soupira un moment, avant de se repasser une main nerveuse dans les cheveux. « Quelques jours encore … » commença-t-il, se doutant qu’il n’apprécierait probablement pas sa réponse, qu’il aurait préférée beaucoup plus courte. « Peut-être une semaine. » continua-t-il dans un sourire qu’il voulait compatissant et rassurant. « Juste histoire de s’assurer que cela ne s’aggravera pas. Il manquerait plus que vous retourniez travailler et que la plaie ne se réouvre, non ? » Il marqua une courte pause, avant de reprendre. « Ce serait un peu plus difficile à expliquer à votre patron, non ? »

Le jeune homme se racla la gorge, cherchant à faire passer sa gêne, puis il soupira, avant de reprendre. « Et vous avez votre place ici … » Oui, certes, mauvaise idée que de réessayer la psychologie, on avait bien vu comment cela s’était passé quelques instants plus tôt … Mais bon, ce n’était pas comme s’il pouvait s’en empêcher. Il avait parfaitement sa place ici. Et, pour être honnête, il l’avait bien plus que dans un hôpital moldu. « Déjà parce que dans un hôpital moldu, vous auriez eu un peu de mal à expliquer ce qu’il vous est arrivé. Et qu’en plus, aucun médecin moldu n’aurait pu vous soigner. Vous avez été atteint par un sortilège, donc par conséquent, seul un médicomage peut vous soigner. » Il parlait vite, parlait trop, racontait n’importe quoi. Il laissait juste les mots s’échapper sans y penser réellement. Un autre de ses gros défauts. Mais bon, ce n’était pas maintenant qu’il changerait, de toute façon. « Bref. Tout ça pour dire que, que vous le vouliez ou non, il va falloir que quelqu’un surveille cette plaie, surveille comment vous vous remettez, et que cela ne peut être qu’un médicommage. » lâcha-t-il avant de soupirer longuement, cherchant toujours à faire disparaître cette boule de gêne qui se contractait dans son estomac. « Je vais vous laisser, c’est la fin de mon service … Sauf si vous avez d’autres questions ? » conclut-il, un peu lâche pour le coup, il fallait bien l’avouer. Non pas qu’il mentait, c’était bien la fin de son service. Et il avait très envie de retrouver sa famille pour un repas bien mérité – son estomac se manifesta d’ailleurs à cette pensée. Mais il avait surtout envie de quitter cette pièce, quitter cette atmosphère lourde, et de tirer un trait sur cette journée.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: So much for my happy ending - ft. Phillip   Dim 5 Mar - 14:05

Il n’avait qu’une hâte ; savoir enfin quand il pourrait quitter cet hôpital dans lequel il estimait ne pas avoir sa place. Ce monde, plein de magie et de sortilèges n’était pas le sien et il l’apprenait chaque jour à ses dépens. Ici, son nom avait un sens et un lourd passé, dans le monde moldu, il n’était rien d’autre plus qu’un patronyme sans la moindre consonance particulière et c’était reposant. Vraiment reposant. « Quelques jours encore … Peut-être une semaine. Juste histoire de s’assurer que cela ne s’aggravera pas. Il manquerait plus que vous retourniez travailler et que la plaie ne se réouvre, non ? Ce serait un peu plus difficile à expliquer à votre patron, non ? » Certes, mais c’était long, bien trop long pour ce gosse un peu paumé dans ce monde bien trop grand pour lui. Il soupire, contrarié mais résigné ; de toutes façons, il sait que son père ne le laissera jamais partir sans être sûr qu’il ait reçu tous les soins nécessaires et qu’il soit totalement remis. « Et vous avez votre place ici … Déjà parce que dans un hôpital moldu, vous auriez eu un peu de mal à expliquer ce qu’il vous est arrivé. Et qu’en plus, aucun médecin moldu n’aurait pu vous soigner. Vous avez été atteint par un sortilège, donc par conséquent, seul un médicomage peut vous soigner. Bref. Tout ça pour dire que, que vous le vouliez ou non, il va falloir que quelqu’un surveille cette plaie, surveille comment vous vous remettez, et que cela ne peut être qu’un médicomage. » Mouais. Il avait sa place ici comme un chien qui aurait été frappé par un sort quelconque. Se retrouver traîné dans ce monde ne signifiait pas qu’il en faisait partie, tout comme le chien ne serait jamais un homme, encore moins un sorcier. « Je vais vous laisser, c’est la fin de mon service … Sauf si vous avez d’autres questions ? » conclut le médecin, sans doute pressé de s’en aller, lui aussi. Avec un soupir doux, il se contente de remuer la tête, signifiant qu’il n’a plus rien à dire d’autre. Sitôt le médecin parti, il ferme les yeux, pour ne pas avoir à affronter son père une fois de plus…
[…]


Les jours passent et la blessure se remet progressivement. Evan ne se sent toujours pas à sa place dans cet endroit, encore moins quand il lui arrive d’entendre des chuchotements devant la porte de sa chambre, lesquels sont souvent suivis de regards curieux qui se glissent par l’entrebâillement de la dite porte. Alors, après une énième œillade curieuse, le jeune Rosier s’agace, attrapant le vase et le balançant en direction de l’entrée. « DEHORS ! CASSEZ-VOUS ! » Et comme ses éclats de voix les font fuir, il finit par marmonner pour lui-même. « Vautours… » Aussi, quand le médicomage qui s’occupe de lui passe la porte, sans doute attiré par le boucan, il gronde à mi-voix, agacé. « Dites, vous pourriez enlever mon foutu nom sur cette putain de porte ? Le prochain que je vois passer la tête par l’ouverture et qui me dévisage comme si j’étais un mangemort revenu d’entre les morts, je l’étripe à mains nues. » Il serre les dents et les poings, ulcéré, avant de poursuivre, sur le ton qu’utiliserait un enfant boudeur. « Et tant pis si je rouvre mes points de suture… » Il croise les bras sur sa poitrine, visiblement ennuyé par tout ça…

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: So much for my happy ending - ft. Phillip   

Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 

So much for my happy ending - ft. Phillip

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Daphné est arrivée !!! ( Ellowyne WO2 / Get happy outfit )
» [Traduction par Zeykos] Happy Life (Omchiken)
» Happy Nintendo Friends
» HAPPY BIRTHDAY THIERRY
» Happy Tree Friends

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GLITCH OF MAGIC 〓 :: ashes to ashes :: corbeille :: archives 2016-2017
-